‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 195 sur 266 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Jérusalem ta vilie, de ton sanctuaire, de ton autel; reconstruis bientôt de nos jours Jérusalem ta ville sainte; fais-nous monter dans elle et fais-nous jouir de sa possession , car tu es bon pour tous et tu fais le bien à tous. » Pour les cinq espèces de blé, on change le commencement de la formule en ces termes : ffPour la subsistance, Tentretien, les produits des champs, eic.y> et Ton termine ainsi : «r Pour le pays et la subsistance. ?> Quel est le final pour la formule relative aux fruits de Tarbre? [On sait pour la néoménie, dit R. Dimi au nom de Rab, qu'on termine par les mots «rbéni soit celui qui sanctifie Israël et les néomémea,i>] Que dit-on d'ordinaire? Selon R. ^isda, les derniers mots seront (rpour le pays et ses fruits;?) selon R. Yochanan rtetkê fruits ;79 et ils ne sont pas en désaccord, dit R. Amram^ : le premier avis s'applique à nous. Babyloniens (on dit donc 9e$frmt$^ en parlant de la Palestine ) ; le second avis se rapporte à eux, Palestiniens. Quoil objecta R. Nahman bar-Isaac, eux en mangeraient et nous paraîtrions ( à Babylone) les bénir pour eux? C'est donc le contraire qui est exact : selon R. Hisda (Babylonien), on dit : (de^ fruits,^ et selon R. Yochanan (qui était à Jérusalem), on dit : nies fruits. t)

R. Isaac bar-Abdimi dit, au nom dfi notre maître : Pour les œufs et diverses espèces de viande, on dit auparavant : crTout est dû, etc. ?> et à la fin : crll crée F. hh des âmes nomi)reuse8, etc. t) mais il n'est jias besoin de bénédiction après avoir mangé des légumes. Selon R. Isaac, il en faut même pour les légumes, mais non pour l'eau; selon R. Papa, on la dit même pour l'eau. Mar-Zoutra agit comme R. Isaac Kar-Abdimi, et R. Simi bar-Asche comme R. Isaac; pour se souvenir de cela, il sufiit de se rappeler qu'un nom (Zoutra) agit connue deux (R. Isaac b. Abdimi), et deux noms (Simi b. Asché) comme un (Isaac). Lorsque j'y pense, dit R. Asche, j'agis selon l'avis de tous (en disant la bénédiction postérieure, même selon l'avis de R. Papa, pour tout). On a enseigné^ : Pour tout ce qui exige une bénédiction japrès qu'on en a goûté, il en faut aussi une auparavant; mais il y a des objets pour lesquels il suffit de dire une bénédiction auparavant, et il n'en faut pas après; or, cette dernière hypothèse est applicable soit à R. Isaac bar-Abdimi qui en dispense pour les légumes, soit à R. Isaac, qui en dispense l'eau; mais comment l'expliquer d'après R. Papa? Que veut^on exclure par là? On veut dire que pour l'accomplissement des préceptes il n'en faut pas après. Mais comme les Occidentaux (Israélites de la Palestine) disent après avoir retiré les phylactères : «rll nous a sanctifiés par ses préceptes et nous a ordonné d'observer ses lois,?) qu exclut-on par là? On exclut les bonnes odeurs (qu'on bénit d'avance, non après). R. lanaï dit au nom de Rabbi : A tout ce qu'on mangerait de la grandeur d'un œuf, l'œuf

* Traité SehiUtbath, fol. 9^; tr. BeUa, doutchin, fol. 99^; traité Soticca^ fol. i8'. fol. 5-; tr. Taanith, fol. h"; traité Ki- » Comp. Ir. Nidda, fol. 5i\

ÙOS TRAITÉ DES BERAKHOTH.

est préférable. Rabin, en venant, dit : Un œuf cuit est préférable à six mesures de fleur de farine ; de même R. Dimi, en venant, dit : Un œuf cuit vaut mieux que six mesures; s'il est dur, il est préférable à quatre; un œuf est préférable à tout mets cuit qui ait la même grandeur, sauf de la viande.

«R. Âkiba dit : Eût-on mangé des légumes cuits, etc.v

Y a-t-il donc un tel légume qui nourrisse? Oui, répondit R. Asché, il s'agit du trognon de caroubier (qui soutient). Les rabbins ont enseigné: La rate est utile aux dents et nuisible aux intestins; pour Tail, cest Tinverse; la consommation du chou cru décolore le visage; ce que Ton mange non mûr rend petit; les objets vivants (de petits poissons) , ainsi que les parties environnant le siège de la vie, raniment le corps. Le chou est une nourriture et la plante herbacée un remède; il faut plaindre celui qui mange des raves (cela ne soutient pas). On vient de dire que la rate est favorable aux dents, mais nuisible aux intestins. Comment remédier à ce mal? En rejetant le morceau de rate qu'on aura mâché. Comment remédier au mal de dents que donne Tail? En le faisant cuire avant de favaler. Si Tou dit que Fherbe fait pâlir, cela s applique, selon R. Isaac , au premier repas après qu'on a été saigné. Il dit aussi qu'on ne doit pas causer avec celui qui a mangé une plante herbacée avant la quatrième heure (dix heures) , parce que son souffle sur celui qui est à jeun peut devenir pernicieux; il interdit même d'en manger avant ladite heure. Comme Amemar, Mar-Zoutra et R. Asché se trouvaient ensemble, on leur apporta une plante crue avant la quatrièmes heure. Amemar et R. Asché en mangèrent, mais non Mar-Zoutra. Pourquoi, lui demandèrent -ils, ne manges-tu pas? C'est que R. Isaac dit qu'on ne doit pas parier à celui qui aurait mangé de l'herbe avant la quatrième heure. Mais alors comment restes-lu avec nous qui en avons mangé? C*est que j'admets seulement la seconde partie de ce que dit R. Isaac , qui interdit d'en manger avant cette heure. Tout objet petit, est-il dit, rapetisse; même pour un bon agneau de la valeur d'un zouz^ dit R. |Iisda, il faut attendre sa maturité; toutefois cela ne s'applique qu'à celui qui n'a pas encore acquis le quart de sa grandeur, mais si l'animal y est parvenu, cela ne fera rien. Tout objet vivant, est-il dit, ranime le corps; même, ajoute R. Papa, les gyldanes des marais ^ Ce qui est proche du siège de la vie contribue à son salut; par exemple, dit R. Acha bar-Jacob, le cou. Raba dit à son domestique : Lorsque tu iras m'acheter de la viande, tâche de m'en apporter de la place par où on la bénit^. On dit que le chou est une nourriture et la plante herbacée un

' C'est une sorte de petit poisson que pant les artères du cou, selon le rite, on Ton trouve entre les joncs des marais. bénit Taccomplissement de ce précepte bi-

' En égorgeant Taninial, en lui cou- blique.

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