‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 222 sur 266 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

farrwera aucun mal ( Psaume xci, lo)? R. Hisda répond au nom de H. Jërëmic bar-Abba que cela signifie : ^le f effraye ni de mauvais songes, ni de mauvaises pensées; nuBe plaie tiaUeindra ta tente y c est-à-dire que tu ne trouveras pas ta femme en doute de menstrues à ton retour d'un voyage (n est-ce pas en contradiction avec Tavis deR. Houna?). Non, c*est que Thomme vertueux n^a pas de mauvais songes, d'autres les ont pour lui. Mais est-ce un avantage de n*en pas avoir? R. Zeira ne ditr-il pas que, si Ton reste sept jours sans avoir de songe, on passe pour un impie, selon ce verset (ainsi traduit) : Celui qui repose rassasié y sans être visité (par un rêve), est impie (Proverbes, xix, aS)? Voici ce qu'on veut dire : Il a eu un songe, mais sans savoir quelle en est la signification.

R. Houna bar-Amë dit au nom de R. Pedath ou de R. Yochanan : Si en voyant un songe on a Tâme triste, on doit aller l'exposera trois personnes. Comment l'exposer, puisqu'il est dit qu'un songe non explique est comme une lettre non lue? Non, voici ce qu'on entend par là : on cherche à l'améliorer devant trois personnes, en leur disant : C'est un bon l'éve que j'ai eu; ceux-ci lui répondront: (r C'est bien, qu'il soit bon et que la Providence le fasse tourner^en bien ; sept fois il sera décidé en ta faveur, du haut du ciel , que ce soit bon,w et il sera bon; on dira ensuite les trois versets d'intervention, les trois de rachat et les trois de la paix. Les trois versets d'intervention ou changement du destin sont les suivants : i® Tu as changé mon deuil en danse; tu as ouvert mon sacet tu m'as ceint de joie {Pb. xxx, 13); ^^ Alors la vierge se réjouira dans la danse; ks jeunes gens et les vieillards seront ensemble , et je changerai leur affUcUon en joie (Jér é mie, XXXI, 1 3); 3^ Dieu n'a pas voulu écouter Balam, U a changé, etc. (Deuléronome , xxiii, 6). Les trois versets de rachat sont les suivants : 1^ lia racheté mon Ane en paix contre F oppression qui me gagne, etc. (Psaume lv, 19); 9^ Ceux qui som rachetés par F Étemel retourneront, etc. (Isaïe, xxxv, 10); 3^ Le peuple dit à SaiU: Fera-tHm mourir Jonathan qui a remporté la victoire (où il s'agit aussi de rachat, I Samuel , xiv, 45). Les trois versets de la paix sont : i*" // crée le produit des lèvres, paix de loin et de pris, et je Vai guéri (Isaïe, lvii, 19); 3^ L'esprit gagna Amassât, etc. (même expression de paix, I Chroniques, xii, 18); 3® Vous diret : fl en est ainsi de la vie, puisses-tu être en paix et que ta maisfm soit en paix (I Samuel, xxv, 6).

Amemar, Mar Zoutra etR. Asche étaient assis ensemble ; ils dirent : Quechacun de nous raconte quelque chose de nouveau, que n'ont pas encore entendu les compagnons. L'un d'eux commença et dit: Celui qui a eu un songe, sans savoir ce qu'il contenait, doit se placer devant les sacerdotes au momentoii ils étendent les mains pour bénir le peuple ^ et dire ceci : (t Maître de l'univers, je suis à

loi , et mes songes t'appartiennent ; j'ai eu un songe sans savoir son contenu ; soit

' Usage maintenu de nos jours.

hhij TRAITE DES BERAKHOTH.

que j'aie rêvé de moi-même, soit que d'autres aient rêvé de moi, soit que j*aie rêvé d'autrui , si ces rêves sont bons, fortifie-les et réalise-les comme les songes de Joseph; s'ils ont besoin de remède, guéris-les comme Teau amère par notre maître Moïse (Exode, xv, sS-sS), comme Miriam a été guérie de la lèpre (Nombres, xm, 10-16), comme Ézéchias a échappé à sa maladie (II Rois, xx, 10), comme Elisée a pallié le mal des eaux de Jéricho (II Rois, 11, 91), et comme tu as changé en bénédiction la malédiction de Balaam Timpie (Nombres, xxiii); de même, change pour moi tous mes rêves en bien.D On achève cette formule en même temps que les sacerdotes, au moment où rassemblée dit amen. Ou bien (lorsque, ayant cessé, les sacerdotes se tournent vers Tarche sainte) on dit ceci : «rÔ puissant dans les hauteurs, toi qui séjournes dans la force, tu es la paix et ton nom est la paix; qu'il te plaise de répandre la paix parmi nous, n

Le second commença à dire ceci : Si quelqu'un, en entrant dans une ville, craint Teffet pernicieux d un mauvais œil , qu'il place le pouce de la main droite dans la main gauche et celui de la gauche dans la droite, en disant: rMoî un tel, fils d'un tel, je descends de la race de Joseph, sur lequel le mauvais œil n'a pas d'effet^?» selon ce verset ainsi traduit (Genèse, xlix, 99) : Cest une branche fertile , Joseph^ cest une branche fertUe aundeseus de FceU (de ses mauvaises influences). R. Yossé bar-R. Hanina ditqu'on le conclut de ces mois {ibid. xlviii, 1 G) : Que, semblables aux poissons^ ils se multipUent au sein de la terre; de même que les poissons de la mer sont couverts par l'eau et ne peuvent être atteints par le mauvais œil , il en est de même de la race de Joseph , et s'il craint d'exercer lui-même une mauvaise influence, qu'il regarde le côté gauche de son nex ^.

Le troisième dit : Si quelqu'un est malade, il n'en devra rien dire le premier jour, afin de ne pas empirer sa destinée; mais plus tard il peut en faire part aux siens. C'est ainsi qu'agit Raba en étant malade; au second jour seulement il chargea son serviteur de le faire savoir, de dire à tous ceux qui l'aiment de prier Dieu en sa faveur afin que ses ennemis s'en réjouissent. Cependant il est dit (Proverbes, xxiv, 17) : Lorsque ton ennemi tombe y ne te réjcuis pas^ et lorsqu'il chancelle, que ton cœur ne soit pas joyeux. Si Dieu le voyait, cela lui déplairait, et il détournerait de lui sa colère (cette dernière pensée de Raba est donc inexacte).

Lorsque Samuel avait eu un mauvais rêve, il disait (pour l'annuler) : Les

* * Plus haut, fol. 90*; tr. Baba Metsia, pas toujours échapper aux influences my&-

fol. 8/1*; tr. Baba Bathra, fol. 118^; Ir. térieuses des Chaldéens, des mages, des

Séta, fol. 36\ sectateurs du parsisme, si pernicieuses

' Il est bon de rappeler, pour excuser pour la religion pure du monothéisme.

de tels dévergondages de pensées supers- qui est exempte de faux préjugés.

titieusos. que ces taimudistes ne savaient

Page 1