‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 163 sur 266 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

réunion publique (pour la prière), celui qui prie en particulier est dispensé de la prière supplémentaire.

R. Juda n'exprime-t-il pas Tavis du préopinant? lis ne sont en désaccord quau sujet deTindividu isolé qui ne se trouve pas au sein d'une communauté; le premier le dispense de s'y rendre , le second ly oblige. R. Houna bar-Hinena ajoute, au nom de R. Hiya bar-Rab, que Tavis de R. Juda sert de règle. Tu as bien fait, lui dit R. Hiya bar-Abin, de t'exprimer ainsi, puisque Samuel dit n'avoir jamais récité seul à Nehardaï la prière additionnelle, sauf le jour F. 3o' du passage de l'armée royale dans notre ville; comme les rabbins en étaient préoccupés, ils n'ont pas prié en assemblée, mais isolément; cela constituait une sorte d'isolement dans une ville où il n'y avait pas de conununauté (pour le moment). R. Hanina se trouvant assis devant R. lanaï, dit qu'on adopte comme règle l'avis de R. Juda exprimé au nom de R. Ëiiézer ben-Azaria. Va, lui dit-il, et annonce publiquement que telle n'est pas la réglée — Mais, demanda R. Yochanan, comment se fait-il que j'aie vu R. lanaï prier deux fois de suite (c'est-à-dire la seconde fois sans doute pour l'additionnelle, contrairement à R. Eliézer bar-Azaria)?, — Cela ne prouve rien, répondit R. Jérémie à R. Zeira, peut-être ne s'était-il pas appliqué la première fois et répétait-il la même prière (celle du matin). — Il faut avoir égard, lui répliqua R. Zeira, à la valeur de l'homme, R. Yochanan, qui atteste l'avoir vu (et c'est bien de l'additionnelle qu'il s'agit).

R. Amé et A. Assé, tout en se trouvant au milieu des treize synagogues de Tibériade, ne priaient jamais qu'entre les colonnes où ils enseignaient. On a rappelé que R. Isaac bar-Abdimi dit, au nom de Rab, que l'avis de R. Juda, au nom de R. Eliézer ben-Azaria, sert de règle. R. Hiya bar-Aba priait deux fois de suite. Pourquoi, lui demanda R. Zeira, agir ainsi? Est-ce parce que vous n'y avez pas porté l'attention ? Mais R. Eliézer ne dit-il pas qu'il faut seulement prier lorsqu'on peut s'y appliquer? Est-ce pour avoir oublié la néoménie? Mais n'a-t-on pas dit que si on l'a oubliée le soir, il est inutile de recommencer la prière, parce qu'on la mentionne le matin; de même, si on l'a oubliée le matin dans l'additionnelle , il est inutile de recommencer, parce qu'on peut la mentionner soit dans cette dernière, soit encore dans celle des vêpres? R. Yochanan, répondit-il, y a mis la condition que l'oubli ait eu lieu en public (où le ministre ofliciant la dit, mais non individuellement).

Combien de temps faut-il attendre entre une prière et l'autre? Selon R. Houna et R. Hisda, le temps de remettre ses esprits et de penser à la prière^;

* Tr. Yebamoth , fol. tio*; tr. kethou- Tun le verbe fin, l'autre ^7^11, selon les holh^ fol. 56'. versets suivants.

* Us emploient rleiix fermes synonymes :

3â6 TRAITE DES BERAKHOTH.

ie premier se fonde sur ce verset : J^inooquai Dieu (Deutéronome, m, d3),el le second sur celui-ci : Moïse pria (Exode, xxxii, 1 1). — R. Anan dit, au nom de Rab, que si on a oublié de mentionner la nëoménie le soir (la veille), il n est pas besoin de recommencer, parce que le tribunal aussi ne sanctifie le mois nouveau qu au jour (et non la nuit qui précède cette journée). Il parait, dit Amémar, que cet avis de Rab s'applique au dernier soir d*un mois plein (de trente jours, car la vraie néoménie n'a lieu en ce cas que le lendemain); mais si cest le soir d'un mois défectueux (de vingt-neuf jours), il faut reprendre ^ Non, lui répliqua R. Asché, Rab en a indiqué la raison (c'est qu'on ne la sanctifie pas la nuit), sans parier ni de mois plein ni de mois défectueux.

' A la rigueur^, le mois lunaire se corn- est plein, on sanctifie le dernier jour de

pose de 99 jours et demi (k peu de chose ce mois ou 3o* et le i**^ du mois suivant,

près). En conséquence, les mois se com- Comme la sanctification dure en ce cas

posent tantôt de Séjours (et on les nomme deux jours, si Ton a oublié la néoménie

en ce cas pleine), tantôt de 29 jours (et le i** jour, il suffit de la dire au second

on les appelle alors difeetueux). Il a été jour, ou i** réel du mois. Voir mon Al-

adopté depuis lors que, lorsque le mois tnanack perpétuel, Avant-propos.

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