‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 13 sur 266 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

pour appui ce verset (Psaume cxix, 6fk): Au milieu de la nuit je me lève pour te rendre grâce, à cause des sentences de ta juridiction , et il est dit {ibid. i&S) : Mes yeux précèdent les veSUes (cela montre qu'à minuit deux veillées au moins doivent 8 écouler encore, soit quatre en tout). R. Hiskia, ou R. Zerikan, et R. Râ étant réunis, Tun exposa le motif de Tavis de Rabbi, et lautre le motif de R. Nathan. Selon le premier on s'appuie sur le moi minuit (heure à laquelle les veillées , au moins deux, étaient encore à passer); l'autre s'appuie sur le verset qui parle de la veillée médiate (ce qui ne comporte que trois). Comment R. Nathan explique-t-il le i" verset d'après l'avis de Rabbi ? «r Parfois, répond-il, David était debout à minuit; parfois aussi ses yeux précédaient les veillées de la façon suivante : Lorsque David soupait royalement (loi^ement), il n'était levé qu'à minuit; mais lorsqu'il prenait son repas seul (sans cérémonie), ses yeux précédaient les veillées j c'est-à-dire il se levait avant la seconde des trois veillées (soit à dix heures); et cependant le matin n'arrivait jamais trouvant David couché. C'est aussi ce qu'il dit lui-même (Psaume, lvii, 9) : Eveille-toi ma gloire, éveiUe-tot harpe et psaUérion, je m'éveille à Faute du jour. En d'autres termes : que ma gloire s'éveille pour chanter celle du Très-Haut; la mienne est nulle devant sa majesté; j'éveille l'aurore et ce n'est pas elle qui m'éveille. Son mauvais penchant l'en détournait en lui disant : Les rois ont l'usage de se laisser éveiller par l'aurore, et tu te lèves avant elle, ou de dormir jusqu'à la troisième heure (neuf heures), et toi tu te lèves à minuit? C'est, disait-il , /Mmr célébrer les décisions de %a justice. Que faisait David ? R. Pinehas, au nom de R. Eliézer bar-R. Menahem, dit: ftll prenait la harpe et le psaltérion qu'il se plaçait sous la tête; à minuit il se levait et jouait de ces instruments, afin que les étudiants l'entendissent r>. Qu'en disaient-ils? Ceci : Si le roi s'occupe, à cette heure, des lois et de la religion, nous devons à plus forte raison faire de même. R. Lévi dit : «Pour l'éveiller, une harpe était suspendue aux fenêtres de David; la nuit, le vent du nord soufflait sur elle ^ et la faisait résonner d'elle-même. Aussi est-il écrit: Comme chante le chanteur (IP livre des Rois, m, 1 5), non pas comme on chante avec lui, mais comme il chante spontanément (c'est-à-dire l'instrument), tj Comment Rabbi ^ répond-il à R. Nathan , qui se fonde sur le motm^Ao/f R. Houna dit : rr Selon Rabbi la fin de la deuxième et le commencement de la troisième forment ensemble le milieu de la nuit.^ Mais, dit R. Manu, est-ce là une réponse? Est-il écrit les heures médiales ou la médiale? La première veillée, fut-il répondu, ne compte pas, car, pendant ce temps, on est encore éveillé ^ en général.

* N'est-ee pas analogae à la harpe ^ C'est donc juste au milieu de la iFEole? deuxième veillée, entre dix heures et

* Lui qui suppose quatre veillen h la Hpux. qnVs! minuit. nuit an lieu de trois.

(tLcs sages disent jusqu'à minuit. ^

R. Yossa au nom de R. Yochaaaa dit : Cette opinion sert de régie. Ce rabbi ordonnait aux étudiants, s'ils voulaient s'occuper de rexplication de ia Loi, de venir prier le schéma^ avant minuit et de se livrer ensuite aux études (de peur que ia discussion ne fasse dépasser Theure). Cela prouve deux choses : i** que cette opinion sert de règle ; a"" nous pouvons en conclure qu'on ajoute quelques mots après la première bénédiction qui suit le schéma^ ^ On a enseigné : celui qui lit le schéma^ au temple le matin a accompli son devoir, mais uqu celui qui agit ainsi le soir. Pourquoi cette différence? Selon R. Houna au nom de R. Joseph, on doit réciter le schéma^ du soir a la maison, aiin de chasser les mauvais esprits (démons) : cela démontre qu'on ne dit rien après la première bénédiction (contrairement à l'avis précédent, et la formule qui suit se rapporte aux démons nocturnes). C'est l'avis de R. Samuel Bar-Nahmani; lorsqu'il se mettait à calculer l'année embolismique, il se rendait auprès de R. Jacob Guerosa. R. Zeira se cachait alors au grenier, et il entendait que le rabbi répétait la lecture du schéma^ jusqu'à ce qu'il fût endormi. Pourquoi cela? R. Aha et R. Tahelifta son gendre, au nom de R. Samuel bar-Nahman, dirent : C'est en raison de ce verset (Psaume iv, 5) : Tremblez , etne péchez pas yrifiéchissezenvotre caswr^ (T $ur votre couche , ^ et soyez silencieux , Selâ. C'est l'avis de R. Josua bar-Lévi qui est en discussion, car celui-ci lisait encore des psaumes après les prières (comme cela se fait de nos jours). On a cependant enseigné qu'on ne dit rien après la première bénédiction^? C'est vrai pour celle du matin. En eifet, R. Zeira, au nom de R. Jérémie, dit : dans trois circonstances, les faits doivent se suivre sans interruption: regorgement (du sacrifice) après l'imposition des mains; labéné* diction après l'ablution ; la prière {"^amida) après la section qui rappelle la délivrance d'IsraëP. 1** Après l'imposition des mains, regorgement : U appuiera la fimm, est-il dit, et Tégorgera (Lévitique, j, & et 5). 9^ Après l'ablution, la bénédiction : Élevez les mains saintes (lorsqu'elles sont pures) et bénissez Dieu (Psaume cxxxiv, a). 3" Après la délivrance, la prière : <rque les paroles de mes lèvres soient agréées , à Dieu mon libérateur tï ( Psaume xix , 1 5 ) , et de suite on ajoute : F Étemel t'exaucera ^ au jour de malheur (Psaume xx , 9 ). R Yossé bar- Roundit: Celui qui, après l'imposition des mains (sur le sacrifice), l'égorgé aussitôt, ne court pas le risque que la victime devienne impropre au service; celui qui , immédiatement après l'ablution , prononce la formule de bénédiction,

* Selon lui, on n'est pas tenu de rap- tait-il d enfreindre cette défense? — ' Baprocher la formule de ^/itTaru:<> de r/itn«/(i; bli, même traité, fol. Ii9.,

il en sera question plus loin. * Or, connue on verra, Y'amida con-

* (joiiiinent alors ce rabbin sp iierinel- lient des supplications.

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