CHAPITRE PREMIER
vait entièrement ; et il n'a pas entendu dire qu'il ne faut pas lire le commencement de la troisième section et qu'il n'y a lieu de l'achever que si l'on en avait commencé la lecture par erreur. Les rabbins jérusalémites sont d'avis qu'on doit conmiencer cette section, mais non la terminer (c'est-à-dire, on omet les particularités relatives aux tsitnthy non applicables le soir). On a demandé à R. Acha bar-R. Zeira comment son père faisait. Agissait-il selon l'avis des rabbins palestiniens, ou se conformait-il à l'avis des Rabyloniens? R. Ezéchias dit : (T II suivait l'avis de ceux de Jérusalem, et R. Yosé ceux de Palestine. 19 R. Hanina dit : (r Cette dernière opinion parait la vraie, car R. Zeira agissait avec grande sévérité, ainsi que ces rabbins (de Rabylone);?) cela prouve qu'il se rangeait à leur avis. On a enseigné : Celui qui lit le schéma^ du matin doit rappeler la sortie d'Egypte dans la bénédiction qui le suit ; selon Rabbi, il faut y rappeler la souveraineté de Dieu; selon d'autres, enfin, on doit rappeler le passage de la mer Rouge et la mort des premiers nés (en Egypte). R. Josué ben-Lévi dit qu'il faut énumérer tous ces faits et ajouter les mots : Rocher d^Israël et son Ubératewr. Il dit encore : Si l'on n'a pas mentionné le don de la loi dans la deuxième section de la bénédiction du repas, il faut la répéter. Pourquoi? Parce qu'il est dit (Psaume cv, 44) : /ï leur a donné ks terres des nations ; dans quel but ? pour qu'Us observent ses lois et qu'ils respectent ses ordres^. R. Ra bar-R. Acha, au nom de Rab, dit : Si dans cette section on n'a pas rappelé l'alliance d'Abraham, ou si, dans la troisième section, on a omis la mention du règne de David, il faut la répéter. R. Il a dit : Si l'on a dit les mots : consolateur de Jérusalem, cela suffit. Rar-Kapara dit : Celui qui (dans la prière) dit: Ahram au lieu d'Abrahatn, transgresse une prescription affirmative. Selon R. Lévi, c'est aussi un précepte négatif; cet avis s'appuie sur ce verset (Genèse, xvii, 5) : On ?te (appellera plus Abram. L'ordre positif est compris dans ces mots : Que ton nom soit Abraham. Mais, fut-il objecté, les gens de la grande synagogue ne l'ont-il pas appelé Abram? N'est-il pas dit (Néhémie, u, 7) : Cest toi, FÉtemel Dieu, qui as choisi Abram? Ceci est différent, et veut dire que, lorsqu'il n'était encore qu Abram (avant la révélation divine), tu Vas choisi.De même, si on appelle Sara du nom de Saraï, transgresse-t-on un commandement? Oui, cela a été prescrit à Abraham. S'il en est ainsi, pourquoi, en nommant Israël Jacob, n'enfreint-on pas la défense? Parce que ce second nom lui a été ajouté, sans supprimer le premier. Pourquoi, d'après les changements de nom d'Abraham et de Jacob, le nom d'Isaac n'a-t-il pas été aussi changé? C'est que le nom de ces deux patriarches leur a été donné par leur famille, tandis que celui d'Isaac a été donné par Dieu, car il est dit (Genèse, Aid. 1 9) : Tu le nommeras Isaac. Quatre individus ont reçu leur nom avant leur
' C'est donc inséparable.