‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 91 sur 266 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

merce contre nature, car rEtemel dit : Je remuerai aussi ia terre a cause de ce criminel [sicut membrum in alienum ab itto tntulii) . Selon les rabbins , les tremblements de terre ont pour cause les discussions, comme l'indique ce verset qui rappelle la même cause (Zacharie, xiv, 5) : Vous fuirez dans cette vallée des montagnes 9 car il fera joindre cette vallée de montagnes jusqu^ à Atsal et vous fuirez comme vous vous êtes enfui» devant le tremblement de terre aux jours d^Osias. Selon Samuel, au contraire , il ne s agit pas, dans ce verset, de tremblement de terre , mais d'un orage politique, de l'interruption du pouvoir royal, comme il est dit (Jérémie, li, 99) : Z>a terre en sera ébranlée comme si eUe éprouvait le travail ^enfantement, farce que tout ce que T Etemel a résolu contre Babylone sera exécuté. Élie demandait encore à R. Nehoraï : Pourquoi Dieu a-t>il créé en ce monde les vers et les insectes? C'est pour notre intérêt, répondit-il, qu'ils ont été créés : lorsque les créatures se conduisent mal. Dieu considère ces petits animaux, et il se dit : Si je laisse subsister ces petits êtres qui n'ont pas de but,, à plus forte raison laisserai-je vivre ceux qui en ont un. Et encore, ajoute-t-il, peut-on en tirer une certaine utilité : une mouche tuée sert de contre-poison à ia morsure d'une guêpe; la punaise est utile pour la sangsue, le serpent pour une espèce de lèpre; le colimaçon est bon pour la vue, et le lézard contre la morsure du scorpion.

(fOn héiiit la vue des éclairs, etcn

R. Jérémie et R. Zeira disent, au nom de R. Hisda, qu'il suffit de réciter la bénédiction une fois par jour. En effet, dit R. Yossé, il a été établi que, lorsque cette température est continue, une bénédiction par jour suffit; mais si cela se renouvelle avec interruption, il faut dire chaque fois la bénédiction, en l'honneur de la démonstration d'une telle puissance. Et R. Yossé appuie son assertion sur cet exemple : Si quelqu'un est assis dans sa boutique d'épicerie toute la journée, il ne dit, en respirant les bonnes odeurs, qu'une seule bénédiction; mais s'il rentre et sort plusieurs fois par jour, il doit la renouveler chaque fois. R. Acha et R. Hanina dirent, au nom de R. Yossé : Puisqu'il en est ainsi, si quelqu'un se trouve dans un abattoir ou dans un endroit encore plus malpropre, et qu'il ait le temps suffisant pour sortir et dire aussitôt la bénédiction , le devoir est considéré comme accompli, mais non au cas contraire. R. Jérémie éprouvait des doutes sur la question de savoir si, étant nu dans sa maison, on peut considérer la chambre comme un vêtement, et, en sortant la tête parla fenêtre, réciter la bénédiction; et si l'on peut agir de même lorsqu'on se trouve dans le même état au haut d'une tour (cela reste irrésolu).

fr Quelle* bénédiction fait-on pour les vents d'orage, etc,?t

La règle de la Mischnâ ne s'applique toutefois qu'aux vents qui se produisent comme un ouragan; mais lorsqu'ils arrivent doucement, on dit seulement la formule : trBëni soit fauteur de la crëation.T» R. Josuë ben-Hanania dit : Lorsque le vent se produit en ce monde, rÉternel le brise pour ainsi dire contre les montagnes, le met entre les collines et lui recommande de ne pas nuire aux hommes. Qu'est-ce qui le prouve? Ce verset (Isaïe, lvu, i6) : Car le vent s'échappe de devant moi y c'est-à-dire il s'affaiblit, comme il est dit : Lorsque mon vent m'enveloppe, etc. (Psaume gxlu, &). Et à quoi bon tout cela? R. Houna répond, au nom de R. Acha : c'est à cause des âmes que f ai criées. — A trois époques, dit le même auteur, le vent est apparu sans mesure et a failli détruire le monde : une fois sous Jonas, une fois sous Élie et une fois sous Job. •De Jonas, le texte dit : Dieu ft passer sur la mer un vent redoutable (Jonas, i, &) ; de Job, il est dit : Un grand vent arriva de Tautre coté du désert (Job, i, 19); enfin, au sujet d'Elie, il est dit : Et voici que Dieu passait , accùmpagné iun vent grand et fort, qui brisait les montagnes (I Rois, xix, 1 1). Selon R. Judan bar- Salom , on suppose que l'orage de Job et celui de Jonas ont eu lieu à cause d'eux; mais celui d'Elie a été produit à titre de manifestation divine, puisque, après avoir parlé du passage de la divinité, il est question de l'orage, lequel , à son t^ur, a été suivi du feu céleste.

crR. Juda dit qu'on récite la bénédiction si l'on voit la mer à divers intervalles de temps, -n

Quelle doit être leur durée? trente jours. Simon Kamatria demanda à R. Hiya bar-Ba : Moi qui suis ânier et qui vais souvent dans le cours de l'année à Jérusalem pour mon commerce, fautril que je déchire chaque fois mes vêtements? Tu en es dispensé, répondit le rabbin, si tu y retournes de nouveau dans le même mois; mais s'il s'est écoulé un plus long espace de temps, il faut renouveler la lacération. R. Houna et le même Simon Kamatria demandèrent aussi au nom de R. Samuel bar-Nahman : Quelle est la signification du :3 (n) suspendu dans le nom Manassé de cette généalogie : Et Jonathan , fils de Guerschon,fils de Manassé (Juges, xviu, 3o)? En voici le sens : S'il s'en rend digne, il sera considéré comme le fils de Moi'se^; sinon il sera le fils de Manassé. Ses compagnons demandèrent à R. Samuel bar-Nahman : Comment se fait-il que ce même homme, après s'être apostasie en faveur de l'idolâtrie, ait vécu longtemps? C'est que, répondit le maître, la conversion n'avait eu que

^ Cnr le mol hébreu t\VjO (Manass^i), moins le ^, se lit nerc. Moïse.

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