CHAPITRE PREMIER
amie le roi, on ne prêtera pas de taux serment en son nom; U'' souvieng-toi du jour du âabbat et 8anctifie4e^ aux mots que tu te souviennes.
Rabbi ajoute : C'est ce précepte du sabbat qui équivaut à tous les autres, car il est écrit: Tu leur as fait connaître ton saint •sabbat^ tu leur as ordonné des conirmandements et des lois, etc.; cela démontre qu'il équivaut à toutes. les prescriptions religieuses. — 5° honore ton père et ta mère, aux mots ajln que vos jours et cetuv de vos enfants se mult^lient ^; 6° (u n assassineras pas, aux moLs vous périrez bientôt, car celui qui tue sera tué; 7° tu ne commettras pas d'adultère, aux mots vous ne suivrez pas Félon de vos coeurs et de vos yeux; or, dit R. Lévi, le cœur et les yeux sont des séducteurs qui entraînent Thomme vers le péché (comme organes de la convoitise), car il est écrit (Proverbes, xxm, 26): Mon fils, donne^noi ton coeur, et tes yeux suivront ma voie; le très- saint [béni soit-il] dit: Si tu me donnes ton cœur et tes yeux, je sais que tu es à moi ; 8"* tune voleras pas répond aux mots tu récolteras ton blé, et non celui de ton voisin; 9° tu ne témoigneras pas contre ton prochain faussement , aux mots je suis F Etemel ton Dieu;, et il est dit: UÉtemel Dieu de vérité. Et que signifie ce dernier mot? R. Aboun dit: Il est le Dieu vivant et le roi de Tunivers. R. Lévi dit: Le très-saint a dit quun faux témoignage contre son prochain équivaut au blasphème de nier Dieu comme créateur du ciel et de la terre; 10° tune convoiteras pas la maison de ton voisin, aux mots : vous écrirez sur les frontons de ta maison, et non de la maison de ton prochain.
On a enseigné^ : Le chef de la section du temple disait aux sacerdotes de faire une bénédiction, et les assistants y répondaient. Quelle bénédiction faisaientils? Selon R. Matna, au nom de Samuel, cest la bénédiction de la Loi; puis on lisait le Décalogue et les trois sections du schema\ R. Ame, au nom de R.Lakisch dit : Cela démontre que {omission des bénédictions (qui accompagnent le scJàema) n'empêche pas la récitation. R. Ra dit : Cela ne prouve rien, car le Décalogue est comme la partie intégrante du schéma' par son contenu (et ne forme pas une interruption). Or, R. Matna et R. Samuel bar-Nahman disent: On ferait bien de réciter chaque jour le Décalogue (comme prière); pourquoi ne le fait-on pas? Pour ne pas donner aux détracteurs de la religion lieu de supposer que le Décalogue seul a été révélé à Moïse sur le mont Sinaî. R. Samuel bar-Nahman , au nom de R. Juda bar-Zebda, dit : On ferait bien chaque jour de lire le chapitre de Ralak et de Rileam, et Ton s'en abstient pour ne pas fatiguer les fidèles. En effet, dans ce chapitre, selon R. Houna, se trouvent mentionnés le coucher et le lever du soleil (Nom. xxm, 94), et, selon R. Yossé
■ C'est la récompense énoncée dans ' Mischnâ, i)* partie, tr. Tamid, châ-
le Décalogue, pour le respect envers les pitre v, S 1". parents.
20 THAITE DES BEHAKHOTH.
bar-BouD, la sortie d'Kgypte et la royauU^ [ibid, 22), Selon R. Eliézer, cet épisode devrait se dire, parce quil se trouve dans le Pentateuque, dans les Prophètes (Michëe, Yi, 5) et dans les Hagiographes (Nébémie, xiii, 2).
Le chef de la section de service ordonnait donc les bénédictioils, que les assistants répétaient: c'était d'abord la bénédiction de la Loi, Ahaba (2* du matin); cependant la première n'avait pas encore été dite? R. Samuel, frère de R. Berachia, répond que , la lumière du soleil n'ayant pas encore paru alors, on ne pouvait pas, en louant Dieu, le nommer Formateur des luminaires (on la déplace donc). Le samedi, on ajoute une bénédiction pour le détachement des gardes qui sortent (à leur tour). Quelle est cette prière? Selon R. Helbo, c'est la suivante : nQue celui qui réside dans cette maison (Dieu) implante au milieu de vous la fraternité, l'amitié, la paix et les bonnes relations. *»
Samuel dit : Si quelqu'un s'est levé de bonne heure pour étudier la Loi avant la récitation du schema\ il doit dire la formule de bénédiction de la Loi; après le 8chema\ ce n'est plus nécessaire (car la bénédiction du schéma en dispense), à la condition, ajoute R. Ba, que l'étude ait lieu immédiatement après la prière. R. Houna dit : Si le sujet parait être de l'exégèse . il faut dire la formule; mais si c'est un sujet juridique, c'est inutile. R. Simon dit qu'il faut la réciter dans tous les cas. R. Hiya bar-Asche raconte ceci : Nous avions l'habitude, en étudiant devant Rab, soit de l'exégèse, soit de la jurisprudence, de dire la formule de prière. Si ou lit le schéma avec les autres gens de service au temple , on n'a pas accompli le devoir, car ils le disaient à une heure tardive (par suite des travaux). R. Zeira, au nom de R. Ame, dit: Au temps de R. Yochanan, nous sortions au jour du jeûne et nous lisions le schéma après la troisième heure (9 h.), sans que personne nous l'interdit. R. Yossé et R. Aba sortaient aussi en ce jour, et on lisait le schéma en public après la troisième heure. R. Aha voulut s'y opposer. R. Yossa lui dit: Ils l'ont déjà lu en temps opportun, et ils ne le répètent que pour réciter ensuite Y^amida. C'est à cause des gens du peuple, répliqua R. Aha, que je m'y oppose, afin qu'ils ne supposent pas que c'est le moment opportun dé faire cette lecture.
Voici les offices qu'on peut prolonger: ceux du nouvel an, du grand pardon, ou d'un jeûne public. C'est par sa manière de prier qu'on peut distinguer le savant de l'ignorant. Voici les courtes prières : celles des préceptes concernant la jouissance des fruits, l'invitation à l'action de grâce après le repas, et la dernière partie de ces grâces. Cela veut-il dire que toutes les autres peuvent être prolongées? Aon, dit Hiskia: De ce qu'il a été dit que la prolongation est une mauvaise qualité et l'abréviation une bonne, on peut conclure qu'il n'y a pas de règles fixes (la catégorie des brèves est donc indéterminée). Au jour de jeûne, il faut prolonger la formule de délivrance d'Israël dans Y'amida (y ajoutant onénott^ etc.). Est-ce à dire que, pour les autres six prières médiales, l'ad-