‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 40 sur 266 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

cas où l'on croit pouvoir finir sa prière avant que le 'hazan ait terminé la seizième section» afin de dire Yamen. — R. Pin'hass rapporte que ces deux (docteurs) ne sont point en désaccord, car le premier parle des prières de samedi, et le second de celles de tous les jours (de la semaine).

Nous enseignons que R. Yéhouda a dit : S'il y a un seul cercle, tous ceux qui s'y trouvent doivent prier, si c'est pour l'honneur des gens en deuil (qu'ils sont venus); mais les parents (qui prennent part au deuil) en sont dispensés. Ceux (des assistants) qui sont arrivés au lieu (où l'on fait la cérémonie de deuil) et qui sont tournés vers les affligés (qu'ils voient de près) sont dispensés de réciter le schéma' j et les autres (qui ne voient pas les affligés) y sont obligés. C'est d'après la décision postérieure (d'après le texte de la Mischnâ qui dit) que ceux qui se tiennent à l'intérieur du cercle sont dispensés de réciter le schema\ mais non ceux qui sont à l'extérieur. Et ce que nous venons d'apprendre de l'obligation de le réciter pour ceux qui sont venus seulement pour l'honneur des gens , et de la dispense de le réciter pour ceux qui viennent consoler les affligés, est une sentence antérieure.

Nous avons appris ^ que lorsque le grand prêtre avait consolé les gens en deuil, le ségan (l'adjoint) les plaçait entre lui (le grand prêtre) et les assistants : ceux-ci alors passaient (l'un après l'autre, pour consoler les gens en deuil). R. 'Hanina rapporte qu'anciennement les assistants restaient (sur place) et les gens en deuil passaient devant eux. Mais comme, dans la ville de Siphorée, il a surgi des querelles (entre les assistants), R. José ben-'Halaphta décida que les gens en deuil resteraient et que les assistants passeraient (l'un après l'autre) pour les consoler. — R. Simon de Thossephta rapporte qu'on a rétabli de nouveau l'ancien usage.

3. Les femmes , les esclaves et les enfants sont dispensés de récite i* le schéma' et de mettre les théphilins; mais ils sont obligés de faire la prière et la bénédiction du repas et d'observer la loi de la mézouza^.

La dispense des femmes (de la récitation du schéma* et de la mise des théphilins) est basée sur le verset suivant : Vous enseignerez mes commandements à vos JUs (seulement) et non à vos fiUes. — Et pourquoi la même dispense existet-elle pour les esclaves? — Parce qu'il est écrit : Ecoute y Israël^ F Étemel est notre Dieu; il est un. — Ce qui veut dire que nous n'avons pas d'autre supérieur que

' BabH,tr. Synhédrin, fol. 18. Qo du ch. xi du Deuléronome «t quon

* Mézouza: le parchemin qui contient altaclic niix poteaux des portes, comme 1rs vorsels ht) «Jii c(i. vi et los versets 1 -î- il est ordonné par ces mômes versets.

Dieu, tandis que Tesclave est soumis à son maître. Et pourquoi les enfanta en sont-ils dispenses ? — C'est qu*il est écrit : Afin que la loi divine sait dans ta bouche, c est-à*-dire que tu sois assidu à Tëtude de cette loi (et lenfant ne Test pas); mais ils sont tous (lafeoune, lesciave et lenfant) obliges de dire la prière {^amida), parce que chacun doit s'efforcer d'attirer sur soi la miséricorde divine. — Quant à l'observation de la mézouza, il est écrit : Vous écrirez sur les portes de vos demeures (la Loi). — Tous sont obligés de faire la bénédiction du repas, parce qu'il est écrit encore : Vous mangerez, vous vous rassasierez et vous en rendrez grâces au Seigneur votre Dieu,

On nous apprend ^ que tous les conunandements positifs pour l'accomplissement desquels le temps est fixé sont seulement obligatoires pour les hommes et que les femmes en sont dispensées; mais les commandements pour l'accomplissement desquels le temps n'est pas précisé (c'est-à-dire qu'on peut accomplir à toute heure) sont obligatoires pour les honmies et les femmes. Quels sont les commandements pour lesquels le temps est précisé ? Ce sont : la soukka (les tabernacles), le schoffar (les trompettes de Rasch-Juischana) et les théphilines (les phylactères). Et quels sont ceux pour lesquels le temps n'est pas fixé? — Ce sont : la restitution des choses trouvées à leurs propriétaires ; la prise des petits oiseaux en renvoyant leur mère dans son nid^; l'érection d'une galerie sur le toit (pour la sûreté des habitants) et le précepte des tzitziihes ^.

R. Simon dispense les femmes des tzitzithes, parce que, pour accomplir ce commandement, le temps est précisé, puisque tout vêtement destiné à l'usage' de nuit n'a pas besoin d'avoir de tzitzithes. R. Lina expliquant le sens des docteurs (qui comptent les tzitzithes parmi les conmiandements }K)ur l'accomplissement desquels le temps n'est pas précisé) dit : le vêtement du jour qu'on emploie aussi la nuit doit avoir des tzitzithes.

Nous enseignons que, pour tout commandement positif accompli par l'homme, il peut le faire (au temps prescrit) pour son prochain, excepté la bénédiction du repas. — Nous avons appris que, pour le devoir (religieux) auquel ou n'est pas obligé, on ne peut pas en dispenser les autres qui y sont obligés (eu les remplaçant). Mais (quant aux devoirs auxquels on est obligé), mémo après les avoir accomplis, on peut en remplir pour les autres et les en dispenser. — R. Laiia ajoute que, dans ce cas, la bénédiction du repas est exceptée (on ne peut pas la faire pour les autres) , car il est écrit : Tu nta»gerasy tu te rassasieras et tu béniras F Étemel, ton Dieu. Ce qui veut dire que chacun doit faire la bénédiction après son repas. — R. José et R. Yéhouda ben-Pazzi

' Babli, tr. Kiddouschin, fol. 39. frdit, vous vous souviendrez des com ma n-

* Voir plus loin, ch. v, S 3. rr déments de rÉternel et vous les ohs^M*-

' Les tzitzithes : franges aux coins des fpverez.* (Nombres, v, 89.) vêtements. erEn voyant ces franges, est-il

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