CHAPITRE m
le temps de monter et de se couvrir pour faire la récitation avant que le soleil brille, il devra le faire; sinon, il se baissera pour être couvert par Teau et fera ainsi la l'écitalion. Il ne devra pas se couvrir d'eau sale ou stagnante, ou ayant déjà servi, à moins d'y avoir ajouté une grande quantité d'eau (pure). De ces eaux et des immondices il faut s'éloigner de quatre coudées, pour prier.
L'avis de la misehnâ (qu un baal-kéri ne doit pas s'interrompre dans la récitation des prières) ne s'applique qu'à la récitation en public; mais, s'il prie tout seul et se rappelle qu'il est impur, il doit s'interrompre pour prendre le bain. Et même, selon R. Yéhouda, s'il prie seul et qu'il n'ait pas d'eau pour se purifier, il ne doit pas suspendre la récitation; mais, s'il a de l'eau, il reste et se purifie (pour continuer la prière). R. Meyer, cependant, soutenait le contraire (plus haut).
R. Ami dit : Si un malade a connu sa femme, il doit prendre la thébila m<îme en prévoyant le danger qu'il y a pour sa santé. Mais, s'il est devenu impur sans le vouloir (par pollution) , il en est dispensé. R. ^Hagui, au nom de R. Abba bar-Zabdi, rapporte que dans ces deux cas il ne faut pas exiger qu'il prenne la Ûiébila, afin de ne pas l'exposer au danger. Celui qui se provoque lui-même an kéri, s'il est malade, doit prendre un bSin de neuf mesures ordinaires d'eau, pour se purifier; si c'est un homme bien portant, il en prendra un de quarante grandes mesures. Si le malade devient impur involontairement, il est dispensé de la thibila, tandis que le dernier, dans le même cas, doit fit purifier dans une {thébUa) de neuf mesures.
II. Zabdi, fils de R. Jacob bar-2iabdi, au nom de R. Jonas, dit : Dans une ▼ille éloignée de l'eau courante (d'un fleuve ou étang), le baolnkiri peut réciter le êckema^ avant de se purifier (afin de ne pas manquer l'heure du matin prescrite pour le schéma') , mais il doit faire les prières après avoir pris la thébUa. L^homme délicat (faible) n'est pas obligé de se lever au point du jour (même si feaa est près de la ville), pour prendre son bain (en cas d'impureté).
L'avis de la misehnâ, qu'un bad-kéri peut réciter le schéma' en se trouvant
au bain et en s'y couvrant (dans l'eau), s'applique seulement au cas oà cette
eaa est trouble; mais si elle est pure, il ne doit pas réciter (car alors par en
bas il voit ses parties honteuses); mais, s'il peut troubler Teau en l'agitant
ses pieds , il doit le faire et réciter le schéma ,
Nous enseignons que, pour réciter le schema\ il faut s'éloigner de quatre
(niDK) des excréments humains et de la fiente de chien, (surtout) au
momeal où on les emploie pour apprêter les peaux (dans la tannerie).
Selon les Rabbis Jérémie, Zéri, Abina, Ama, Schamaï, Mana, Aboua,.José ben-'Hanina, Samuel beu-Isaac, ^Hiia bar-Abba, José bar-Abbina et ^Hona, pour réciter le schéma' et pour faire les prières , il faut s'éloigner de quatre aunes (niDK) de toutes eaux sales et fétides, d'un cadavre qui sent mauvais, d'excréments humains, d'immondices et d'urine, même de ceux des enfants qui mangent déjà un peu de pain (de la grandeur d'un demi-œuf, en une fois); de toutes fientes de bétes, d'animaux et de celles même des volailles; enfin de toutes choses qui sont sales et infectes.
On demande à R. Aboua : Pourquoi faut-il s'éloigner des excréments et de l'urine d'un enfant (qui ne sentent pas)? C'est qu'il est écrit : rimagination du cœur des hommes est mauvaise dès leur enfance. (Genèse, viii, si ). Yadan ajoute que le mot dès leur jeunesse signifie : du jour de la naissance.
Nous trouvons que R. Laiia et ses compagnons, assis un soir devant un hôtel, sentirent une mauvaise odeur (sans savoir d'oii cela venait) ; ils se demandèrent s'ils pouvaient parler (en cet endroit) de la Loi. R. Laiia répondit : S'il faisait jour, nous pourrions voir les immondices puantes (puisque nous les sentons, et elles doivent se trouver tout près de nous); donc nous devons nous abstenir (de parier de la ^ra) ou nous éloigner de quatre aunes.
Les Rabbis Zachaï, Simon ben-Gamaliel, Simon ben-Eliazare, Jacob ben- A'ha, Yé'hiia bar- Va et ^Hanina dirent que si dans une chambre de quatre aunes carrées (ou plus grande) il se trouve un urinoir, il faut y verser un quart de mesure d'eau (au moins) , le couvrir et le cacher, pour pouvoir faire les prières obligatoires. Sur une petite quantité d'immondices, il suffit, selon R. Benjamin bar-Yaphéth, au nom de R. Yo^hanan, de jeter de l'eau. R. Jacob bar-Zabdi cracha sur une petite quantité d'ordures (croyant que cela suffirait pour les couvrir); R. Zéra lui reprochait cette insuffisance.
Il ne faut pas placer la caisse remplie de livres sous les pieds du lit (nuptial) , mais sous la tête du lit. R. Abbin, au nom de Rabba-Ouna, ajoute: il faut que le lit soit élevé (au-dessus de la terre) de dix palmes au moins et que les cordes (du lit) ne touchent pas la caisse. R. José, remplaçant R. Samuel, fils de R. Isaac, approuva cette décision de Rabba-Ouna.
11 ne faut pas s'approcher de sa femme , daiïs la chambre où se trouve un séphér-thora (rouleau de la Loi), à moins qu'il ne soit placé dans un placard de dix palmes (plus haut que le lit), ou enveloppé dans un linge, selon R. Jérémie au nom de R. Aboua. R. Yéhoschoua ben-Lévi a mis (dans ce cas) un rideau devant la thora.
Il n'est pas permis de s'asseoir sur le banc oii est placée la thora. Il est arrivé à R. Éléazar de s'apercevoir qu'il était assis sur un banc où se trouvait un séphér-thora, il se troubla et se leva en tremblant, comme quelqu'un iqui aperçoit à cdté de lui un serpent. Si le séphèr-thara se trouve sur un autre