‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 229 sur 266 · CHAPITRE IX. /i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. /i

rétemunient, il est dit (Job., xli, lo): Son élemwnenl répand la lumière. De la transpiration , il est dit (Genèse, m , 1 9 ) : ^4 b sueur de ton front tu mangeras du pain (pour cela il faut être sain). Du relâchement, il est dit (Isaïe, li, lâ) : Si révacuation se hâte de sortir, il ne mourra pas dans la fosse. De la pollution, il est dit {ibid. lui ,10):// verra sa semence et aura de longs jours. Du sommeil , il est dit: (Job, m, i3) : Si je pouvais dormir, je serais reposé. Enfin du songe, il est dit (Isaïe, xxxvni, 16) : Tu m'as laissé rêver (me rétablir) et vivre.

Six choses guérissent les malades d'une manière définitive ^ savoir : les produits du caroubier, des choux, Peau ayant servi à cuire des folioles sèches^, de Testomac, la matrice et le réseau du foie, et, selon d autres, de petits poissons; de plus, de petits poissons fertilisent tout le corps de Thomme.

Il y a dix choses nuisibles au malade et qui empirent son état : la nourriture de bœuf, de la viande grasse, du rdti, de la viande d*oiseau, Tœuf cuit, la coupe des cheveux de suite après la maladie, le goujon, le lait, le fromage et le bain; d'autres placent au même rang les noix, et même les concombres. On a enseigné chez R. Ismaël : On les appelle kischouim (concombres), parce qu'ils sont lourds à digérer {kaschim) et aussi nuisibles que des sabres. Est-ce bien vrai? N'a-t-on pas interprété le verset de la Genèse (xxv, a3) : L'Étemel lui dit : Il y a deux peuples en ton sein, en changeant le terme peuple contre celui d'hommes, appliqué, selon R. Juda, au nom de Rab, à Antonin et Rabbi, qui ne cessèrent d'avoir sur leur table des radis, du raifort et des concombres, aussi bien en été qu'en hiver (n'est-ce pas une preuve que les concombres sont recommandés) ? Il n'y a pourtant pas de contradiction : il est bon d'en avoir un peu , mais l'excès nuit. ■

Si l'on rêve qu'il meurt quelqu'un dans une maison, c'est pourtant un pronostic de la paix qui régnera; si l'on a mangé et bu en rêve dans une maison, c'est bon signe pour elle ; si un objet en a été enlevé en songe, c'est mauvais signe. R. Papa déclare ceci au sujet des souliers et des sandales : Il est bon de voir enlever de la maison tout ce qui empêche le repos, sauf les souliers et les sandales (qui, servant à sortir, indiquent le départ d'une personne), et tout ce qui procure le repos est bon, sauf la terre (comme étant le signe de la tombe) et la moutarde (malsaine).

* P\ushaut,fo\.lili^{\}.fio^);li\Aboda rrapio simile, nigrum, l'erreum, oblon-

Zara, fol. 99*. frgum. Contra lienis villa bibitur, urintT

' Au sujet du ]'»D'»D ou liacÊW, voici ^ditricn Ilotes emendat. rémora t os nienses

rre que dit Dioscorides (l.lll. c. lxiii) : trciet, etc. ^ -^Sison exiguum semen est in Syria nntum

rr A la vue de l'endroit d'où Ton a arraché fidoiâtrie, etc.i^

Les rabbins ont enseigne : A la vue de Tautel de pierres dédie h Mercure, on dit: (cSoit iouë celui qui a montré sa longanimité à ceux qui transgressent sa volonté ;t} à la vue d'un endroit d'où Ton a arraché les vestiges de Tidolâtrie, on dit : crBéni soit celui qui a arraché Tidolâtrie de notre pays , et comme elle a été enlevée de cet endroit ^ putsse-t-elie être anéantie dans tous les pays où se trouvent des Israélites; ramène à ton culte le cœur de ceux qui adorent les faux dieux. « Hors de la Palestine, on ne dit pas ces derniers mots : er Ramène, etc.-n la plupart étant des Cuthéens^ Selon R. Simon ben*Éléazar, il faut même dire ces derniers mots pour ceux qui habitent hors de la Palestine, dans la conviction qu à Tavenir ils se convertiropt, conformément k ces mots (Sophonie, ui, 9) : /e changerai alors la langue des peuples en une autre plus claire. R. Hamnona enseigne ces mots : A la vue de Babylone Timpie, on doit dire cinq bénédictions, savoir : en voyant les ruines de la ville : «rBéni soit celui qui a détruit la Babylone impie ;7) en voyant la maison de Nabucbodonosor, on dit: «rBéni soit celui qui Ta détruite; Y) à la vue de la fosse aux lions ou de la fournaise ardente ^ on dit : ffBéni soit celui qui a accompli des miracles, pour nos ancêtres, en cet endroit;^* à la vue de Tautel de Mercure, on dit : «rBéni soit celui qui a montré de la patience à regard de ceux qui transgressent sa volonté; 9 a la vue de Tendroit dont on prend de la terre (pour en jeter sur les animaux en signe de désolation), on dit : tr Béni soit celui qui prescrit et qui accomplit, qui ordonne et tient sa promesse (de destruction). » Lorsque Raba voyait des ânes portant cette terre, il les frappait au dos, en disant: Allez vite, d justes, pour accomplir la volonté de votre maitre. Lorsque Mare, fils de Revina, venait à Babylone, il prenait de la terre dans son manteau et la rejetait au dehors, pour accomplir ces mots du prophète (Isaïe, xiv, ^'i): Je le balayerai avec le balai de la deetntetiou. Moi, dit R. Asché, je n avais pas entendu ce qua enseigné R. Hamnona, mais je Tai fait de moi-même et j'ai récité toutes ces bénédictions. F. 58'. R. Jérémie ben-Éléazar dit ^ : Lorsque Babylone a été maudite, ses voisines Font été aussi; mais lorsque Samarie Ta été, ses voisines ont été bénies. Pour Babylone et ses voisines, on le sait d'après ce verset (ibid.) : f en ferai le e^our des crapauds (nuisibles aussi aux environs) ei des étangs ieau; tandis que, lors de la malédiction de Samarie, ses environs ont été bénis, comme cela résulte de ces mots (Michée, 1,6): Je ferai de Samarie des ruines sur le champ y pow y planter la vigne , etc.

Ce rabbin dit encore : A la vue d'une armée israélite, on dit : Béni soit

* C'est l'esprit de tolérance poussé à * Elles rappellent rhisloire de Daniel

un tel degré, qu'il ne veut même pas et de Hanania, Michael et Azaria. demander la conversion de ces idolâtres. ^ Tr. Eroubin , fol. 1 8\

celui qui connait les mystères (les pensées intimes de tous ces hommes) ; à la vue d'une armée de païens, on rappelle ce verset : Votre mire a honte , etc. (Jerémie, l, la). Les rabbins donnent cette explication : A la vue d'une armée Israélite, est-il dit, on bénit celui qui connaît les choses cachées, parce que tous ces hommes ont autant d'idées diverses qu'ils différent par le visage. Ben- ZAma, ayant vu une multitude de gens sur les hauteurs de la montagne sainte, dit : Béni soit le sage des mystères et loué soit-il de les avoir tous créés pour servir Israël (en cultivant les champs). C'est lui qui disait : Que de mal le premier homme a-t-ii dû se donner pour manger un morceau de pain : il a cultivé , semé, moissonné, mis les épis en gerbe, il les a battus, passés au van, les a triés, les a moulus, a tamisé la farine, en a fait une pâte qu'il a cuite et mangée; tandis qu'en me levant je trouve tout cela préparé devant moi. Il a dû se donner non moins de mal pour arriver à se vêtir: il a tondu la laine, l'a blanchie, l'a cardée, l'a filée, Ta tissée, avant de se faire un vêtement; tandis qu'en me levant je trouve cela tout prêt. Il disait aussi: Quel est le langage d'un bon hôte? Que de peines le maître de la maison s'est données pour moi, que de viandes il m'a servies, que de vins il m'a oiFerts, que de petits pains il m'a apportés; et il ne s'est donné tout ce mal que pour moi. Au contraire, le mauvais hôte dit : Quel mal s'est donné ce maître de maison? J'ai mangé un pain, un morceau (de viande), je n'ai bu qu'un verre, et tout le mal qu'il s'est donné n'était pas pour moi, mais pour sa femme et ses enfants. Aussi du bon hdte il est dit (Job, xxxvi, dA) : Soumens-toi de louer son ceuvre aussi loin que peuvent voir les hommes. Du mauvais hâte, il est dit (ibid, xxxvii , 2&) : Cest pourquoiks himme, le craignent, etc.

L'Aomnie, est-il dit, au temps de Saûl, était un vieiUard/aisant partie des hommes considérés (I Samuel, xvii, i s). Selon Raba, ou R. Zebid, ou R. Oschia, c'était Jessé, père de David, qui sortait et rentrait avec une armée (ce sont là les hommes cités dans ce verset) , et il enseignait auprès d'elle. Nous admettons, dit Oula, qu'il n'y a pas d'armée en Babylonic, puisqu'on a enseigné que l'on entend par là un ensemble de six cent mille hommes.

Les rabbins ont enseigné : A la vue des sages d'Israël , on dit : Soit loué celui qui a communiqué une part de sa sagesse à ceux qui le craignent; pour les sages du monde, on dit :Soit loué celui qui a donné une part de sa sagesse à ses créatures. De même, pour les rois d'Israël, on dit: Soit loué celui qui fait participera sa gloire ceux qui le craignent; et pour les rois étrangers, on dit: Béni soit celui qui fait participer ses créatures à sa gloire. On doit toujours s'eflbrcer, dit R. Yochanan, de courir au-devant des rois d'Israël, et non-seulement au-devant d'eux, mais aussi à la rencontre des rois étrangers'; d'ail-

' Comparez plus haut, fol. 9'* et i^^.

leurs, s'il y réussit, ii saura distinguer entre les rois d'Israël et ceux des ëiraogers. R. Schescheth, quoique aveugle, eut soin, lorsqu'on alla au-devant du roi, de faire comme tout le monde. Un Sadducëen le vit et lui dit : On porte des cruches à Teau (pour en emporter), mais que viennent y faire les cruches cassées (comme toi qui es aveugle)? Je vais te prouver, lui répondit le rabbi, que je vois mieux que toi. Comme la première division passait et qu'il se mettait à crier: Le roi arrive, R. Schescheth dit que ce n'était pas lui; au passage de la deuxième division donnant lieu à la même exclamation , R. Schescheth le prévint que ce n'était pas encore le roi; au passage de la. troisième division, on se tut; voilà le roi maintenant, dit R. Schescheth. Gomment le sais-tu? lui demanda son voisin. C'est que, dit le rabbin, il en est de la royauté terrestre comme de celle du ciel, dont il est dit (lRois,xix, u, i^): Sors ^ place-Un starla montagne aurdevant de V Etemel, et y lorsqu'il passera , U y aura un grand ueni qui renverse les montagnes y qui brise les rochers au-devant de FÉtemeL Dieu n^est pas dans le vent; et après le vent est V orage , ou ne réside pas non plus Dieu; après Tarage vient le feu , où ne réside pas non plus Dieu ; mais après le feu il y a un sonfaU>le et à peine perceptible. A l'arrivée du roi, R. Schescheth commença à réciter la bénédiction d'usage. A quoi bon, lui dit le Sadducéen, réciter cette bénédiction, puisque tu ne vois pas? — Quelle a été la fin de cet homme? Selon les uns, ses compagnons lui crevèrent les yeux; selon d'autres, R. Schescheth le maudit ^ et il fut changé en un tas d'ossements.

R. Schila punit un homme qui avait cohabité avec une Egyptienne. Le condamné alla l'accuser auprès du roi, eu disant : Il y a un homme chez les Juifs <]ui prononce des jugements sans l'autorisation du roi. Celui-ci lui envoya (les messagers qui vinrent lui demander compte de sa punition. C'est vrai, ditil , car il a cohabité avec une ânesse. — As-tu des témoins de ce crime? — Oui , dit-il, et le prophète Elie se présenta sous une forme humaine et en témoigna. S'il en est ainsi, dirent-ils, il mérite la mort. Nous, répondit le rabbi, depuis que nous sommes en captivité, nous n'avons pas le droit de condamner à mort; quant à vous, qui en avez le droit, faites comme bon vous semblera. Pendant qu'ils réfléchissaient sur la Loi, R. Schila commença à dire ces mots : A tot, tternel, appartient la grandeur, la force, etc. (I Chroniques, xxix, ii). — Que distu là? lui demandèrentrils. — Voici le sens de mes paroles, dit-il; je loue Dieu d'avoir placé une royauté sur terre, comme il y en a une au ciel, et qui vous a donné la puissance et l'amour deja justice, — U aime beaucoup, dit-on, la dignité royale, et on lui donna un sceptre en main, en le priant de juger selon la Loi. Lorsque le condamné apparut, il dit : Se peut-il que la Providence accomplisse de tels miracles pour les menteurs? — Impie, lui dit le rabbi, n'j

' Tr. Schabhathy fo].3V; Uahn Bathra , fol. 70'; Sifnlicdrbi . fol ioo\

a-l-il pas lieu d'appeler cet acte celui d'un âne, comme il est dit (Ézéch. xxiu, fko) : Leur membre est celui iun âne? Comme il vit que cet homme allait leur dénoncer qu'il les avait traités d ânes, le rabbin se dit : C'est un persécuteur^ que la Loi dit de tuer en premier lieu, s'il a des intentions criminelles; il le toucha donc du sceptre, et le mit à mort. Le rabbin dit : Comme un miracle a été accompli pour moi grâce à ce verset, je veux l'interpréter : 4 tôt, Etemel^ la grandeur y* ce qui correspond à la Création , comme il est dit : // accomplit de grandes anwres qui sont incompréhensibles (Job, ix, lo); la force, cela correspond à la sortie d'Egypte, dont il est dit iDieu vit la main puissante , etc. (Exode, x]v,3i); à la splendeur correspond l'arrêt du soleil et de la lune sous Josué, dont il est dit : Ze soleil resta muet et la bine s'arrêta, etc. (Josué, x, i3); à la tnctoire correspond la chute de Babylone, dont il est dit : // répandit son sang (sa victoire) sur mes vêtements (Isaïe, Lxni, 3 ); le terme mcqesté fait allusion à la guerre des canaux d'Arnon , comme il est dit : Cest pourquoi U est écrit dans le livre des guerres du Seigneur eth waheb à soupha,eic. (Nombres, xxi, i&); aux mots tout ce qui est dans les deux et la terre correspond la guerre de Sisra, dont il est dit : Du haut du ciel Us ont combattu y les étoiles dans leur voie y etc. (Juges, v, so ) ; l'expression à toi, Étemel, le gouvernement fait allusion à la guerre d'Amalek, dont il est dit : Car la main est au trône de Dieu (Exode, xvii, 17); le terme Vélevé indique la guerre de Gog et Magog, comme il est dit en effet : Me voici vers toi, Gog, prince de Rosch , de Meschekh et de Toubal ( Ezéchiel , xxxviii , 3 ) ; enfin comme chef aur-dessus de tout, c'est que, dit U. Hanan bnr-Raba au nom de R. Yochanan, on nomme du haut du ciel même les chefs des irrigations d'eau (pour arroser les champs). On a enseigné dans la Mischnâ, aunomde R. Akiba,que les mots à toi, Etemel, la grandeur représentent le passage de la mer Rouge; la force, c'est la mort des premiers-nés; la splendeur, c'est la promulgation de la Loi; la victoire, c'est Jérusalem; la majesté, c'est le temple.

Les rabbins ont enseigné : A la vue des maisons israélites, lorsqu'elles sont F. r>s'. habitées, on dit : Loué soit celui qui fixe la limite de la veuve (Prov. w, 96); si elles sont ruinées, on dit: Soit béni le juge de la vérité. A la vue des maisons d'idolâtrie habitées, on dit : L'Etemel renversera la maison des orgueiUeua: {ibid.); si elles sont détruites, on dit : Cest un Dieu île vengeance, FEtemel, cest un Dieu de vengeance qui rayonne (Psaume xciv, 1).

Oula et R. Hisda, pendant leur voyage, arrivèrent à la porte de R. Ilana har-Hanilaï; R. Hisda se courba et soupira. Qu'as-tu, lui dit Oula, à soupirer

' Le délateur était non-seulement Toh- dangereux , qu'il est bon do tuer pour

jol d'un profond mépris parmi les Hé- l'empêcher do mnl agir. (Voir Exode,

breux, mais encore il était considéi'é \xii,9.) romme un persécuteur, comme un ôtrc

àlà TRAITÉ DES BERAKHOTH.

ainsi? Rab ne dit-il pas^ que le soupir brise à moiti'é le corps de rhomme, comme il est dit (Ëzëchiel, xxi, a) : Et tôt, Jilê de rhonune; que les soupirs brisent y etc. et même, selon R. Yochanan, ils brisent le corps entier, comme il est dit ( ibid. i » ) : Lorsqu'ils te demanderont pourquoi tu soupires , tu répondras : Cest à cause des mauvais bruits que tous les cceurs sont fondus (en entier) ? Je ne puis m'empécher de soupirer, répondit-il : dans cette maison , il y avait autrefois soixante cuisiniers le jour et soixante la nuit, afin de cuire pouf* tous ceux qui avaient besoin; le maître de cette maison ne cessait d'avoir la main à la bourse, pour que, s'il arrivait un pauvre honteux, il ne rougit pas en voyant apporter la bourse; en outre , il y avait quatre portes ouvertes vers les quatre coins de la terre, et tous ceux qui entraient affamés sortaient rassasiés; enfin il répandait au dehors, aux années de disette, du froment et de Torge, pour que ceux qui rougiraient d'en venir prendre le jour vinssent la nuit^; comment ne pas soupirer à la vue de cette maison en ruines ? Voici , lui dit son compagnon, ce que R. Yochanan a dit : Depuis le jour de la destruction du temple, il a été décrété que les maisons des justes seraient également détruites, comme il est dit (Isaïe , v, 9 ) : i4 mes oreilles y Dieu Sebaoth a déclaré que de nombreuses maisons seront désertes, les grandes et les belles n'aurotit plus d^habitants, etc. R. Yochanan ajoute : Dieu les rétablira plus tard dans leur état primitif, comme il est dit : Cantique des degrés à Daeid : Ceux qui ont confiance en Dieu sont comme la montagne de Sion (Psaume cxxv, 1); or, de même que la montagne de Sion sera plus tard restaurée, de même le seront les maisons des justes. Il vit que l'esprit de R. Hisda n'était pas encore satisfait; il lui répondit donc : Le serviteur doit se satisfaire de la situation du maitre (il n'y a pas lieu de s'affliger de ces ruines pendant la destruction du Temple).

Les rabbins ont enseigné : A la vue des tombeaux d'Israël on dit : trSoit loué celui qui vous a formés avec justice, qui vous a nourris avec justice, vous a entretenus avec justice , vous a recueillis avec justice , et un jour vous ressuscitera de même. 7) Mar, fils de Revina, terminait ainsi cette formule au nom de R. Nahman: Al sait le nombre de vous tous, il vous fera un jour revivre et vous rétablira; soit loué celui qui opère la résurrection des morts. ?> A la vue des tombeaux d'idolâtres on dit : Votre mire a honte, etc. (Jérémie, l, 13).

R. Josué ben-Lévi dit : Si depuis un mois l'on n'a pas vu son compagnon, on dit la formule suivante : trSoit loué celui qui nous a fait vivre, qui nous a fait subsister et atteindre cette époque, yt Après un an , on dit : Soit loué celui qui ressuscite les morts. Rab dit : Le cœur n'oublie un mort qu'au bout d'un an, ainsi qu'il est dit : Comme un mort f ai été oublié; je suis devenu un

' Tr. KetkoubotH. fol. 6a". ' née, 3* récit), relatant les libéralités dp

* L'un des contes de Boccace ( 1 o' jour- Nathan , semble inspiré de ce passage.

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