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MÉTAUX

Les métaux sont employés dans les constructions rurales pour des revêtements, pour des liens, pour des supports de parties mobiles. Leur solidité les rend précieux pour ces usages. La dilatation à laquelle ils sont sujets est une cause de destruction, et leur conductibilité pour la chaleur un inconvénient, qui obligent parfois à recourir à d'autres matériaux.

Nous indiquerons les emplois les plus fréquents des métaux en parlant des couvertures et de la serrurerie ; nous ne donnerons ici que quelques applications.

Le fer de bonne qualité se reconnaît à la cassure dont le grain est fin; il doit être doux à la lime et d'un grain fin, noir et serré, et non lamelleux ; on le débite en barres carrées, rondes, méplates.

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II sert pour tous les ouvrages dits gros fers , petits fers , fers ouvragés, dont nous parlerons plus loin. En contact avec la chaux, il se conserve bien tant qu'il est à l'abri de l'humidité; il s'altère plus vite lorsqu'il est scellé dans le plâtre.

La fonte est le fer fondu et coulé, que l'on distingue en fonte blanche, dure à travailler et cassante, et en fonte grise, qui se laisse travailler par la lime et le ciseau : la première est employée pour des plaques de cheminée, des chéneaux, des tuyaux de descente ; la seconde pour des ornements de décoration, des parties de menue serrurerie, des barreaux de fenêtres et de grilles, etc.

Le fer étamé, dit fer-blanc, était autrefois employé pour des tuyaux de descente et des gouttières ; il est trop oxydable : on le remplace avantageusement par le zinc.

La tôle, ou fer battu ou laminé, de très-mince épaisseur, oxydable comme le fer-blanc, doit aussi être remplacé par le zinc.

Le fil de fer est utilisé pour attacher des barreaux de treillage, pour des grillages, pour des clôtures. Si l'on veut le tordre, il faut le faire recuire, afin qu'il ne casse pas. La grosseur des fils de fer est désignée dans le commerce par des numéros ; elle se détermine au moyen d'une jauge ou disque d'acier sur le pourtour duquel on a fait des entailles rectangulaires qui sont marquées de numéros; un fil de fer appartient à un numéro quand il peut entrer dans l'entaille qui lui correspond. La jauge française (ou de Limoges) contient 24 numéros attribués à des fils dont le diamètre va en croissant depuis 0 (1/4 de millimètre), dit passe-perle, jusqu'à 24 ( 7 millimètres) : les premiers numéros servent pour les toiles métalliques, les n09 5 à 12 pour des treillages, le n° 8 pour tirage de sonnettes, le n° 10 pour tirage de serrures à ressorts, comme celui des guichets de porte cochère ; les nos 12 à 20 pour des clôtures, pour des supports d'espaliers ; enfin les nos 20 à 24 pour ouvrages divers.

Le cuivre n'est guère employé dans les constructions rurales que pour les clous dans les couvertures en ardoises de grande dimension; quelques fils de cuivre servent pour des grillages, dans les endroits où l'on craint l'oxydation du fil de fer.

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Le laiton, alliage composé de cuivre et de zinc principalement, est employé pour quelques pièces de quincaillerie et pour des fils d'attache : la variété dite potin, très-cassante, doit être rejetée absolument.

Le plomb en lame fournit des chéneaux et quelques revêtements angulaires de couvertures, des tuyaux, des revêtements d'auges, de réservoirs, etc. On préfère le plomb coulé au plomb laminé dans les constructions. Le plomb est presque partout aujourd'hui remplacé par le zinc ; cependant il est quelques parties de toitures où le plomb vaut mieux que le zinc, comme les revêtements de pierres faisant saillie, des appuis de lucarne, des chéneaux contournés, etc.

Le zinc en feuilles est employé pour les couvertures, pour gouttières, pour tuyaux de descente ; il est peu oxydable et se conserve très-longtemps, pourvu qu'il ne soit pas en contact avec le fer ; car alors, les éléments d'une pile électrique se trouvant réunis, dès que l'influence de l'humidité se fait sentir, les deux métaux se décomposent réciproquement. Les feuilles de zinc sont aussi distinguées par des numéros dont l'épaisseur va en croissant avec le chiffre : on les distingue à l'aide d'un calibre analogue à la jauge qui sert pour les fils de fer. Les nos 1 à 11 ne sont point employés dans les constructions : les premiers servent aux cribles et tamis, les autres à la ferblanterie ; les nos 12 à 1 4 sont spécialement destinés aux toitures ; les nos 15 à 20 servent pour les fonds et les parois de baignoires et de petits réservoirs, pour des revêtements d'auges à abreuver ; enfin les nos 20 à 24 sont réservés pour les pompes et les parois de grands réservoirs. — Le zinc en feuilles doit être très-brillant et très-uni à sa surface, sans ondulations, sans boursouflures ni pailles ; il doit être souple et malléable, de telle sorte qu'on puisse prendre un coin d'une feuille mince, la plier et la' déplier plusieurs fois à angle vif sans qu'il y ait cassure. — L'emploi du zinc va sans cesse en augmentant dans les constructions rurales.

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