‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 152 sur 266 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

pour écouter les paroles des sages, car s'ils on( péchë ils expient leur faute et la regrettent; mais n imite pas les sots y qui après le péché offrent un sacrifice, sans manifester le repentir, car ils ne savent pas faire le mai Est-ce à dire que ce sont des justes?, Non, certes; mais les sots ne savent pas ce qu*ils font, et,

dit TEtemel, sans savoir distinguer le bien et le mal, ils m'offrent des sacrifices. R. Asche ou bien R. Hanina bar-Papa dit : Retiens tes besoins pendant (|ue tu es en prière devant le Seigneur.

Les rabbins ont enseigné^ que, avant d'entrer aux cabinets, on retire ses phylactères à la distance de quatre coudées. Toutefois, dit R. Acha bar-R. Houna , au nom de R. Schescheth , cet avis ne s'applique qu'à un endroit qui est déterminé pour ce but; mais si c'est un endroit accidentel, on retire les phylactères au moment d'entrer, mais on ne les remet ensuite qu'à quatre coudées de distance. Peut-on entrer avec les phylactères dans un cabinet fixe, pour lâcher de l'eau? Rabina le permet; R. Ada bar-Matna le défend. On demanda à Raba de décider entre ces deux avis; c'est défendu, dit-il, dans la crainte ne excrementum aut ventum emittaU On a enseigné d'autre part que, si l'on entre dans des cabinets fixes, on retire les phylactères à la distance de quatre coudées, on les suspend à la fenêtre qui donne sur la rue, puis on entre; en sortant on ne les remet qu'à la distance de quatre coudées. Tel est l'avis de Schammaï; selon Hillel, on entre en les gardant à la main. Selon R. Akiba, on les enveloppe dans ses vêtements. N'y a-t-il pas à craindre ainsi qu'ils ne tombent ? Donc il faut les tenir à la main ainsi enveloppés, puis les placer dans des trous à proximité des cabinets, mais ne donnant pas sur la rue, de crainte que les passants ne les prennent et ne donnent lieu à de faux soupçons ; car il arriva ceci à un étudiant : ayant laissé ses phylactères dans des trous situés sur la rue, une femme de mauvaise vie vint les prendre et les apporter à la salle d'étude, en disant que cet étudiant*les lui avait donnés pour récompense (de son libertinage). Le jeune homme, en entendant ces mots, monta sur le toit et se jeta en bas par désespoir. Dès ce moment, on établit comme règle qu'on entrerait en les gardant à la main et enveloppés. Il y a encore une autre cause : en principe , on déposait les phylactères dans des trous proches des cabinets , mais comme des souris vinrent les emporter, on décida de les suspendre aux fenêtres donnant sur la rue; mais comme les passants les enlevaient de là, on jjermitd'y entrer en les tenant à la main. R. Miascha, fils de R. Josué ben-Lévi, dit qu'il est établi comme règle qu'on les roule comme un volume pour les tenir à la main droite contre son cœur. Toutefois, dit R. Joseph bar-Maniomé, au nom de R. Nahman, il ne faut pas que la courroie dépasse la main de la longueur d'un palmo, (»l encoro, ajoute R. Jacob bar- Acha au nom de R. Zoira,

' 'ïv. Schabbalh . fol. fi -y.

31A TRAITÉ DES BERAKHOTH.

faut-il qu'il reste ensuite un intervalle de temps le jour pour les revêtir; mai?* au cas contraire, on les place dans une espèce de sac. I^e jour, dit Raba bar bar-Hana, on les roule comme un volume et on les tient à sa droite en face de son cœur; la nuit, on les met dans un sac de la contenance d'^un palme (constituant une séparation). Cette contenance n'est exigible, dit Abayë, que si ce sac doit constituer un objet visible; mais sans cela il peut être plus petit. ^Mar Zoutra| ou R. Asche disent qu il est prouvé par ce fait que les pins petits vases fermés sont préservés de Timpureté dans la chambre d^un mort. Rabba bar bar-Hana dit : Lorsque nous suivions R. Yochanan et qu'il lui fallait entrer au cabinet, s'il portait un livre d'exégèse, il nous le donnait à garder; mais il ne nous remettait pas ses phylactères, puisque, disait-il, les rab- F. 93^ bins ont permis de les garder. Et Raba racontait exactement la même chose à l'égard de R. Nahman.

Les rabbins ont enseigné : On ne doit pas se mettre à prier en ayant les phylactères à la main ou les rouleaux de la Loi sous le bras (la pensée est alors préoccupée de la crainte qu'ils ne tombent); on ne doit pas non plus (avec eux ) lâcher de l'eau , ni dormir ^ soit toute la nuit , soit quelques instants. Il en est de même, dit Samuel, si l'on a en main un couteau, ou de l'argent ou un vase, ou du pain (qui causent aussi diverses craintes et détournent l'attention). Cet enseignement (au sujet des phylactères), dit Raba au nom de R. Schescheth, n'est pas admis comme règ^e, car il est conforme à Schammaï (qui défend d'y entrer avec les phylactères) , puisque Hillel, au contraire , permet même d'entrer avec eux dans des cabinets fixes. On objecta ceci : il esl certaines choses permises d'une part et défendues de l'autre; ne s'agit-il pas là des phylactères? Or, si l'on attribue cet enseignement à Hillel, on s'explique quCf d'ordinaire, il en permette l'entrée dans des cabinets fixes et qu'ici il l'interdise dans un cabinet provisoire (pour lâcher de l'eau) ; mais comment est-ce possible, d'après Schammaï, qui ne permet ni l'un ni l'autre? Ledit enseignement (fu(r-il répondu) ne traite pas la question des phylactères, mais celle d'un palme ou de deux, comme suit : d'une part on dit qu'en satisfaisant un besoin on découvre un palme derrière et deux devant (pour ne pas se mouiller) ; selon d'autres, seulement un palme derrière et rien devant. Ne s'agit-il pas de part et d'autre de l'homme (dont il serait dit qu'on lui permet tantôt ce qu'on lui défend tantôt) ? Non , et il n'y a pourtant pas de contradiction entre ces deux avis : la première fois il s'agit de grands besoins (pour lesquels on découvre aussi deux palmes par-devant) ; la seconde fois de petits Mais en ce dernier cas, pourquoi se découvrir postrcmo? En effet, il s'agit en tous cas de grands, mais le second avis se rapporte seulement aux femmes

' Tr. Soucaty fol. /ii\

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