‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 151 sur 266 · CHAPITRE III. 31i · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. 31i

Les rabbins ont enseigné que si Ton fait une aspersion d eau de neuf cabs sur rhomine entache, il devient pur pour étudier la Loi seule; mais pour renseigner aux autres, il faut quarante mas (bain complet). Selon H Juda, il les faut en tous cas. Deux rabbins de chacun de ces couples-ci, R. Yochanan et R. Josué ben-Lëvi, R. Elëazar et R. Yossë ben-Hanina, sont en désaccord sur le commencement de la proposition. D'après Tun, la restriction qu'il faut quarante saas s'il s'agit d'enseigner s'applique au malade atteint fréquemment; mais au malade qui a un simple accident, neuf cabs suffisent; d'après l'autre, même ce dernier a besoin de quarante saas, s'il s'agit d'enseigner. De même pour la fin, un rabbin de chaque couple opina ainsi: d'après l'un, l'avis de K. Juda, qu'il faut quarante saas de toutes parts, s'applique au r^s où l'eau est dans une citerne de terre, mais non si elle est contenue dans des vases; d'après l'autre, cet avis s'applique même aux vases. Or, d'après ce dernier, on conçoit les termes de R. Juda, qu'il faut quarante «aa« tr de toutes parts;» mais comment expliquer ces mots d'après celui qui établit une distinction entre la terre et les vases? — Ils comprennent (dit-il) l'eau puisée (et transportée dans ce réceptacle).

R. Papa, R. Houna, fils de R. Josué, et R. Raba ben-Samuel mangeaient ensemble. Permettez-moi , dit R. Papa (quoique atteint d'impureté) de dire la bénédiction d'ensemble, car j'ai une aspersion de neufxabs. On a enseigné, lui répondit Raba bar-Samuel, que cela suffit, s'il s'agit de sa personne seule, mais non pour s'adresser à d'autres; permettez-le donc à moi qui (pour cette c^use) ai pris un bain entier de quarante s€uu. Il vaut encore mieux, dit R. Houna, que je dise la bénédiction, moi qui n'ai rien pris du tout (étantpur). R. Hama prenait un bain complet la veille de Pâques, afin d'en dispenser d'autres; mais cette conduite ne sert pas de règle.

5. Si quelqu'un , occupé à réciter la prière, se souvient qu'il est impur [baal-kéri)^ il ne devra pas s'interrompre, mais abréger (chaque r- section). S'il est descendu pour prendre un bai» et qu'il ait encore

le temps de monter et de se couvrir pour faire la récitation avant que le soleil brille, il devra le faire; sinon, il se baissera pour être couvert par l'eau et fera ainsi la récitation. 11 ne devra pas se couvrir d'eau sale ou stagnante, ou ayant déjà servi, à moins d'y avoir ajouté une grande quantité d'eau (pure). De ces eaux et des immondices il faut s'éloigner de quatre coudées, pour prier.

L<»s rabbins onl enseigné que si, pendant la prière 'amida y on se souvient

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(1*1111 ucridoiil dimpureté, on ne doit pas s'interrompre, mais abréger; si cela arrive pendant la lecture de la Loi, on se hâte de finir sans interruption; selon H. Mëir, il n'est pas pennis à Fimpur de lire plus de trois versets.- On a enseigné d'autre part que si, pendant la prière, on voit une ordure en face de soi, il faut avancer jusqu'à ce qu'elle se trouve de quatre coudées en arrière. Mais n'a-l-on pas dit qu'il suilit de se ranger de côté? Oui, si c'est impossible autrement. Si pendant la prière il trouve de Tordure à sa place, la prière, dit Kabbah, conserve sa valeur, quoique faite improprement. Mais, objecta Raba. n'est-il pas dit (Proverbes, x\i, 97) : Le sacrifice des impies est une abomination? (N'est-ce pas abominable de prier là?) En effet, dit-il, cette prière est jugée comme telle, et celui qui l'a dite a péché.

Les rabbins ont enseigné que si, pendant la prière, l'eau coule sur les genoux, on doit s'arrêter jusqu'à ce que les eaux soient retirées, et reprendre ensuite. A quel endroit reprend-on? Au commencement, d'après R. Hisda;à F. iV. l'endroit de l'interruption, d'après R. Hamnona. Ils sont en désaccord, paraitil, sur le cas où il y aurait assez de temps pour recommencer le tout. Alors il faut recommencer, selon l'un , et reprendre à l'interruption , selon l'autre ^ S'il en était ainsi, dit R. Asché, ils eussent établi eux-mêmes la distinction; donc, d'après tous deux, s'il s'est écoulé cet espace de temps, il faut recommencer. Ils ne discutent que sur le cas 011 il n'y a pas eu autant de temps; d'après l'un , comme le besoin était pressant, la prière faite inconvenablement n'a pas de valeur; d'après l'autre, comme cet homme croyait pouvoir la terminer, la première partie du moins conserve sa valeur.

Les rabbins ont enseigné que, si l'on éprouve un besoin, on ne doit pas se mettre à prier; ce serait abominable, à moins, dit R. Zebid ou R. Juda, qu'on n'ait la faculté de pouvoir se retenir. Et combien de temps doit-on pouvoir se retenir (pour se mettre à prier)? Le temps, dit R. Schescheth, de parcourir une parasange. Selon d'autres, cela se rappdrte à la Mischnâ : dans quel cas ne doiton pas prier? si Ton ne peut pas se retenir; mais au cas ai&rmatif, la prière a sa valeur, si l'on peut attendre, dit II. Zabid, le temps qu'il faudrait pour parcourir une parasange.

R. Samuel bar-Nahmeui dit, au nom de R.Jonathan, que si l'on éprouve un besoin, il ne faut pas prier, comme il est dit (Amos, i>, 12) : Prépare-toi. Israël, pour aUer au-devant de ton Dieu^, H interprète aussi ce verset (Ecclésiaste, IV, 17) : Garde tes pas quand tu te rends dans la maison du Seigneur, c'est-à-dire garde-toi de pécher, et si tu as commis un péché, rachète-le par un sacrifice et approche-loi pour écouler les paroles des sages. Raba dil : Approche-toi

^ Phis loin, fol. 9/1"; tr. Rosch-IIa- ' Il faut remplir ses Ix^soins d'avance,

schana . fol. .*Ui''.

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