‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 44 sur 266 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

objet (comme sur une planche) posé sur le banc, ou peut s'y asseoir. Quelle grosseur doit avoir cet objet (celte planche)? R. Abba, au nom de R. Houna, répond qu*il faut qu elle (la planche) soit grosse comme le poing. R. Jérémie, au nom de R. Zéra, dit qu il suffit que le séphér-thora soit placé au-dessus du siège (d'une hauteur ou épaisseur quelconque).

Monté sur un âne (ou un cheval) et ayant avec soi un bissac rempli de livres ou d'os de cadavre, il faut l'attacher derrière soi (c'est-à-dire qu'il ne faut pas s'asseoir dessus).

Les iképItUmes doivent être placées au-dessus du lit, du côté oi!i repose là tête, et non pas aux pieds. R. Samuel, R. Abba et R. Ëliazare disent, au nom de R. ^Hanina, que Rabbi accrochait ainsi ses théphilines. Selon R. ^Iliski, au nom de R. Aboua, il ne faut pas les accrocher, comme les diklarès (les vendeurs de chaines) accrochent leur marchandise (sans attention) : on accroche les théphilines par les boites, en laissant pendre les courroies.

R. ^Halaphta apprend qu'il faut se retenir de bailler et de hoqueter pendant les prières. R. 'Hanina raconte avoir vu Rabbi qui, en faisant ses prières, mettait la main sur sa bouche s'il baillait ou éternuait, et ne crachait jamais (pendant les prières.) Selon R. Yo^hanan, on peut cracher, afin de ne pas avoir la bouche embarrassée pour faire les prières; mais il faut cracher à l'écart et du côté gauche et non pas du côté droit (celui-ci étant plus estimé), parce qu'il est écrit : lien tombera mille à ton coté (gauche) ft dix mille à ta droite (Psaume xci, 7). R. Yéhoschoua ben-Lévi disait : Celui qui crache dans la synagogue (pendant la prière) se fait honte à lui-même. R. Jonas cependant y crachait, mais il le couvrait du pied.

Selon R. Abba, il ne faut cracher (pendant les prières) qu'après avoir fait quatre aunes de chemin. Selon R. José bar- Abbin, après avoir uriné ou craché^ il faut faire également un chemin de quatre aunes (avantde reprendre). R. Jacob bar-A^ha ajoute qu'il ne s'agit pas de faire le chemin de quatre aunes, mais seulement d'attendre un temps à peu près égal à ce parcours. R. Amma, d'accord avec ce dernier, l'explique ainsi : Si l'on était obligé de faire un chemin de quatre aunes, il se pourrait qu'en parcourant cet espace on arrivât à un endroit plus sale encore.

R. Abba, au nom de Rabba, dit : Il ne faut pas prier dans un endroit où il existe des immondices ou de l'urine non séchées. Guénouba ajoute : Pendant que l'endroit porte encore les traces de l'urine (il ne faut pas y faire ses prières). Selon Samuel (on peut faire ses prières) aussitôt que les immondices sont en train de sécher. Simon bar- Va, au nom de R. Yo^hanan, approuve Samuel. R. Jérémie et R. Zéra, au nom de Rabba. disent : Quand même les ordures seraient sèches comme des os, il ne faut pas faire ses prières. Samuel répète cependant ses paroles et les soutient. R. Simon bar- Va, au nom de R. Yo^hanan,

est d'accoiHl eD cela avec Samuel. ^Hiskl dit alors : «r Abbe (ou Rabbe) est plus scrupuleux pour FuriDe.que pour les immondices. t) R. Manna lui rëpond : (rTut*en rapportes donc à ce que Guënouha a dit au nom de Rabbe (plus haut)? 7)

(Suivent des détails d'impuretés relatives aux menstrues, etc.)

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