‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 220 sur 266 · CHAPITRE IX. /i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. /i

dit la voix du schofary ils mitonnèrent un grand cri y et le mur tomba de lui-même? Comme sa largeur et sa hauleur étaient égales, il a dû y aveirun certain engloutissement.

R. Juda dit au nom de Rab que quatre groupes doivent rendre grâce à Dieu : ceux qui voyagent sur mer, ceux qui traversent les déserts, ceux qui ont été guéris d^ijne maladie , et les prisonniers délivrés. Gomment le sait-on pour les voyageurs maritimes ? C*est qu*il est dit : Ceux qui descendent en mer sur des vaisseaux j etc. ont vu T œuvre de Dieu (Psaume cvii , a3 et suiv. ) ; puis : Un vent dorage s"" éleva {ibid. 2 5 ) ; elles abîmes s'élèvent aux deux et Us s' croissent ( 3 6 ) ; et ib tremblent et s'agitent comme Vhomtne tore (97); et Us invoquent Dieu dans leur angoisse^ qui les délivre de leur inquiétude (38) ; et t/ a changé Forage en bruissement (39); et Us se réjouissent du calme (3o); et enfin : Ils rendent grâce à Dieu et Us racontent ses merveilles aux hommes (3i). Comment le saii-on pour ceux qui traversentles déserts? C'est qu'il est dit : lisse sont égarés dans le désert j dans la solitude du chemin; Us n'ont pas trouvé de vUle habitée (à). Ils invoquèrent Dieu qui les fit marcher dans tift chemin droit {'^). Ils rendent grâce à Dieu (8). Pour celui qui a été guéri de la maladie, il est dit : Les sots doivent souffrir de leur conduite criminelle et de leurs péchés (17). Tout mets répugne à leur âme (18). Ils invoquent Dieu dans leur angoisse (1 9). Il envoie son ordre et les guérit ( 30). Qu'ils rendent donc grâce à Dieu (31). Pour le captif délivré de la prison, il est dit : Ceux qui hUtitent les ténèbres et les ombres de la mort (10); parce qu'Us se sont révoltés contre la parole de Dieu (11); U ploya avec peineleur coeur (\ù);Us invoquèrent VEtemel dans leur angoisse {ii);U les délivre des ténèbres et des ombres de la mort (i&); qu'Us rendent donc grâce à Dieu. ^Quelle est pour ces cas la formule de bénédiction? Selon R. Juda, on dit: «rRéni soit celui qui accorde des bienfaits.?) Il faut, dit Abayé, rendre grâce devant dix personnes, comme il est dit {ibid. dû) : Ils Télèvent en assemblée du peuple, Mar Zoutra ajoute que deux d'entre eux doivent ôtre des rabbins, comme il est dit {ibid.) : Ils le louent dans le séjour des vieUlards. Mais, demanda R. Asché, ne faut-il pas en conclure que tous doivent être rabbins? Il n'est pas dit dans l'assemblée des vieillards, mais dans celle du peuple. Mais comment sait-on que sur dix la majorité peut être des gens du peuple contre deux rabbins? Cette question subsiste. R. Juda tomba malade, puis fut guéri. R. Hana de Bagdad et les rabbins se rendirent auprès de lui et lui dirent : «rLoué soit Dieu de ce qu'il t'a rendu a nous, au lieu de te livrer à la mort.?} Par ces mots, leur dit-il, vous m'avez dispensé de l'action de grâces. Mais Abayé ne dit-il pas qu'il faut rendre grâce devant dix personnes? Ils étaient, eu effet, dix. Pourtant, ne peut-on lui reprocher de ne l'avoir pas récitée lui-même? Il suffit de répondre amen à la récitation d'autrui.

R. Juda dit : Trois personnes ont besoin d'être gardées : le malade, le iiancé et la fiancée; selon d'autres, à cette énumération on ajoute aussi la femme en

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couches; selon d'autres, on ajoute encore la personne en deuil, ou eniin les savants pendant la nuit. Il dit ëgaiement : Celui qui prolonge trois objets F. 55'. aura une longue vie : la prière, la table et in secreto. Est-il bon de dire une longue prière? R. Hiya bar-Aba n'a-t-il pas dit au nom de R. Yochanan : Si Ton prolonge la prière et qu'on la médite, il peut en résulter des maun de cœur, selon ce verset (Proverbes, xiii, m) : Une espérance prohngée affaiblit le cœur? Et R. Isaac ne dit-il pas : Trois objets rappellent les péchés des hommes : un mur qui menace de tomber en ruines , la méditation dans la prière, et celui qui abandonne au ciel le jugement à prononcer sur le voisin? Il n y a pourtant pas de contradiction : si Ton espère que la prière sera exaucée par le prolongement de la méditation, il peut en résulter un mal de cœur par la déception; mais, sans cet espoir, il est bon de dire une longue prière. Gomment fait-on? On insiste sur la miséricorde divine. — Il est bon de rester longtemps à table, car pendant ce temps un pauvre peut arriver, auquel on donnera une part du repas, comme il est dit (Ezéchiel, xli, 93) : Uautel était de bois y haut de trois coudées; puis : Et il me dit : Voici la table qui est devant TEtemel; il a commencé en parlant de Tautel, et il a fini par la table ^ R. Yochanan et R. Éliézer disent tous deux : Aussi longtemps que le temple subsistait, Tautel servait à pardonner les fautes d'Israël; maintenant la table de Thomme fait cet oflSce. Est-il bon de rester longtemps aux cabinets? N*a-t-on pas dit : Dix objets alourdissent le bas-ventre: de manger des feuilles de jonc, ou des feuilles de vigne, ou des bourgeons de vigne , ou les membres durs d un animal (comme la gorge , la langue, etc.), ou Taréte principale du poisson, ou du poisson salé insuflBsamment cuit, ou de boire la lie du vin, ou de s'essuyer avec de la chaux (après la satisfaction des besoins), ou avec des tessons, ou avec un morceau de terre dont un autre s'est déjà servi, ou enfin, selon quelques-uns, de rester trop longtemps aux cabinets (n'y a-t-il pas contradiction)? Non, c'est nuisible lorsqu'on reste trop longtemps accroupi; mais en étant assis, c'est au contraire bon. C'est ainsi qu'une femme disait à R. Juda bar-Ilaî : Ta face ressemble aux éleveurs de porcs et à celle des usuriers^ (à quoi cela tient-il ? ). — Par ma foi, lui répondit-il, je m'abstiens de ces deux métiers; mais depuis ma demeure jusqu'à la salle d'étude il y a vingt-quatre cabinets, et datas chacun d'eux j'examine si j'ai besoin d'y aller.

R. Juda dit : Trois choses abrègent la vie de l'homme : de ne pas lire dans le rouleau de la Loi que Ton a reçu pour cela, de ne pas bénir la coupe de vin qui vous a été donnée dans le but de la bénédiclion, et enfin de s'attribuer

' Tr. HaghigA, fol. 97'; Ir. Menahoth, ceux qui n'ont pas de soucis. V. Ir. .Vfrfirfol. 97'. fim, fol. /i9^

' C'est-à-dire , tu as bonne mine , comme

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