‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 205 sur 266 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

fois). Eq somme, que faire ? R. Scheschetli dit : Si Ton a commence par les mots ïrton peuple Israël, ?> on termine par la formule : rrll sauve Israël,^ et si l'on a commencé aux mots tr Jérusalem ta ville, « on termine : rrll reconstruit Jérusalem, t? Selon R. Nahman, on termine en tous cas par cette dernière formule, comme il est dit : LEtemel reconstruit Jérusalem; U réunit les exilés d'Israël (Psaume gxlvii, 3); quand la reconstruira-t-il? Lorsqu'il réunira la dispersion d'Israël. — R. Zeira dit à R. Hisda : Si vous le voulez, nous nous mettrons à enseigner. Comment le faire, répondit-il, lorsque nous ne savons même pas complètement l'action de grâces? Qu'est-ce à dire? répliqua le premier. C'est que, répondit R. Hisda, lorsque chez le chef de la captivité j'ai récité l'action de grâces, R. Schescheth a redressé le cou contre moi comme un serpent (profondément étonné), parce que je n'avais mentionné ni l'alliance, ni la Loi, ni la royauté divine. — Pourquoi as-tu omis tout cela? — C'est que je suivais l'avis de R. Hananel au nom de Rab, qui dispense de la mention de ces trois sujets, parce que l'alliance n'a pas lieu sur les femmes, et que ni la Loi ni la royauté ne sont applicables en entier aux femmes ou aux esclaves. — Tu as eu tort d'abandonner l'avis de tous les tanaïm et amoraïm pour adopter celui de Rab.

Rabba barbar-Hana dit, au nom de R. Yochanan, qu'il faut mentionner la royauté en tête de la quatrième section. Cela ne va-t-il pas sans dire? Non, il s'agit d'indiquer, ainsi qu'on Ta dit plus haut (f. Ao^), que sans cette mention la bénédiction est incomplète. Aussi R. Yochanan dit-il seulement qu'il faut la rappeler une fois, tandis que R. Zeira demande une double mention , une fois pour cette section et une fois pour la précédente. S'il en est ainsi, pourquoi ne pas en demander une troisième pour In deuxième section (qui ne contient pas non plus le mot royauté)? Pour celle-ci , ce n'est pas nécessaire, parce qu'elle est rapprochée de la première (qui contient ces mots) , tandis que pour la troisième , quoique pourvue des mêmes conditions , il est bon de le dire, parce qu'il ne serait pas convenable, après avoir mentionné la royauté de David, de ne pas rappeler au moins celle de Dieu. Voici, selon R. Papa, ce que voulait dire R. Zeira : Il faut mentionner deux fois la royauté en dehors de la formule initiale (aussi dit-on : tRoi de l'univers, Dieu, notre père, notre roi, etc.?)). R. Zeira se trouvait derrière R. Gadal, lequel se trouvait devant R. Houna et enseignait ce qui suit: Si l'on a oublié dans l'action de grâces la mention du sabbat, on dit ensuite : rrSoit loué celui qui a institué le sabbat comme repos de son peuple Israël, par amour, comme signe d'alliance; soit loué celui qui sanctifie le sabbat.?) Quel est l'auteur de cet avis? C'est Rab. Il dit ensuite : Si un jour de fête on a oublié de mentionner cette solennité, on dit : trSoit loué celui qui donne les jours de fête à son peuple Israël, comme joie et souvenir; soit loué celui qui sanctifie Israël et les fêtes. ^ C'est encore, dit-on, l'avis de

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Rab. Il continua à enseigner : Si Ton a oublie de rappeler la néoménie, on dil : tr Soit loué celui qui a institué les néoménies pour son peuple dlsraël, en souvenir;^ mais nous ignorons si Ton dit le mot trpour la joie,?) ou non, si Ton y ajoute une formule finale (de louange), ou non, et si c*est en son propre nom ou au nom de son maitre qu'il l'enseignait F. /l9^ Gadal bar-Manjomi se trouvait en présence de B. Nahman. Gomme ce dernier s'était trompé dans sa récitation, il la reprit au commencement Pourquoi , lui dit-il , agis-tu ainsi ? C'est, répondit-il , l'avis de R. Scbela , au nom de Rab , qu'il faut recommencer. Mais R. Houna n'a-tril pas dit, au nom de Rab, qu'en cas d'oubli ou récite la formule supplémentaire? Ce n'est vrai, à ce que dit R. Menaschia bar-Tahelipha , au nom de Rab , qu'avant d'avoir conmiencé la quatrième section (là, on intercale le supplément); mais, une fois qu'elle est commencée, il faut redire le tout. R. Idi bar-Abin dit, au nom de R. Amram, ou de R. Nahman, ou de Samuel : Si l'on a oublié de mentionner la néoménie dans la prière, il faut recommencer; si c'est dans Faction de grâces qu'on Ta omise, c'est inutile. Pourquoi, demanda R. Abin à R. Amram, établit-on cette distinction entre la prière et l'action de grâces? En effet, dit-il, cela m'a paru singulier, et j'en ai fait l'observation à R. Nahman , qui me dit : De mailre Samuel lui-même je n'ai rien appris; mais voyons nous-méme ce qu'il en est (et l'on peut dire) : Pour la prière, qui est une obligation, on recommence, mais non pour l'action de grâces, parce que c'est un acte volontaire de manger. Si c'est là le motif, De serait-on pas obligé de recommencer aux jours de samedi et de fête , parce que le repas, en ces jours, est obligatoire? En effet, répondit-il , R. Schila a dit, au nom de Rab, qu'en cas d'erreur il faut reconmiencer. Mais R. Houna ne dit-il pas, au nom de Rab, qu'en cas d'oubli on dit la formule supplémentaire? Ce n'est vrai, dit-on, que si l'on n'a pas encore commencé à réciter ia quatrième section; mais au cas ailirmatif, il faut recommencer le tout

«Pour quelle quantité se prépare-t-on ensemble? etc.?)

Est-ce à dirç que , selon R. Méir, il faut avoir mangé au moins la grandeur d'une olive, et, selon R. Juda, celle d'un œuf? N'a-t-on pas appris l'inverse dans l'enseignement suivant^ : («Si à la sortie de Jérusalem on se souvient d'avoir en main de la chair consacrée*, et qu'on ait déjà dépassé le scopos^, on la brille sur place; sinon, on retourne pour la brûler à l'endroit spécial du Moria avec du bois de l'autel; pour combien faut-il revenir? Tant pour ceci

* Tr. Pesahim, fol. 49' et Si**. * Cet emplacement était une espèce

* Elle devient profane , si elle est trans- d'observatoire du Temple. Voir plus haut , portée au delà des murs de Jérusalem. 1" partie, p. 176.

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