‹ Traité des cancers de l'estomacChapitre 2 sur 11 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Des circonstances peu communes m’ayant mis à même de faire de nombreuses observations sur les cancers de Festomac; de me convaincre que les connaissances de ces maladies sont des plus arriérées; que chez les plus doctes on les confond parfois avec des névroses , ou avec une simple irritation chronique des capillaires sanguins; et c[ue chez d’autres , sous le nom de pituites ^ de glaires, obstructions ^ on ne fait partout que des victimes ; j’ai cru devoir en publier les résultats.

Pour me faire une idée juste de la nature de ces maux .J je les ai constamment observés au lit de la douleur; et j’ai fait des autopsies cadavériques dont quelques-unes sont rapportées dans cette courte dissertation.

Dans chaque fait que je décris, je ne fais connaître que l’ensemble des symptômes nécessaires pour juger le mal; mon intention ayant été de représenter tous les désordres de ces affections morbides par un tableau général , afin d^éviter des répétitions continuelles. Ce tableau n’est pas pris dans les livres , qui ne sont le plus souvent que le fruit d’anciennes erreurs travesties en de termes nouveaux ; mais il est l’expression des

VU] avAnt-propos.

maladies dont la scène s’est passée sous mes yeux.

Quant au traitement , fuyant tout système, je l’ai basé sur l’altération des fonctions du viscère souffrant, sur l’instinct des malades, leur expéiûence , celle des grands praticiens, celle qui m’est propre; et je n’ai réputé vrai que ce qu’admettait cette expérience d’accord axec la physiologie, la seule marche' que doit suivre désormais tout praticien.

Partant de ces idées, j’ose croire avoir mieux apprécié la nature de ces maladies , avoir indiqué des moyens nouveaux de les guérir lorsque le mal le permet encore ; avoir appris à en diminuer constamment la gravité, ou à les rendre stationnaii*es ; j’ose même avancer , sans crainte d’être démenti , qu’en suivant rigoureusement ma méthode , on peut, en quelque sorte, les braver; et je prends pour juges les faits , et l’impartialité du médecin physiologiste disciple des Chaussier et des Bichat, et non des hommes qui n’encensent ces noms que pour étayer leurs systèmes ridicules.

La division de ce Traité est des plus simples ; il contient deux chapitres : dans le premier je ne fais que rapporter des faits; et dans le second je trace le tableau général de la maladie , de ses causes, et^du traitement

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