‹ Traité des constructions rurales et de leur disposition (volume 3)Chapitre 15 sur 31 · DISPOSITIONS PARTICULIÈRES DES PORCHERIES · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS PARTICULIÈRES DES PORCHERIES

Porcheries simples. — Les porcheries les plus simples consistent

PORCHERIES

en loges de 5 à 6 mètres carrés de surface; dans ces loges sont placées des auges de l'une des manières que nous avons indiquées, soit à l'intérieur, soit dans l'épaisseur de l'une des parois.

On y joint le plus souvent une petite cour, comme dans les porcheries représentées dans les pl. 70, 7i et 72, qui ne diffèrent entre elles que par le mode de construction et par la disposition des auges.

— La porcherie dont la pl. 70 représente le plan pour quatre loges (fig. 301), l'élévation extérieure de deux de ces loges (fig. 299), l'élévation intérieure ou une coupe à travers leur cour (fig. 302), l'élévation latérale (fig. 300), et une coupe transversale (fig. 303), a été établie par nous, il y a quelques années (1). Les loges abcd sont entièrement construites en moellons, ainsi que les murs qui entourent les cours efgh. Chacune d'elles est surmontée d'un petit grenier, et ventilée par une fenêtre et une petite cheminée formée de deux bouts de tuyaux en poterie, ainsi que le montrent les figures ; l'emplacement en est indiqué au plan par des cercles ponctués V, V.

Les loges ont pourdimensions3'"X2'",50, et les cours 3'" X 3™, 50. Les lignes ponctuées sur le plan indiquent la direction des rigoles d'écoulement pour les urines.

Les portes des loges sont munies d'une ferrure telle qu'il suffit au porc de les pousser pour qu'elles s'ouvrent quand il veut passer soit de la loge dans la cour, soit de celle-ci dans sa bauge; elles se referment par leur propre poids (voir page 180). Un verrou fixe la porte lorsqu'on désire interrompre la communication entre ces deux parties. Ces portes pourraient être supprimées, si la porcherie était si-tuée dans une contrée où l'on n'eût point à redouter un froid trop rigoureux.

Les auges sont placées dans la cour de manière à ce que l'on donne à manger aux animaux du dehors; leur disposition a été représentée ci-dessus (page 183, fig. 296). Deux loges c et d ont, en outre,

(1) Aux Petits-Chènes, à Saint-Hilaire-sur-Erre (Orne).

Fig. 299. Pig. 302.

Fig. 301.

Fig. 300. Fig. 303.

slructions rurales. — Porcheries.

S.jiiftrps,

Page m>.

vu 71.

PORCHERIES

des auges dans l'intérieur, pour le cas où l'on ne voudrait pas que les animaux sortissent dans les cours. Ces auges supplémentaires sont portatives ou fixes : nous indiquerons pour elles trois positions différentes. La première est celle figurée par notre dessin (fig. 301); il faut pénétrer dans la loge pour remplir l'auge. Dans la seconde, les auges sont à la même place, mais un trou percé dans la paroi correspondante permet de les remplir du dehors, en passant derrière la construction. Dans la troisième enfin, les auges sont ramenées en avant, et un trou est encore pratiqué dans la paroi qui leur correspond; on les remplit alors en pénétrant dans la cour, mais sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans la loge.

Autre. — La pl. 71 représente, avec des 'détails analogues à ceux de la planche précédente, une porcherie dont la construction a été indiquée par M. de Lasteyrie, d'après les éleveurs anglais (1).

L'élévation extérieure de deux loges est représentée parla fig. 304, leur élévation intérieure ou une coupe en travers des cours par la fig. 307, le plan de quatre loges par la fig. 306 , l'élévation latérale par la fig. 305, et une coupe transversale par la fig. 308.

Leur construction est établie en maçonnerie pour les parties postérieures et latérales des loges, et pour les séparations de celles-ci de deux en deux; la partie antérieure des loges et les cloisons des cours attenantes sont en planches brutes réunies avec des barres. Ces loges a ont pour dimensions S^X^I'", et les cours 3"'X2"',40. Les loges ne sont point fermées par des portes, et aucun plancher ne se trouve au-dessus; la couverture en paille, sous forme d'appentis, et dont le faîte est protégé par deux planches formant le V renversé, assure à la fois une ventilation modérée et une température peu variable dans les loges.

Les auges ce sont encore placées dans les cours, mais on les remplit du dehors par une de leurs extrémités que recouvre un volet (fig. 304, 305 et 308); elles sont protégées contre la pluie par un petit auvent en planches que laissent voir les fig. 307 et 308.

(1 ) Traité des constructions rurales, publié par le Bureau d'agriculture de Londres et traduit avec des additions par de Lasteyrie. 1802.

PORCHERIES

D'après le plan (fig. 306), ces auges sont cwmmunes à deux loges, il serait facile d'en donner une à chaque compartiment avec la même disposition; il suffirait d'établir une cloison au milieu de l'auge, si elle était assez large, ou d'adosser deux auges l'une contre l'autre.

Porcheries simples à couloir. — Les deux porcheries représentées dans la pl. 72 diffèrent très-peu entre elles; chacune comprend trois loges, et les aliments y sont distribués aux animaux par un couloir longitudinal.

Cette disposition, si elle demande un peu plus de largeur dans la construction du bâtiment, est peut-être la plus recommandable pour la rapidité du service, l'économie de main-d'œuvre qui en résulte, et la surveillance qu'elle facilite à l'intérieur des loges; aussi est-elle fréquemment adoptée, soit avec la forme de toit représentée dans la pl. 72, soit avec celle d'appentis qui lui convient également.

La première, dont l'élévation est représentée par la fig. 309, le plan par la fig. 310, et une coupe en travers par la fig. 31 1 , est construite en maçonnerie au pourtour : les séparations intérieures sont en planches. Les auges sont disposées le long du couloir- qui est par derrière; à côté de chaque auge s'ouvre une porte d'introduction dans la loge : dans le couloir est une rigole pour l'écoulement des urines. Des cours de 2"' X 5"', closes en palis, correspondent aux loges dont les dimensions sont de 2'" X 3"\ La toiture de la porcherie est une tuile creuse ; le grenier est utilisé comme dépôt de paillis et de litière; il est traversé, pour l'aération des loges, par une cheminée en poterie qui s'ouvre au-dessus du corridor de service.

La seconde porcherie, représentée en élévation par la fig. 312, en plan par la fig. 313, et en coupe transversale par la fig. 314, offre une disposition analogue; les loges et les cours ont des dimensions égales à celles de la porcherie qui l'accompagne sur la pl. 72. Seulement la partie antérieure de la construction où sont les loges est fermée toute en bois; les auges sont remplies par leur extrémité qui fait saillie sur le couloir. La charpente est établie d'une manière différente, et il n'y a point de grenier au-dessus des loges ; la venti-

igc 190.

JUSlrucUons rurales. — Porcheries.

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