‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 19 sur 266 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

dilion ua pas lieu (contrairement aux règles)? R. Yossé répond: Pour que 1 on ne puisse pas supposer que cette prière, faisant partie de Y^amida, ne doive pas être prolongée, il a fallu énoncer le précepte de ladite prolongation (aux jours déjeune). Voici les formules de bénédictions, à la lecture desquelles ou se courbe : à la première de Y'amida, au commencement et à la fin, ainsi qu'à Favant-dernière qui est celle des grâces. A celui qui se courbe pour chacune d'elles, on enseigne qu il ne faut pas agir ainsi. R. Isaac bar-Nahman, au nom de R. Josué bar-Lévy, dit : Le grand prêtre se courbe à la Gn de chaque bénédiction; le roi, au commencement et à la fin. R.. Simon dit au nom du même : On se ploie un peu , et l'on ne se redresse qu'après la prière achevée. Pourquoi? Parce qu'il est dit: Lorsque Sabmon eut acitevé de réciter devant FÉternel toutes les prières et supplications, il se leva de devant F autel de Dieu et cessa de s'agenouiller (I Rois, vni, 5/t). Comment fait-on la génuflexion et le prosternement? R. Hiya-Rabba, en montrant à Rabbi la première manière de se courber, est devenu boiteux, puis il a été guéri; tandis que R. Lévi bar-Sissi, en montrant la seconde, n'a pas été guéri : Ses mains, est-il dit (dans ce verset) étaient étendues vers le ae/,*R. Aïbo ajoute qu'il se tint comme un certain podagre (c'est-à-dire un peu courbé). Ce mot indique, dit R. Abina , que ses mains n'ont pas du tout bénéficié de la construction du temple. R. Halaphta ben-Schaoul enseigna que tout le monde se courbe avec l'officiant, lorsqu'on dit la fin de l'action de grâce. R. Zeira dit: Non, on se courbe seulement au mot modim; il suivait l'officiant mot à mot, afin de se prosterner en même temps que lui, au commencement et à la fin des sections. Lorsque R. Yossa se rendit en Palestine, il vit qu'on se baissait en disant des mots à voix basse, et il s'informa du sujet dit à voix basse. Comment a-t-il pu s'en étonner? Ne savait-il pas ce qu'avait dit R. Helbo au nom de R. Yochanan et au nom de R.Jérémie, R. Hanina au nom de R. Mayscha, R. Hiya au nom de R. Simaï, ou, selon d'autres, les condisciples au nom de R. Simaï? Voici la formule : trNous reconnaissons humblement, devant toi, maitre de toutes les créatures, Dieu digne de louanges, rocher des mondes, être vivant de l'univers, auteur de la création, toi qui ressuscites les morts, que tu nous as donné la vie et que tu nous la conserves, que tu nous pardonnes nos fautes, que tu nous soutiens et que tu nous permets de rendre grâce à ton nom; sois loué, Eternel, digne des louanges. « R. Ra bar-Zabdi disait une autre formule au nom de Rab : rrNous reconnaissons avec humilité que nous devons rendre grâce à ton nom; que mes lèvres chantent, car je te célèbre du fond de mon âme, que tu as rachetée; sois loué, Eternel, digne des louanges.?) R. Samuel bar-Mena, au nom de R. Aha , disait : rr Grâce et louanges à ton nom; à toi la grandeur, à toi la force, à toi la majesté; qu'il te plaise. Eternel , notre Dieu et Dieu de nos ancêtres, de nous soutenir dans noire chute et de nous relever de notre abaissement, car tu soutiens ceux qui

tombent et tu redresses ceux qui sont courbés; tu es plein de miséricorde, et il n y a nul autre que toi; sois loué , Étemel, digne des louanges.^ Bar-Kapara disait : fr Devant toi, il faut s'agenouiller, se courber, se prosterner, s*humilier; devant toi, tout genou doit fléchir, et toute langue doit t'invoquer. A toi, seigneur, appartient la grandeur, la force, le gloire, la victoire et la majesté. A toi tout ce qui est dans le ciel et sur la terre. A toi Tempire et la souveraineté sur toute chose* Tu donnes les richesses et les honneurs. Tu règnes sur tout, et en tes mains résident la force et la puissance. Tu as le pouvoir d'agrandir et de raifermir tout.. Aussi, seigneur, nous te rendons grâce et nous louons ton nom majestueux. De tout notre cœur et de toute notre âme, nous nous prosternons. Tous mes organes disent: 0 DieUy qui est semblable à toi? Tu délivres le pauvre des mains de celui qui est plus fort que lui , et tu défends le nécessiteux contre celui qui le ravit. Sois loué. Eternel, digne des louanges. « R. Judan dit : Les rabbins ont l'habitude de dire tout cela (c'est ce qiii les faisait prier à voix basse); selon d'autres, on disait tantôt une formule, tantôt l'autre.

En général, on ne doit pas trop se courber. R. Jérémie dit : On ne doit pas se tenir comme le crapaud ^ mais plier toutes les parties de son corps, pour que tous nos organes l'adorent. On conteste ici l'avis de Hanan bar-Ba. Il disait à ses collègues : Je vais vous dire une bonne nouvelle: j'ai vu que Rab agissait ainsi, en se pliant, et je l'ai dit à Samuel. Celui-ci s'est alors levé et m'a embrassé. — En disant sois loué, on doit se courber, et lorsqu'on vient à mentionner le nom de VEtemel, il faut se lever. Samuel en dit la raison; c'est qu'il est écrit: Dieu redresse ceux qui sont courbés (Ps. cxlvi, 8). R. Ame dit : Cela ne me parait pas juste; ne doit-on pas s'incliner en prononçant ce nom comme il est dit: Us s'humilient (s'abaissent) devant mon nom (Malachie, ii, 5)? R. Abin dit: S'il avait été dit par mon nom, il faudrait se courber en le proférant; mais comme il est dit devant mon nom, il faut se courber avant de le prononcer. R. Samuel bar-Nathan et R. Hama bar-Hanina racontaient que quelqu'un qui eu officiant s'était trop courbé avait été mis en interdit sur l'ordre de Rabbi. R. Yochanan dit qu'on l'avait fait descendre, et R. Hiya bar-Ba dit qu'on l'a seulement réprimandé. Voici les bénédictions qui conmiencent par la formule : Loué soit Dieu. D'abord, en règle générale, elles se terminent toutes par les mots baroukh, etc. Si deux bénédictions se succèdent, comme, par exemple, pour la lecture du schéma' et de V'atnida, on ne commence pas par cette formule. Mais, objecte R. Jérémie, pourquoi, pour la bénédiction de la délivrance (dite le soir de Pâques), dit-on cette formule, quoiqu'elle suive de près une autre bénédiction? Ceci est différent, car R. Yochanan dît: Si on a entendu la lec-

' Car, lorsc|u*i] se courbe, sa tète est debout.

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