CHAPITRE IL
8chema\ on a soin de prononcer distinctement chaque lettre , on ne subira pas le feu de Tenfer, ainsi quil est dit (Psaume lxyiii, i5) : Situ distingues (par ta bonne lecture)^ Tout-Puissant qui crée les rois y tu blanchiras (ou écarteras) les ùmbres de la mort, en traduisant le premier mot de ce verset par distinguer (dire nettement) , et le dernier par ombre de la mort. Le même rabbin dit aussi : Pourquoi, dans le verset suivant, rapproche-t-on les deux idées de tente et rivière: Comme les rivières s^ étendent, comme les jardins aux bords dujleuve, comme les tentes plantées par TEtemel, comme les cèdres près de Veau (Nombres, xxiv, 6)? Il indique F. 16'. ceci : comme les rivières élèvent Thomme impur à Tétai de la pureté, il en est de même des tentes d'études religieuses.
(T Celui qui lit à rebours n'a pas accompli le devoir, etc. n
R. Amé et R. Assé formaient ensemble le dais pour le mariage de R. Éliézer. Pendant ce temps, leur dit-il, je vais à la salle d'étude entendre quelque enseignement, et je vous le rapporterai. 11 s'y rendit et entendit qu'on enseignait ceci devant R. Yochanan : rrSi pendant la lecture on se trompe sans se souvenir du passage erroné, et que l'on se trouve au milieu d'un chapitre, il faut le recommencer; si l'on hésite entre un chapitre et l'autre, il faut reprendre le premier; si l'on hésite entre les deux expressions vous les écrirez^, il faut reprendre à la première. Toutefois, ajoute R. Yochanan, cela ne s'applique qu'au cas oh l'on n'a pas commencé le verset suivant : Afin que vos jours se multiplient, etc. car, en ce cas, il est à supposer que si par l'habitude on en est là , c'est qu'on a tout lu. v R. Éliézer alla le leur répéter. Ils lui répondirent : Si nous n'étions venus que pour entendre cela, nous serions déjà satisfaits.
5 (4). Les ouvriers peuvent faire cette lecture au haut d'un arbre ou d'un mur en construction, ce qui n'est pas permis pour la prière (ou 'amida).
6 (5). Le fiancé est dispensé de celte lecture la première nuit de ses noces jusqu'au samedi soir suivant, aussi longtemps qu'il n'a pas accompli le devoir conjugal. H arriva à R. Gamaliel de lire le schéma la première nuit de son mariage : cr Maître, lui dirent ses disciples, ne nous as-tu pas enseigné que tout fiancé en est dispensé? — C'est vrai, dit-il; mais je ne saurais vous écouter pour oublier un instant la profession de foi juive, v
' Denlérononie. vi,9, ol xi, 9.0.
7 (6). De luèine, R. Gamaliei se rendit au bain la nuit de la mort de sa femme : crNe nous as-tu pas appris, lui dirent-ils, qu'il est interdit aux parents du défunt de se baigner aux premiers jours du deuil? — Oui, dit-il; mais je ne me porte pas comme tout le monde et je suis d'une constitution (aible. t.
On a enseigné que les ouvriers lisent le schéma* au haut d*un arbre ou d'un mur et font la prière de Y^amida sur Tolivier et le figuier; mais, s'ils se trouvent sur d'autres arbres, ils doivent d'abord descendre, tandis que le maître de maison doit en descendre en tous cas, pour la prière; sans quoi, son attention ne pourrait être soutenue. R. Mare, petit-fils de Samuel, objecta ciRabba : N'estil pas dit que les ouvriers (tout en travaillant) peuvent lire le schéma* au haut de l'arbre ou du mur? Il parait donc que l'attention n'est pas exigible; et, d'autre part, pourquoi l'exige-t-on pour le schéma* en vertu du verset écoiUe Israël j comparé à cet-autre (Deutéronome, xxvu, ^)y comprends et écoute Israël? Raba ne répondit rien; puis il lui dit : Sais-tu le moyen de résoudre cette question? Oui, répondit Mare. Selon R. Schescheth, lesdits ouvriers doivent cesser leurs travaux pour faire la lecture (en s'y appliquant ). Mais Hillel ne les en dispense -t- il pas? Ce n'est vrai que pour le second chapitre. On a enseigné aussi que les ouvriers employés chez un maître de maison lisent le schéma*^ avec les bénédictions antérieures et postérieures, ainsi que pour le repas, et ils récitent V*amidaen entier; mais ils ne se rendent pas (au temple) devant Tarche sainte et ne bénissent pas le peuple ^. Mais n'a-t-on pas dit que le résumé suffit? Ce n'est vrai, répondit R. Scheschet, que selon R. Josué^. Mais pourquoi, d'après lui, parier seulement des ouvriers, puisqu'il le permet à tout le monde? Donc cette opinion est même conforme à celle de R. Gamaliei, qui n'impose aux ouvriers une prière complète que lorsque le repas seul constitue leur salaire. Cette distinction a été en effet établie dans les termes suivants : Les ouvriers occupés chez un maître de maison lisent le schéma*^ font la prière et, en prenant le repas, ne disent pas la bénédiction antérieure, mais deux après, savoir: la première complète et la deuxième réunie à la troisième; ce procédé n'a lieu que lorsque les ouvriers travaillent aux pièces (la perte de temps leur étant préjudiciable); mais lorsque le repas constitue leur salaire, ou que le maître de maison s'attable avec eux, ils doivent réciter le tout au complet.
«Le fiancé est dispensé de la lecture du schéma .n
Les rabbins ont enseigné : S'il est dit en étant assis à la maison, c'est pour en * Ce serait perdre trop de temps; cf. plus loin, fol 46'. — * Voir ci-après, fol. 38\