Lépidolithe. Mica lamellaire violet
(DES PIERRES PRÉCIEUSES. 219 Méth. minér. (x) Fond d’un violet lilas, plus ou moins intense, parsemé de-points d’où partent des reflets d’un blanc nacré; translucide lorsqu'elle est réduite en lames minces. Pesant. spécif. 2,6. Facile à gratter avec une lame d'acier.
La Lépidolithe se présente comme le Mica, quoique beaucoup plus rarement, cristallisée en lames dont les grandes faces sont des hexagones réguliers. On la trouve communément en masses informes, dont on tire les morceaux susceptibles d’être travaillés. Dans cet état , elle a l'aspect d’un assemblage de grains d’une couleur violette ,entremélés de petites lames blanches ayant un éclat nacré; maïs elle n’est réellement composée que de pareilles lames situées dans diflérentes directions , en sorte que la couleur des grains est produite par la réflexion des rayons violets sur toutes celles qui se présentent de côté. Cette même couleur domine sur le fond de la pierre, et les reflets nacrés
(1) La réunion de la Lépidolithe avec le Mica , dans une même espèce, est due aux observations de M. Cor— dier. (Journ. de Phys., tome LIV, pages 159 et suivantes.)
proviennent des lames dont les grandes faces sont de niveau, où à peu près, avec ce fond.
On fait avec la Lépidolithe des boîtes et des vases d'ornement auxquels la couleur de cette pierre, jointe à son jeu aventuriné, donne un aspect très agréable; maïs, en général , ces objets ont un éclat un peugras et comme languissant. J’en ai vu cependant où la beauté de la couleur empruntait de la vivacité du poli un surcroît d'agrément. À l’écard du Mica, on emploie à différens usages, dont un sur-tout est très connu. Ce que les papetiers appellent poudre d’or n’est autre chose qu'un mélange de parcelles de Mica et de sable, dont on se sert. pour empêcher l'écriture de s’effacer.