CHAPITRE IIL
neur), bien plus, quand il est mort (et surtout à la mort de sa sœur), n'a-t-il pas besoin d'aller se profaner. A quoi R. Nazzi répondit : Ce dernier cas est exceptionnel, et pour cela, on doit accomplir un devoir religieux auquel tout Israélite est obligé, en Thonneur de son frère. Un cohen peut-il se profaner pour rhonneur de son père ou celui de sa mère (et sortir pour les voir des limites de la Palestine)? R. Yessé aussi, à la nouvelle de larrivée de sa mère à Bozzéra, demanda à R. Yo'hanan s*il pouvait y aller. Celui-ci répondit : S'il y a danger (pour sa mère, et que sa présence puisse l'en tirer), il ne faut pas hésiter; mais s*il ne s'agit que d'honneur envers les parents, la . décision peut être douteuse. Mais, comme R. Yessé insistait, l'autre lui dit : Puisque tu es décidé à partir, va et reviens en paix. — R. Samuel bar-Isaac l'entendit et crut que cette décision n'était pas sincère. R. Éléazar ajouta alors : On n'a pas besoin d'une autorisation plus formelle (que celle de R. Whanan).
Un cohen peut^il se rendre impur (en rejoignant un convoi funèbre) en l'honneur de la communauté? Oui, quand on est arrivé en présence de deux routes, l'une longue mais pure, l'autre courte mais impure (où des morts sont enterrés) ; si le public suit la plus longue, le cohen ne doit pas les détromper et la suivre aussi; mais, si le public suit le chemin court, le cohen ne doit pas s'en écarter, puisqu'il doit agir pour l'honneur du public. — Cette règle n'est appliquée qu'aux cas considérés comme impurs, d'après les docteurs; mais, dans tous ceux qui sont défendus par la thora (Pentateuque), il faut s'en rapporter à la décision de R. Zéîra, qui dit: Le respect dû au public est tel qu'il l'emporte pour un moment sur un commandement négatif.
R. Jonas et R. José Galilé, au nom de R. José, fils de 'Hanina, rapportent (|u'on ne doit pas discuter sur la thora (la Loi) en présence d'un mort. Cependant nous trouvons qu'en présence du corps de R. Samuel, fils de Zadoc, R. Yo'hanan demanda à R. Yané son opinion sur cette question : Peut-on réserver les revenus réalisés d'un holocauste pour les dépenses de réparations du temple? Et R. Yané en a donné la solution (ce qui prouve qu on peut discuter sur la Loi, en présence d'un mort). Mais on suppose que cette conversation (entre les deux rabbins) avait eu lieu à une certaine distance du mort, ou après la cérémonie funèbre. Nous trouvons aussi que |{. Jérémie posa à R. Zéïra plusieurs questions à résoudre, en présence du corps mort de R. Samuel, fils d'Isaac, avant que la cérémonie fût achevée (ce qui prouve encore qu'il est permis de discuter la Loi devant le mort). Mais on réplique que cela s'est passé loin du mort (à l'écart), et non pas auprès de lui.
On a enseigné que les porteurs du corps mort (du cercueil) doivent se tenir déchaussés (pendant le trajet), car il peut arriver que la chaussure de
Tuu d'eux se déchire, et il serait interrompu dans l'exercice de ce devoir religieux.
Au milieu d'une conversation, R. Zéûra s'affaissa et on s'aperçut qu'il était évanoui. Et quand il fut revenu à lui, on lui demanda la cause de sa faiblesse; il répondit : Cela m*est arrivé à la suite de notre entretien sur le passage (de l'Ecclésiaste, vu, a): Et que lui qui est vicant pretme cela (la mort) à cour.
2. Après l'euterrement et au retour, on doit faire la récitation du schéma y si on a le temps de le commencer et de le finir avant d'arriver au cercle (qu on fait autour des gens en deuil pour les consoler) ; sinon, il vaut mieux ne pas la commencer. Ceux qui se tiennent à l'intérieur du cercle en sont dispensés , mais non ceux qui sont à l'extérieur (et qui ne voient pas les gens en deuil).
Nous enseignons : il ne faut emporter le mort qu'une heure avant ou une heure après le temps (prescrit) pour la récitation du schema\ afin de pouvoir la faire et prier (avec le public). — Cependant nous lisons (dans la Mischnâ ci-dessus) qu'après l'enterrement et au retour on doit réciter le schema\ si on a le temps de le conmiencer et de le finir avant d'arriver au cercle. Donc, ce que nous venons d'ajouter, qu'on laisse une heure avant ou après (l'enterrement), n'est-ce pas superflu? Non, cette latitude est réservée a ceux qui peuvent se tromper ou manquer (involontairement) l'heure indiquée (pour les prières).
Nous enseignons que les gens en deuil et les assistants (à la cérémonie funèbre), s'ils ne peuvent finir la cérémonie à temps, doivent l'interrompre pour réciter le schéma* (seulement) et non pour faire la prière (celle-ci étant plus longue). Mais il est arrivé déjà que nos docteurs avaient interrompu la cérémonie (funèbre) pour réciter le schema% ainsi que pour faire la prière. Nous lisons dans la Mischnâ qu'on peut commencer le schéma" (avant d'arriver au cercle) si on peut le finir (sinon, il ne faut pas le commencer) : si nous soutenons qu'il faut interrompre la cérémonie pour réciter le schéma*, ne va-t-il pas sans dire qu'on peut en commencer la récitation avant d'arriver au cercle? C'est qu'ici il s'agit du premier jour (de deuil), tandis qu'ailleurs il est question du second jour.
R. Samuel, fils d'Abdouma, dit : Si celui qui entre dans la synagogue (à l'heure de l'office) croit pouvoir finir sa prière avant que le *hazan (l'officiant) commence à répéter (Pamûia), afin de dire Amen, il peut la commencer et finir. L'un (des docteurs) soutenait qu'ici il s'agit d'avoir assez de temps pour dire Amen apvhs la troisième section de V'amida; selon Tautre, c'est dans le