‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 241 sur 266 · CHAPITRE IX. /i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. /i

couche, excepte sur la terre, et s'asseoir sur n'importe quel siège, saufsur une poutre dont on peut tomber. Samuel dit : Le sommeil h Taube du jour est aussi agréable au corps que Tacier au fer, ainsi que Tëvacuation faite à ce moment. Bar-Kapara vendait les maximes suivantes au prix de Tor : Mange lorsque tu as faim (profite du moment d'appétit), bois à ta soif, quand la marmite bout vide-la (satisfais tes besoins) ; lorsque la corne retentit à Rome (en signe de désir d'achat de figues), le fils du marchand de figues doit vendre celles de son père (si celui-ci est absent, il faut le remplacer avec opportunité). Abayé dit aux rabbins : Lorsque vous passez par les ruelles de la ville pour vous rendre aux champs, ne regardez ni d'un cdté ni de l'autre, car il pourrait y avoir des femmes aux fenêtres, et il n'est pas convenable de les regarder. Comme R. Safra était entré dans une garde-robe \ R. Aba vint frapper à la porte (pour savoir s'il y avait quelqu'un). Entrez, lui fut-il répondu. Lorsqu'il en fut sorti, R. Aba lui dit : Jusqu'à présent, tu n'étais pas semblable par l'impudence au bouc^ (le symbole du démon) , mais tu en prends les manières. N'a-t-on pas enseigné qu'il y avait au temple une torche, et une garde-robe tenue décemment de la façon suivante : Si c'était fermé, on savait qu'il y avait quelqu'un; si c'était ouvert, c'est qu'il n'y avait personne : n'estnse donc pas une affaire d'usage? Oui, mais R. Safra croyait qu'il était dangereux de se retenir, comme on a enseigné : R. Simon ben-Gamaiiel dit que, si l'on se retient de grands besoins, on peut être atteint d'hydropisie^'; si l'on se retient des petits, on peut être atteint de jaunisse. R. Éléazar étant monté à la garde-robe, un Perse ^ vint l'en repousser. R. Éléazar se leva et en sortit. Un petit serpent s'introduisit dans son rectum; R. Éléazar rappela alors à son propos ce verset : Ty mettrai un hmnme à ta place (Isaïe, xliii, &), où il faut traduire le mot oiam non par Aomrn^^ mais par Édomite (ou Perse).

El Fon disait de tetuer, mais elk (la décence) fa épargné (I Samuel, xxiv, 1 1) ; au lieu d'oit dit y n'est-ce ^SiSJepensMs qu'il eût fallu? Et au lieu de elle épargna, n'est-ce cas f épargnais qu'il fallait? R. Éléazar l'explique ainsi : David dit à Saûl : Tu étais digne d'être tué légalement, puisque tu étais le persécuteur, et la Loi recommande de tuer en premier lieu celui qui a des intentions homicides^. Mais ta tenue modeste t'a sauvé, comme l'indique ce verset(i6û(. &) : // arriva aux parcs de brebis, sur la route, où se trouoait une grotte. SaiUs^y rendit pour y remplir un besoin. On a enseigné : Il y avait une haie derrière l'autre et une

* Comp. tr. Tamid, ch. i, S i, fol. s 7^. * Dans notre Introduction, p. xlix, on

' Le mot TVt^ peut avoir aussi le sens aura lu déjà d'où proviennent, dans le

d^Édomite, comme dans Genèse, xxxvi, texte, ces coniusions entre les Romains et

a o ; cela signifie alors : Tu adoptes les ]es Perses.

rnceurs des païens. ^ Plus haut, fol. 58* (p. ^78). ' Plus haut, fol. â5* (p. Sso).

grotte dans l'autre; enfin du mot *iDnb, /knit coiitrir (de ce verset), on oondat qu il s'est enveloppe comme une tente (nsio). Pm David te leva et coupa mni bruit un ann du manteau de SaSl. Aussi, dit R. Yossë bar-R. Haiiina, celui qui méprise les vêtements finira par ne plus pouvoir en jouir complètement, comme il est dit : Le roi David étant devenu vieux^ on le couvrit de vêtements êont pomoir le réchauffer (I Rois, i, i). — Si TÉtemel fa exdti contre moij U agréera Toffiranài (I Samuel, xxvi, 19); selon Texplication de R. Élëaiar, Dieu dit à David : Tu m'as appelé séducteur, je vais t'ëprouver par un sujet connu même des enfante qui firëquentent les écoles, comme il est dit : Loreque tu voudras relever le nomhre des enfants ilsraël^ chacun devra donner pour le. représenter ou pour radieter son Ame, etc. (Exode, xxx, 19); aussitôt, en effet, Satan s'éleva contre IsraS. (I Chroniques, XXI, 1), et il est dit : // excita David contre eux, en disant daller coa^pHer Israël (Il Samuel, xxiv, 1). Or, en les comptant, il na pas demandé le prix du rachat, comme il est dit : UEtemel envoya la peste contrelsra^y du matin jusqu'à Tépoque déterminée (iUd. i5). Qu'entend-on par cette époque? C'est, répond Samuel le Vieux, gendre de R. Hanina, au nom de ce dernier, depuis l'instant de regorgement du sacrifice quotidien jusqu'à celui de Taspersion du sang; selon R. Yochanan, on veut dire jusqu'à midi.

Et il dit à Fange qui détruisait des gens du peuple, de s'arrêter; selon R. Éléazar, Dieu dit à l'ange de choisir les plus importants d'entre eux, pour que leur mort rachetât beaucoup de péchés. En ce moment mourut Abisaî ben^eroula, dont le mérite équivalait à la majorité des membres du synhédrin. Dieu vit la destruction (est-il dit), et la regretta (Chroniques, xxi, i5). Que voyait-il? Selon Rab, il vit Jacob notre patriarche, dont il est dit (Genèse, xxxii, 3) : Jaeot dit en les voyant (les anges chargés par Dieu de le protéger lui et sa postérité). Selon Samuel, il vit la cendre du bélier sacrifié en place d'Isaac, comme il est dit {ibid. xxn, 8) : Dieu verra Fagneau. Selon R. Isaac Napha, il se souvint de l'argent de rachat, dont il est dit (Exode, xxx, 16) : Prends T argent de rachat des enfants d> Israël^. Selon R. Yochanan, il vit le temple, dont il est dit : Ilapparattra sur la wumtagne divine (Genèse, xxii, lA). Cette eiqplicatîon fait l'objet d'une discussion entre R* Jacob bar-Idi et R. Samuel bar-Nahmeni. Selon l'un, il a vu l'aident de rachat; selon l'autre, la montagne sainte, et il parait que ce dernier avis est le vrai, puisqu'il y est dit (ihid.) i On dit en ce jour qu'U sera visible sur la montagne disine.

' Le péché du dénombrement, dit gent, ou par les sicles versés au trésor Raschi, a été racheté parle sacrifice d*ar- sacré selon le nombre des Israélites.

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