‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 42 sur 266 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

leur ihMla le matin. Cela prouve que la thébUa n'est pas imposée aux haal-khi (même pour étudier ia thora).

R. A^ha, au nom de R. Tan^han, se trouvant chez R. Yé^hiia, raconta quau temps de R. Yéhoschoua ben-Lévi, on voulut dispenser les hommes et les femmes de la théhUa (après Tacte charnel), parce quil était arrivé, en Galilée, que plusieurs femmes se refroidirent (en prenant ce bain) et devinrent stérile^ Mais R. Yéhoschoua s'y opposa en disant : (f Vous voulez abolir une chose qui garde Israël du péché ?7) Comment la ihéhila nous empéche-t-elle de pécher? En voici un exemple : Il est arrivé qu un surveillant de jardin était prêt à commettre un péché avec une femme mariée; mais ils voulaient d'abord s'assurer de pouvoir se purifier immédiatement après; pendant ce temps, des étrangers arrivèrent et ils furent empêchés de commettre le péché. Un autre, ayant voulu séduire une esclave du Rabba, reçut d'elle cette réponse et ce refus : « Je ne puis prendre la thébila que quand ma maîtresse en prend. — Toi (esclave) tu n'es considérée que comme une bête , lui dit le séducteur; donc tu n'as pas besoin de thébila. — As-tu oublié (répondit celle-ci) , qu'il est écrit : que celui qui pèche avec une bête doit être mis à mort (lapidé)?^ (Et ils ne péchèrent point.)

D'après R. Yé'hiia bar- Va, la thébila n'avait été introduite que dans l'intérêt de l'étude de la Loi : comme il n'y a pas de limites dans la connaissance de rhomme avec sa femme, cette connaissance a lieu trop souvent et on y perd trop de temps précieux pour l'étude ^

Le boainkéri (impur) ne doit assister à l'étude de la Loi (qu'après avoir pris la thébila). R. Yéouda bar-Titous et R. A'ha rapportent, au nom de R. Eliazare, que cette défense est basée sur ce verset : Vous serez prêts le troisième jour et vous n^ approcherez pas de la femme (Exode, xix, i5).

Nous enseignons : Tout homme ou femme qui souffre de la gonorrhée ainsi que la femme dans son impureté menstruelle et l'accouchée, peuvent s'occuper de la lecture de la thora (la Loi) , étudier le midrasch (exégèse) la haia^ha (partie légale du Talmud) et Yagada (partie éthique), tandis qu'au baol-kéri tout cela est défendu. Selon R. Abba bar~A^ha, au nom de Rabba, ils {les baaU-kéri) peuvent étudier la hala^ha et non pas Yagada, et, selon R. José, ils peuvent étudier la hala^ha qu'ils connaissent, mais non pas approfondir la mischnâ. El d'après une autre explication de la sentence de R. José, ils peuvent toutétudier, mais ils ne doivent pas prononcer les noms sacrés de Dieu.

R. Sera (qui était baol-kéri) demanda à R. José s'il voulait étudier avec lui et avec R. Boun la hala^ha, oh ils étaient versés, et il reçut de lui une réponse affirmative. R. Hiia bar-Abba (qui était baal-kéri également) a étudié avec son

* On peut y ajouter un autre motif : fardeur du snng. Cela est conim généfeau froide de thébila (bains froids) calme ralement.

fils R. Jérëmie la hala^ha (dans la nuit mime où il devint impur). Et au matin, il envoya son fils au travail , afin de le laisser libre pour prendre sa tftAtla. (Tout ceci prouve que le baaHéri ne doit pas interrompre ses éludes pour prendre la thébUa). Un docteur qui arriva à la ville de Netzibine, au moment de la lecture de la ihara^ s'arrêta à Tendroit des noms sacrés (qu il n'osa pas prononcer). R. Yéhouda ben-Bélhéra lui dit alors : tr Continuez et éclairez-nous par vos paroles , car Tétude de la thùra n est point susceptible d'impureté. 7) Selon R. Jacob bar-A^ha, il faut suivre les principes adoptés par R. Éléï pour la question de la toison des brebis; ceux de R. Yascbiia, pour kUmm Csemcnces mélangées) et ceux de R. Yéhouda ben-Béthéra pour la question d'impureté. Le premier soutenait que le commandement concernant la toison des brebis n'est applicable qu'en Palestine; le deuxième, que la défense de la semence mélangée n'est enfreinte que si l'on sème ensemble d'un coup des grains de blé, d'orge et les pépins des raisins; le troisième, que l'étude de la thora n est point susceptible d'impureté, c'est-à-dire que le baat-kéri n'a pas besoin de prendre un bain ( thAUa) pour se mettre à l'étude de la Loi. R. José ben-'Halaphta voyageait pendant une nuit obscure ; étant arrivé à un endroit où il y avait im étang, il vit que son compagnon de voyage voulait sj plonger. R. José s'y opposa. trMais, dit l'autre, je veux me purifier après les relations que j'ai eues avec une femme mariée, qui de plus avait ses menstrues, t) R. José lui défendit, malgré cela, de s'exposer au danger. Mais l'autre ne voulait point l'écouter et allait se plonger dans l'eau. Alors, R. José lui cria : Va et ne reviens plus (puisque tu me désobéis). C'est ce qui advint : l'imprudent se noya.

R. José ben-José se trouvant un jour sur un navire et apercevant un bonmie qui s'attachait à une corde pour se plonger dans la mer: rr Ne t'expose pas au danger, lui dit-il. Mais j*ai faim, j'ai besoin de manger ^ Tu peux prendre ta nourriture sans te purifier. ^ Arrivé à terre, le rabbi lui dittr: Ici tu dois (suivre ton scrupule) prendre la thébila avant tes repas; je ne te l'avais défendu que sur mer, où il y avait du danger. >?

R. Yanaïdit:Les uns prétendent que le bain peut se composer d'eau stagnante; d'autres exigent qu'il soit formé d'eau courante. Celui qui veut être scrupuleux (en employant cette dernière) verra ses jours se prolonger.

5. Si quelqu'un, occupé à réciter la prière, se souvient qu'il est impur [boalnkénj, il ne devra pas s'interrompre, mais abréger (chaque section). S'il est descendu pour prendre un bain et qu'il ait encore

' Les Esséniens se purifiaient par Veau avant de prendre leur nourritive.

Page 1