CHAPITRE VL
remède ; mais le premier n'est-il pas aussi un remède? N*a-t-on pas appris que six objets servent à guérir un malade, par une guérison parfaite, savoir: le chou (ou le caroubier), la bette, Teau de foliole, le gosier, la matrice et le rëseau du foie? Il faut dire, en effet, que le premier sert à un double but, (comme nourriture et comme remède). Il faut plaindre, dit- on, celui qui mange des raves. Est-ce vrai? Raba n*a-t-il pas dit à son domestique de ne pas lui demander, s'il y a des raves au marcbë, ce qu'il mangerait avec son pain? On veut dire, répond Abayé, que c'est mauvais sans viande; ou, selon Raba, sans vin. On a enseigné ceci : Selon Rab, c'est nuisible sans viande; selon Samuel, sans bois (s'ils ne sont pas bien cuits) ; enfin selon R. Yochanan, c'est mauvais sans vin. Raba dit à R. Papa, brasseur de dattes : Nous avons pour contre-balancer son effet nuisible la viande et le vin ; mais comme vous n'avez pas beaucoup de vin (et que vous buvez de la boisson), comment y remédiez-vous? Par le bois, répondit-il (par la longue cuisson). C'est ainsi que la femme de R. Papa, après l'avoir cuit, le cuisait de nouveau à la chaleur de quatre-vingts pièces de bois.
Les rabbins ont enseigné : Un petit poisson salé tue le septième jour (après la salaison), ou le dix-septième, ou le vingt-septième, ou encore le vingt-troisième; cela ne s'applique toutefois qu'au poisson à demi rôti, mais s'il est bien rôti, cela ne fait rien; et encore, s'il n'est pas bien rôti, est-ce seulement nuisible au cas oà l'on ne boit pas de forte boisson après ; mais si l'on en a bu , ce n'est plus dangereux.
crEn buvant de Teau à sa soif, etc. •»
Qui est-ce qu'on exclut par là? R. Idi bar-Abin répond qu'on entend dispenser celui qui boit pour faire passer un morceau qui l'étouffé.
<r Selon R. Tarphon, on dit : Il crée de nombreuses âmes et leur f. kb\ nécessaire, -n
Raba bar-R. Hanan demanda à Abayé ^ ou selon d'autres, à R. Joseph: Quelle est la rè^e? Il n'y a qu'à voir, lui répondit-il, ce que dit le peuple (il suit l'avis contraire à R. Tarphon, et ne dit cette formule qu'à la fin).
' Tr. EroMn, fol. lA^ tr. Peêakim, foi. 5&'; tr. Menakotk, fol. 35\