‹ Traité des constructions rurales et de leur disposition (volume 2)Chapitre 22 sur 38 · I . Échelle pour les figures 525 k · texte numérisé non relu

I . Échelle pour les figures 525 k

uclwns rurales. — Fourneaux de cuisine. o«',02 pour mètre.

CUISINES

tifiques, mais celui dont on vient de parler suffit en principe (1). » Il serait prudent d'adapter à la chaudière un manomètre, qui indiquerait la tension de la vapeur. Un tuyau de communication G transmet la vapeur aux tonneaux H I K, dans lesquels on met les aliments à cuire : par le moyen des robinets l II on établit ou l'on arrête la communication de la vapeur avec ces différents récipients; chacun d'eux a un couvercle mobile fixé par des vis, ou mieux par des taquets sur vis qu'on fait tourner à volonté; leur partie inférieure est fermée par une planche à coulisse ou par une trappe qu'on fait mouvoir pour retirer les aliments lorsqu'ils sont cuits. Ces tonneaux sont élevés au-dessus de terre par un châssis, afin de pouvoir mettre un baquet ou une brouette au-dessous, pour les vider tout d'un coup et enlever les aliments avec facilité.

— Il sera souvent plus économique d'adopter l'appareil anglais connu sous le nom de Stanley ou l'une de ses imitations faites en France. On l'a représenté dans la fig. 532. Il est composé d'abord d'un générateur de vapeur en fonte avec cheminée a; des robinets permettent de vérifier le niveau de l'eau dans la chaudière, et une soupape de sûreté est placée au sommet. Des tuyaux d et e conduisent la Fig- 532-

vapeur dans deux récipients pour les aliments, grains, fourrages ou racines : d'un côté, sous le double fond percé de trous d'un cuvier en chêne c placé sur deux tréteaux et surmonté d'un couvercle en bois; de l'autre, dans un cylindre en tôle ou en zinc fort b fermé par un couvercle en métal percé d'un seul trou. Il est assujetti sur deux supports garnis de tourillons, dont l'un sert de

(1) Éléments d'agriculture pratique, par David Low, professeur à l'université d'Edimbourg, trad. de l'anglais par M. Lainé, consul de France, 2 vol. in-8, fig.

CUISINES

conduit à la vapeur. Par un mouvement de bascule, on vide ce cylindre atec facilité : il n'est pas, en quelque sorte, nécessaire d'interrompre la cuisson; il suffit de fermer le robinet qui arrête la vapeur et de l'ouvrir aussitôt que le cylindre est remis en place, après avoir été rempli d'aliments nouveaux.

— Nous indiquerons encore pour la cuisson des aliments destinés au bétail, comme plus portatifs que le précédent, divers appareils qui servent à usage de buanderie économique, et que nous décrirons plus loin. Pour les uns et les autres, il suffit d'établir, dans les constructions, des tuyaux de cheminée auxquels on fait aboutir, à l'aide de conduits en tôle, les extrémités des foyers de ces appareils.

Disposition. — Quant à la disposition des cuisines rurales, elle consistera le plus souvent en une pièce bien pavée ou dallée dans laquelle sera établi le fourneau ou l'un des appareils que nous venons de décrire ; à côté, un emplacement pour des cuves à mélanges, pour des appareils concasseurs, des moulages, des couperacines : nous en avons donné quelques exemples dans les pl. 7G, 78, 79 et 80.

Un modèle à indiquer est celui qui consiste en un vaste local dans lequel est renfermé le manège ou la machine à vapeur servant à donner l'impulsion aux divers appareils ; à côté sont des cuves à mélanges, des cases en planches pour le dépôt des aliments, puis une cheminée de cuisine, et enfin un fourneau et un appareil Stanley ( I ). Ce local peut être attenant àtla grange, de manière à ce que le moteur serve à mettre en mouvement la machine à battre quand il ne fait pas fonctionner les appareils nécessaires pour la préparation des aliments dans la cuisine rurale.

(I) M. de Seraincourt a construit un atelier-cuisine de ce genre à son château de Lonray, près Alençon (Orne).

DISTILLERIES RURALES

DISTILLERIES RURALES

La distillation des vins et des cidres s'opère rarement dans une exploitation rurale; cependant on veut quelquefois transformer en alcool une partie de ces liquides, surtout quand une récolte abondante n'en permet pas un écoulement facile. Comme généralement on ne peut utiliser d'une manière permanente une pièce à l'usage de distillerie, on installe alors provisoirement un alambic dans un des locaux de l'exploitation garni d'un fourneau, tel que la boulangerie, la buanderie, la cuisine où l'on prépare les aliments pour le bétail, ou mieux encore la cuverie lorsqu'elle contient un fourneau pour réchauffement des moûts. Dans ce dernier cas, la distillerie devient une dépendance du vendangeoir, ce qui est sa véritable place alors qu'on l'organise pour servir chaque année.

— Lorsque, dans le but de faire consommer aux animaux les résidus de la distillation, on veut fabriquer des eaux-de-vie de grains ou de pommes de terre, on peut encore utiliser à cet effet les locaux que nous venons d'indiquer. Mais, comme cette fabrication dure assez longtemps en général, il est prudent de lui consacrer une pièce spéciale : elle contiendra un fourneau pour l'alambic, un autre • pour l'appareil à cuire les pommes de terre (lorsque la chaudière de l'alambic ne sera pas employée à cet effet), des cuves pour la fermentation ou des cuviers pour la macération, enfin un moulin à concasser le grain ou un moulage pour écraser les pommes de terre; une cave pour la germination du grain et une étuve ou une touraille pour sa dessiccation en seront les annexes.

Ce local sera bien placé à proximité d'un manège ou d'un moteur à vapeur qui transmettra l'impulsion aux appareils concasseurs; la chaudière de l'appareil à vapeur pourrait être également utilisée pour les diverses opérations de la distillerie.

— Enfin la fabrication de l'alcool de betteraves peut être annexée

DISTILLERIES RURALES

actuellement aux exploitations rurales, grâce aux procédés ingénieux et aux appareils assez simples inventés principalement par M. Champonnois. Elle réclame, toutefois, un local spécial qui ne peut guère recevoir d'autre utilisation, au moins sans changements importants. Nous nous bornerons seulement à décrire une petite construction que nous avons tracée d'après les indications fournies par M. Champonnois. Elle est représentée dans les pl. 118 et 119, en élévation (fig. 533), en plan (fig. 534), et en trois coupes, l'une longitudinale (fig. 535), une seconde transversale suivant la ligne AB du plan (fig. 536) et une troisième également transversale suivant une autre ligne DG (fig. 537). Elle se compose d'abord d'un bâtiment rectangulaire ayant 1 4 mètres de façade et 8 mètres de profondeur (extérieurement). Il est élevé d'un étage et d'un demi-étage au-dessus, celui-ci étant utilisé en partie pour le développement de l'alambic et en partie pour un magasin. Le rez-de-chaussée, dont la hauteur est de 3m,50, est coupé à 1m,20 par un petit plancher en bois qui règne le long des cuves, et auquel on accède par deux escaliers de six marches chacun; c'est là que se trouvent le fourneau et son alambic, les cuves à macération, celles à fermentation et les cases à mélanges. Derrière ce bâtiment est un appentis d'égale longueur et profond de 6,n,50, dans lequel sont établis le manège, le laveur et les râpes pour les racines. Voici, du reste, la légende du plan :

A, appareil disti'llatoire.

BBB, cuves à macération ; CCC, cuves à fermentation. D, coupe-racines; E, laveur pour les racines.

F, pompes.

G, manège.

H, emplacement de l'appareil rectificateur. III, cases à mélanges.

J, atelier d'épluchage.

K, réservoir pour le jus fermenté remonté à l'aide d'une pompo F dans le réservoir supérieur de l'appareil distillatoire.

Nous renverrons, pour la description de ces appareils et de leur

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Fig. 533.

Constructions rurales. — Distilleries.

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