‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 17 sur 266 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

selon Ta vis de SchamiDaï, moi j ai fail Tin verse, comme le permet Hillel; ou bien encore, j'ai agi ainsi, pour que les disciples, en me voyant, n'e'tablissenl pas comme règ^e Ta vis de Scbammaï d'après mon exemple.

7. Je nie suis trouvé en route, dit R. Tarplion; et, m'étant penché pour faire la lecture, selon l'avis de Schammaï, j'ai couru le danger d'être pris par les brigands (ne les ayant pas vus à temps) : Tu méritais d'ôtre puni, lui fut-il répondu, pour n'avoir pas suivi l'opinion de Hillel.

Les sages disent au nom de R. Yochanan ' : Les paroles des rabbins se rapprochent de celles de la Loi 'et sont aussi aimables qu'elles : Ton goût ^, est-il dit, ressemble à celui du bon vin (Cantiques, vni, lo). Selon Simon bar-Vawe', au nom de R. Yochanan, elles se rapprochent de la loi et elles lui sont préférables : Car tes amours sont meilleurs que le vin [ibid,). En voici la preuve, selon R. Abba bar-Cohen, au nom de R. Juda bar-Pazi : Car, si R. Tarphon n'eût pas lu le schéma du tout, il n'eût transgressé qu'un ordre affirmatif, passible d'une peine légère, tandis qu'en agissant, par sa manière de lire, contrairement h Tordre de Hillel, il s'exposait à la mort, en vertu du principe exprimé ainsi : Celui qui renverse la haie (autour de la Loi ) sera mordu par un serpent ( Ecclés. x , 8). R. Ismaël enseigne ceci : Les ordres du Pentateuque comprennent soit des défenses, soit des permissions : les unes sont graves, les autres ne le sont pas; mais les paroles des docteurs le sont toujours. En voici la preuve : nous avons appris que la négation du précepte des phylactères, ce qui est une opposition à la loi , n'est pas un péché (car il n'y a qu'à consulter le texte pour savoir qu'il existe); mais celui qui y placerait cinq sections (au lieu de quatre) et ajouterait ainsi aux ordres des docteurs serait condamnable. R. Hanania, fils de R. Ada, au nom de R.Tanhoum bar-R. Hiya, dit : Les paroles des sages sont plus graves que celles des prophètes; il est écrit (Michée, n, 6 et 1 1): «rOn dit : Ne prophétisez point. Us^ prophétiseront. Mais ils ne prophétiseront pas pour ceux que la honte ne quitte pas.?? Puis : «rJe te prédirai du vin et de la boisson.?; A qui ressemblent le prophète et le sage ? A deux courriers envoyés par un roi à une province : pour l'un, il ordonne que s'il ne montre pas son cachet et son turban, on ne lui ajoute pas foi; pour l'autre, il prévient qu'on le croie sans ces indices. De même, pour le prophète, il est dit : 11 vous donnera un signe ou un miracle (Deutéronome, xui, q), tandis qu'ici il est dit : Conformément à la lai qu'ils t'enseigneront (c'est là leur supériorité),

' Même sërie, traite Synhédrin, ch. xi, entend les paroles des rabbins. — ^ C est- S 6; Aboda zara, ch. u, S 8. à-dire les sages; leurs paroles coraraen-

* Par les mots ton goût et les amours , on leron t lo Loi.

Toutefois, cela n est dit que si uu baih-kol ' s'est fait entendre. Sans cela, si Ton veut agir sévèrement et adopter comme règles de conduite les avis les plus graves de Schammaï et de Hillel, on est digne du verset qui dit (Ecclësiaste, II, lU): V insensé marche dans V obscurité (car ces avis se contredisent parfois); si Ton adopte les avis les plus commodes à suivre de Tun et de l'autre, c'est de rimpidtë. Comment faire alors? Suivre tantôt les avis les moins sévères, tantôt les plus graves, n est-ce pas arbitraire? Cela n'est vrai qu'autant que Ton n'a pas entendu le bath-kol; mais, depuis qu'il s'est révélé pour Hillel, l'avis de Hillel sert toujours de règle, et celui qui le transgresse est digne de la peine de mort.

On a raconté que le bath~kol a dit: (rLes avis des uns et des autres sont les paroles du Dieu vivant , mais l'avis de Hillel prédomine, t?

Où s'est-il révélé? A Yabné, à ce que dit R. Bivi au nom de R. Yochanan.

8 (4). Le matin, on dit deux bénédictions avantlescA^ma'etune après cette prière; le soir, il est précédé et suivi de deux bénédictions; que l'une soit longue et l'autre courte, dès qu'il est ordonné une prière longue, il n'est pas permis d'en dire une courte, ni de faire l'inverse; lorsqu'on doit la terminer par la formule de clôture [sois loué, Etemel^ etc.), il n'est pas permis de supprimer cette formule, et vice versa.

R. Simon, au nom de R. Samuel bar-Nachman, dit: Cette disposition des prières a lieu en vertu du verset (Ps. i, a): Tu la méditeras jour et nuit; la méditation du jour et celle de la nuit doivent être égales ^.

R. Yossé bar-Abin , au nom de R. Josué ben-Lévi , dit que c'est en vertu de ce verset (Psaume cxix, i64) : Sept fois par jour f ai loué les actes de ta justice; R. Nachman ajoute : Celui qui accomplit ce précepte, de louer Dieu sept fois, agit aussi bien que s'il méditait la loi jour et nuit. Pourquoi lit-on chaque jour les deux sections du schéma^? R. Lévi et R. Simon ont tous deux répondu. R. Simon dit : Parce que chacune rappelle le précepte de le lire au coucher et au lever. R. Lévi dit: Parce que le Décalogue y est résumé. Ainsi, i'^je suis FHtemel ton Dieu correspond à écoute Israël , r Etemel est notre Dieu; a® (w n auras pas d'autres dieux devant ma face, aux mots F Etemel est un; 3° tu ne proféreras pas en vain le nom de T Etemel, aux mots tu aimeras V Etemel ton Dieu, car, si l'on

' Voir ce qu'en dit l'Introduction, Su. des tsitsilh, n'a pas lieu d'être appliquée , * C'est-à-dire, comme le soir la Iroi- on récite en revanche une bénédiction de sième section du schéma', consacrée a la vue plus que le matin.

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