CHAPITRE II
sasier de Fétude de la Loi passe la nuit, ne recevra pas f annonce de mauvaises nouvelles.
(T Voici ce qu'on appelle entre les sections, etc.i^
H. Abahou dit au nom de R. Yochanan, que Tavis de R. Juda sert de règle, lorsqu'il dit qu'entre les mots votre Dieu et le commencement de la bénédiction qui suit il est interdit de s'interrompre. C'est que,dit-ii, R. Juda se fonde sur ce verset: UÈtemel Dieu de vérité (Jérémie, x, lo, où les mots nON d^iVk f. iû*. sont aussi réunis). Faut-il redire le dernier mot (en commençant la bénédiction qui suit), ou non? Oui, dit R. Abahou au nom de R. Yochanan; non, dit Rabah. Comme ce dernier entendit quelqu'un répéter le mot nDN, il se moqua de lui, en disant: Il veut saisir toutes les vérités, A ce propos, R. Joseph vanta fort cet enseignement de R. Samuel bar-Juda qui dit : En Occident, on récite seulement à la prière du soir les premiers mots de la troisième section du schéma' (en omettant tout ce qui est relatif aux tsitsith et inapplicable le soir), puis on passe àla fin. Mais est-ce bien, demanda Abayé, d'agir ainsi? R. Cahana n'a-tril pas dit au nom de Rab, que si l'on a volontairement commencé cette section, il n'est plus permis de ne pas la dire en entier? et n'y a-t-il pas eu un commencement de récitation? C'est vrai, répondit R. Papa; mais en Occident on ne considère pas comme tels les premiers mots seuls. C'est pourquoi, dit Abayé, nous la commençons comme en Occident; puis, ayant commencé, nous l'achevons aussi, conformément à l'avis de R. Cahana au nom de Rab. Selon Hiya bar-Rab, on n'est tenu d'ajouter le mot nDN (vérité) que si Ton a achevé cette troisième section. Mais comment rappeile-t-on alors la sortie d'Egypte? Par la formule suivante : trNous te rendons grâce. Eternel notre Dieu, de nous avoir fait sortir d'Egypte, de nous avoir rachetés de l'esclavage, d'avoir accompli pour nous des miracles et des merveilles sur mer, et nous te chanterons, n
(tR. Josué ben-Korcha demanda: Qu'est-ce qui a motivé l'ordre des sections du schéma f-n
R. Simon ben-Iochaï dit que cet ordre est justifié, car la première section nous dit d'apprendre les préceptes divins, et la seconde (allant plus loin) nous prescrit de les enseigner; enfin la troisième section nous exhorte à la pratique. Mais Texercice de ces préceptes n'est-il pas aussi recommandé dans les deux premières sections? En effet, fut-il répondu, il y a les trois préceptes, d'apprendre, d'enseigner et de pratiquer; mais la deuxième section ne contient que deux exhortations, et enfin la troisième section ne parle que de l'exercice. En nuire, selon R. Josiié ben-Korcha, il s'agit d'abord de reconnaître l'existence de
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Dieu et de ses attributs, puis seulement de s'engager à exécuter ses ordres. Un jour Rab, après s'être lavé les mains, se mit à réciter le schéma^ puis h se revêtir des phylactères pour dire Y'anUda, Comment se peut-il qu'il ait agi ainsi? N^a-t-on pas enseigné: Celui qui creuse une tombe latérale (dans un mur) pour un mort, est dispensé pendant ce temps de la lecture du 8chema\ de Y'amida, de la mise des phylactères, et, en général, de tous les préceptes divins; lorsque le moment de l'office est arrivé, on monte, on se lave les mains, on met les phylactères, on lit le schéma' et l'on prie ï^amida. Et ce n'est pas à dire qu'il y ait une contradiction entre la première et la seconde partie de cet enseignement, dont la fin prescrit ce dont le commencement dispense; car dans la fin il s'agit de deux ouvriers travaillant ensemble et pouvant se relayer, tandis qu'au commencement il s'agit d'un seul. Mais en tout cas l'objection contre Rab subsiste (pourquoi récitait-il le schéma' avant la mise des phylactères?). Rab, fut-il répondu, est de l'avis de R. Josué ben-Korcha, selon lequel il faut d'abord reconnaître l'existence de Dieu (par le schéma') , puis pratiquer ses préceptes (par la mise des phylactères). Toutefois, fut-il objecté, R. Josué ben- Korcha n'exprime cet avis que pour régler l'ordre des lectures; mais oii dit-il qu'elle doit même précéder l'acte des tephilin? De plus, est-il vrai qu'il soit de l'avis de R. Josué ben-Korcha? R. Hiya bar-Asché n'a-t-il pas dit^ que, se trouvant maintes fois en présence de Rab , il le vit se laver, dire les bénédictions, apprendre une section de laMischnâ, mettre les phylactères, puis seulement réciter le schéma'? Et ce n'est pas à dire qu'il s'agisse d'un instant antérieur au moment de l'office , car, en ce cas, ce fait n'aurait rien d'étonnant, et le rabbin précité l'a raconté pour montrer qu'il faut prononcer la bénédiction même pour ces études. Quoi qu'il en soit, l'objection contre Rab subsiste (pourquoi a-t-il agi ainsi, contrairement à son habitude?). C'est, fut-il répondu, la faute du messager (comme il tardait à lui remettre les phylactères, Rab commença cette fois par le schetna'),
Oula dit: Si l'on récite le schéma' sans être revêtu de phylactères, il semble que l'on se rend à soi-même un faux témoignage (puisque l'on n'observe pas ce que l'on promet d'exécuter, à savoir de s'en revêtir). Selon R. Hiya bar-Aba, au nom de R. Yochanan, cela ressemble à l'offre d'un holocauste sans oblations, ou d'un sacrifice sans libations.
R. Yochanan dit : Pour faire convenablement acte d'adhésion à la Loi divine, on doit, aussitôt levé, se laver, mettre les phylactères, réciter le schéma' et F. i5'. dire V'amida. I^a suite de ces actes, selon R. Hiya bar-Aba au nom de R. Yochanan, équivaut à la construction d'un autel et à l'offre d'un sacrifice , comme il est dit (Psaume \\\i ^ 6) : Je me lave les mains avec pureté et je fais le tour de ton
' Voir pins haut, fol. 1 1''.