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tambour est donc un bon moyen de concourir à la propreté de l'habitation; on ne saurait trop répéter que la propreté est une des grandes conditions de la santé humaine.
Le plancher supérieur est établi en bois de sapin fort léger; des solives de 6 mètres de long et ayant 0"',20 de hauteur sur O'^jlO de largeur le composent; ce plancher ne supporte à peu près que son propre poids. Le petit grenier qui est au-dessus ne peut contenir que de très-petits objets à cause de son peu d'élévation ; on y arrive, à l'aide d'échelle, soit par une trappe située dans l'intérieur de la maison, soit par une petite ouverture pratiquée dans l'un des pignons.
Ces quatre pavillons sont abrités par une couverture en ardoise : elle est portée par cinq solives légères en sapin analogues à celles qui forment le plancher supérieur de l'habitation; ces solives servent d'appui aux chevrons sur lesquels est clouée la volige ; toutefois la saillie extérieure, qui est de 0'",60, est soutenue, aux deux pignons , par des barres de fer plates. Rien n'empêcherait que ces barres de fer fussent remplacées par les prolongements des pannes soutenant les chevrons.
Nous avons dit que ces quatre pavillons ne différaient que trèspeu entre eux; l'examen des figures qui composent les planches 4 et 5 suffit pour s'en assurer. Il est nécessaire , toutefois , d'ajouter quelques mots pour décrire les variétés que ces petits bâtiments présentent dans leur construction : outre leur destination spéciale , ils devaient contribuer à l'embellissement d'un parc.
Le premier pavillon, dont la fig. 10 représente l'élévation principale du côté de l'entrée, la fig. 11 l'élévation latérale, et la fig. 12 le plan , çst simplement bâti en moellons et en pierre de taille aux ouvertures et aux quatre encoignures, indépendamment de deux chaînes horizontales aussi en pierre de taille régnant au pourtour. La forme des portes et fenêtres est rectangulaire.
Dans le deuxième pavillon (élévation principale fig. 13, élévation latérale fig. 14, plan fig. 15), on a supprimé la chaîne supérieure en pierre de taille ; celle du bas repose sur un petit soubassement en ro-
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cailles colorées; enfin la partie supérieure de la porte d'entrée et des fenêtres est arrondie et construite en briques reposant sur deux petits piliers en pierre.
Le troisième pavillon (pl. 5, élévation principale fig. 16, élévation latérale fig. 17, plan fig. 18) repose sur un soubassement tout entier construit en pierres meulières ou grosses rocailles; les quatre encoignures seules sont en pierre de taille. L'intérieur est éclairé par deux fenêtres , dont la partie supérieure est construite en briques , de même que celle de la porte d'entrée. Deux œils-de-bœuf , ouverts sur le côté, sont également entourés de briques. Dans ces trois pavillons, la cheminée se trouve sur le côté de la pièce principale et, par suite , sur le côté du toit.
L'inspection de la fig. 19, qui est l'élévation de face du quatrième pavillon, celle de son élévation latérale, fig. 20, et celle de son plan, fig. 21, font voir que la cheminée se trouve au milieu et au fond de la pièce, disposition peut-être un peu plus favorable à son chauffage, à cause de l'éloignement de la porte d'entrée. La construction est, du reste, analogue à celle du précédent, avec cette différence qu'on a laissé apparentes l<^s pierres de taille qui forment les encoignures et qu'elles sont disposées en rangs de deux grandeurs différentes.
— L'habitation du journalier représentée dans la pl. 6 diffère des précédentes par toutes ses dispositions; formée d'un bâtiment rectangulaire de 1 0 mètres de long sur 5 de large, elle se compose (plan fig. 24) d'une première pièce a, avec porte d'entrée pratiquée dans le pignon. Cette pièce a, dont les dimensions sont de 3 et de 4 mètres, est chauffée par un poêle; elle peut servir de lieu de travail à l'ouvrier ou à sa femme , si l'un ou l'autre a besoin d'un emplacement spécial pour son industrie. A côté se trouve un cabinet vitré 6 (2™, 504X4"), qui contient le lit et sert de passage de communication entre la pièce a et la cuisine c. Celle-ci, dont les dimensions sont de S"*, 50 sur 3 mètres, est accompagnée d'une pièce d (3,50 X ''j50) servant de laverie et de garde-manger. La cuisine a une porte extérieure et un petit escalier de communication avec le grenier, où se trouve un cabinet pouvant loger les enfants du journalier'
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Cette maison, dont le plancher est élevé de O^jbO au-dessus du sol environnant, est construite en moellons ; les encoignures sont formées , alternativement, d'une pierre de taille et d'un petit massif en briques superposées d'une épaisseur égale à celle de la pierre de taille. Les ouvertures des fenêtres et portes sont fermées par un rang de briques disposées horizontalement (1).
Le peu de largeur que comporte cette construction peut dispenser de l'emploi de fermes dans la charpente ; de petits poteaux, verticalement posés sur les cloisons, suffiront à soutenir le faîte et les deux filières qui supportent la couverture en tuiles.
La fig. 22 représente l'élévation longitudinale qui est exposée au sud; la fig. 24 en est le plan. Dans l'élévation du côté du pignon (fig. 23), où se trouve la porte d'entrée, on aperçoit la fenêtre destinée à éclairer la chambre d'enfants que nous avons indiquée dans le grenier, au-dessus de la pièce a.
La disposition de cette habitation ne peut être recommandée que si l'un des membres de la famille à laquelle elle est destinée exerce un état qui exige un emplacement spécial ; elle convient très-bien à un tisserand, à un garde, à un portier, auxquels il faut une pièce pour un métier ou pour recevoir des étrangers, et d'où, par conséquent, il est plus convenable d'exclure le lit du ménage.
— Nous indiquerons, encore, comme pouvant remplir le même but, la disposition des maisons de gardiens de nos chemins de fer, qui ont été construites , sur des plans analogues à celui de la pl. 6, le long des différentes lignes parcourues par eux.
— Nous terminerons par la description de la pl. 7 ce qui a rapport aux maisons destinées à des journaliers. La construction (2) qu'elle représente se compose d'une partie rectangulaire de 9 mètres de long sur 5 de large, construite en moellons, et de deux annexes en colombages faisant suite avec elle.
(1) Une maison semblable sert de logement au garde-portier du parc du Gros-Bois (Seine-et-Oise), appartenant au prince Berthier de Wagram. • (2) Élevée près Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise).
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La première partie, élevée de (i'",'60 au-dessus du sol, est divisée en deux chambres (fig. 27). L'une o, de 5 mètres sur 4 mètres, est la chambre principale; elle contient une cheminée, avec fourneau à côté, une pierre d'évier et le lit du journalier. L'accès de l'intérieur est direct, ce que nous regardons comme un inconvénient; on y remédierait par le moyen signalé dans la description des pl. 4 et 5. Une alcôve pourrait aussi enclaver le lit pour plus de convenance. Une petite pièce b pouvant contenir un lit, et chauffée par une petite cheminée, est à côté de la première; audessous est un caveau fermé par une trappe, et dans lequel on descend par une échelle.
A chaque extrémité de cette construction ont été ajoutés deux hangars s'ouvrant sur les pignons; chacun de ces deux hangars, construit en colombages et éclairé par une fenêtre munie de volets, est destiné à abriter des provisions assez considérables que l'ouvrier de la campagne est obligé de faire en certaines localités, telles que du lin, du chanvre, pour l'occupation de sa famille pendant l'hiver; du bois de travail, si lui-même est vannier ou charron, et s'il veut travailler chez lui lorsqu'il n'est pas occupé au dehors. L'un de ces hangars est fermé par une grande porte à deux battants pour servir de magasin; l'autre peut rester ouvert pour être plus spécialement employé comme atelier.
Nous avons vu peu de dispositions aussi convenables pour un ouvrier qui s'occuperait chez lui du travail de son état.
La fig. 25 est l'élévation longitudinale, la fig. 27 le plan; celle 26 est l'élévation du pignon où se trouve le hangar fermé ; l'autre extrémité n'en diffère que par la suppression de la porte; enfin la fig. 28 est une coupe transversale suivant une ligne passant au milieu de la construction et perpendiculairement à sa façade. Cette coupe laisse voir la disposition de l'intérieur de la pièce principale, du fourneau, de la cheminée et du lit.
— Pour compléter ce qui vient d'être dit sur les habitations des journaliers, nous indiquerons comme constructions remplissant le même but celles décrites ci-après pour l'usage des petits cultiva-
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leurs, et notamment celles représentées dans les planches 8, 9, 10, il, 12 et 13. Il en est de même parmi celles indiquées sous le nom de petits domaines, et dont on trouvera des exemples dans la seconde partie de notre travail. Nous y avons aussi traité des habitations pour les ouvriers attachés à une exploitation rurale.
Annexes. — Il serait à désirer que chaque habitation rurale fût pourvue d'un cabinet d'aisances : il n'est pas besoin d'en faire ressortir l'utilité. Si les frais que comporte la construction de ce cabinet avec les précautions nécessaires pour la salubrité empêchent de le joindre à la maison d'habitation, il faudra l'établir à une certaine distance de cette dernière sur un emplacement spécial.
Nous parlerons plus loin de la construction des latrines à la campagne.
On y joindra un petit réduit pour déposer les ordures , les poussières, les déchets de légumes destinés à être transformés en fumier, et pour abriter même quelques volailles. Un puits sera souvent un complément indispensable.