‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 170 sur 266 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

la salie d'études et dit : Voyez, mes enfants, ce nW pas Tanimai dangereux qui tue, mais le péchë (puisque je lui ai échappé). Malheur à Thomme, diton depuis (proverbialement), qui rencontrerait un tel danger sur son chemin, et malheur à Thydre d'avoir été atteinte par R. Hanina ben-Dosa (qui est audessus de tout danger).

2. Dans Ja deuxième bénédiction de (J'amida), consacrée à la résurrection des morts, on mentionne (en hiver) la force des pluies (maschib harouah); et dans la neuvième bénédiction, celle des années, on sollicite de Dieu ia pluie. La formule de séparation [habdallahy entre le samedi et ie jour de la semaine) se dit dans ia quatrième, où Ton sollicite ia faveur d'être intelligent. R. Akiba dit : Yhabdallah forme une quatrième bénédiction spéciale, et, selon Eiiézer, on l'intercale dans l'action de grâce (dix-huitième actuelle).

Pourquoi rappelle-t-on dans la seconde section ia force des pluies? Parce quelle est aussi grave ^ que la résurrection des morts (qui fait Tobjet de cette section). On les demande à Dieu dans la section des saisons, parce qui] s agit là , dit R. Joseph, de nourriture. La formule de séparation (entre la fête et la semaine) se dit dans la quatrième, parce que, dit R. Joseph, cette distinction à établir constitue un acte d'intelligence en rapport avec ia section. Selon les rabbins, comme il s'agit d*établir Tarrivée des jours profanes, on ia récite dans la première de leurs sections. Cette priorité, dit R. Amé, constate la gravité de Tintelligence^; cest elle,, dit ce rabbin, qui a été donnée au milieu des deux lettres du nom divin ('*^) : U Etemel est le Dieu des cannaissanees (l Samuel, II, 3), et celui qui n'a pas d'intelligence (qui méconnaît ia Providence) n'est pas digne de pitié, comme il est dit (Isaïe, xxvu, 1 1) : Parce que c'est un peuple sans comprihemùm , son Créateur ne le prend pas en pitié* R. Eiiézer dit : Le temple a sa gravité, parce que cest dans les mêmes données qu'il est né : Tu as accompli^ Etemel ^ le sanctuaire dnnn (Exode, xv, 17). Aussi, dit R. Eiiézer, si l'on a de l'intelligence, cela équivaut à la construction du temple, puisque les deux sujets ont eu lieu dans les mêmes circonstances. S'il en est ainsi, demanda R. Ada de Carthage, ne faut-il pas attribuer ia même importance à la vengeance, puisqu'il est dit (Psaume xcxiv, 1) : L'Eternel est un Dieu de vengeance? En effet, répondit-il, elle a parfois son importance (lorsqu'elle est nécessaire); c'est aussi ce que dit Oula : La répétition du mot vengeance dans ce verset a pour but d'indiquer qu'il s'agit une fois du bien et l'autre fois

* Plus haut, fol. 29; Ir. Mdtla, fol. H*. — * Tr. Synhédrin , fol. 9a'.

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du mai; pour le mal, il est dit là : Dieu de vengeance. Etemel Dieu de vengeance, apparais, et le même terme s'applique au bien : // apparaît (ou rayonne) sur le mont Paran (Deutëronome, xxxiii, a).

a Selon R. Akiba, on en fait une quatrième section spéciale. -n

R. Simon bar-Aba dit à R. Yochanan : Puisque les membres de la grande synagogue ont établi pour Israël des bénédictions et des prières , des formules de sanctification et de séparation, quelle place leurout-ils donnée? D'abord, répondil-il, on les dit dans la prière^ ; lorsque Ton devint plus riche, on consacra la séparation par une coupe de vin, mais lorsque Israël s'appauvrit de nouveau, on la replaça dans la prière; aussi, dirent-ils, après avoir prononcé cette formule dans la prière, on doit la répéter sur une coupe de vin^. On enseigna, en effet, que R. Hiya bar-Aba dit exactement la même chose au nom de R. Yochanan , et la fin est confirmée par Rabbaet R. Joseph. Mais, dit Rabba, on peut objecter à cet enseignement le suivant : Si Ton a oublié de mentionner la force des pluies dans la seconde section, et la demande de pluie (n'7KU) dans la section des saisons (neuvième), il faut recommencer; mais ce n'est pas nécessaire pour l'oubli de la formule de séparation dans la quatrième, parce qu'on peut alors la dire sur la coupe de vio (n'en résulte-t-il pas qu'on* ne la dit qu'une fois, soit dans la prière, soit sur le vin?). Non, répondit-il , ce n'est pas qu'on peut la dire ainsi, il le faut en tous cas, l'eût-on déjà dite dans la prière. En effet, R. Renjamin bar-Japheth raconte que R. Yossé demanda à R. Yochanan , à Sidon , ou R. Simon ben-Jacob de Ty r demanda a R. Yochanan , en ma présence : Est-on tenu, si l'on récite la formule de séparation dans la prière, do la répéter sur le vin? Oui, répondit-il. L'inverse est-il obligatoire? Par a fortiori, répondit R. Nahman bar-Isaac : si après la prière où réside le principe de cette institution on est encore obligé de la répéter sur le vin , à plus forte raison la doit-on dire dans la prière, si on l'a seulement dite sur le vin. R. Acha le Long dit devant R. Hinena : Il vaut bien mieux la dire dans la prière que de la réciter sur le vin; si on la récite deux fois, on est digne des bénédictions célestes^. N'est-ce pas en contradiction avec la double obligation que l'on vient de mentionner? N'en résulte*t-il pas qu'une seule suffit? En outre, si une seule en dispense, est-il permis de réciter une seconde formule

' Ail moment de Texistence de la * TitàiéSchabbatk, M. tu', ii3' et

grande synagogue, au temps d*Ezra, on fol. iSo*"; tr. Pesakim, fol. io5* et 107'. n*avait pas les moyens d acheter du vin ^ Tr. SchMath, fol. 3i';tr. MeghiUâ^

pour faire la habdaUah sur une coupe; fol. ii5\ on l'intercalait dans la prière. ,

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