‹ Traité des constructions rurales et de leur dispositionChapitre 37 sur 89 · ÉPAISSEUR DES PIEDS-DROITS · texte numérisé non relu

ÉPAISSEUR DES PIEDS-DROITS

leur hauteur étant

aux naissances.

la clef.

Im

ja

— On a fait anciennement des voûtes en béton où entraient des fragments de briques et de poteries ; ces voûtes sont assez légères, quoiqu'il faille leur donner une certaine épaisseur.

MOUES D'EXÉCUTION

Voûtes légères pour planchers. — Ces voûtes sont faites avec des briques posées à plat et maçonnées soit avec du plâtre, soit avec du ciment ; on en superpose deux et même trois rangs en alternant les joints des rangs. Le grand surbaissement dont ces voûtes sont susceptibles les fait servir pour remplacer les planchers; la hauteur du cintre peut descendre jusqu'au dixième du diamètre.

On construit ces voûtes à l'aide de cintres en bois mobiles, de 1 à 2 mètres de largeur, que l'on fait glisser sur des sablières posées le long des naissances ou des pieds-droits ; il est plus sûr de se servir de cintres fixes établis à la manière ordinaire. Enfin quelquefois on a construit des voûtes de petit diamètre sans cintre en disposant les briques par échelons et remplissant ensuite les vides, la rapidité de prise du plâtre ou du ciment donnant aux briques une adhérence suffisante pour qu'elles n'aient pas besoin d'être soutenues ; mais il est préférable de se servir de cintres.

Lorsqu'on est sûr que tout le tassement des murs est bien opéré, on creuse une tranchée de 0m,20 de profondeur et d'autant de largeur pour recevoir la naissance de la voûte, et une autre dans les murs du pignon selon la courbure adoptée pour elle ; on établit ensuite le cintre en bois. Puis on maçonne le premier rang de la voûte en mouillant les briques, les enduisant de mortier et les posant sur leur plat dans la tranchée d'abord, puis au-dessus jusqu'au milieu du cintre ; afin de charger celui-ci également, on maçonne des deux côtés à la fois ; on pose enfin la clef en taillant une brique s'il est nécessaire. Le second rang, ou doublis, peut être fait en même temps que le premier, ou lorsque celui-ci est terminé.

On consolide la voûte en établissant par-dessus, et de mètre en mètre, de petits contre-forts en briques sur champ ou à plat ; l'intervalle est rempli en pierrailles et nivelé avec l'extrados de la voûte de manière à y étaler un carrelage. On fortifie encore la voûte par des tirants avec ancres scellées dans les murs latéraux : ces tirants sont en fer plat quand on les noie dans le carrelage supérieur; ils sont en fer rond quand on les laisse apparents au-dessous de la voûte.

MODES D'EXÉCUTION

Les voûtes plates en ciment sont préférables à celles en plâtre, parce que le gonflement de celui-ci fait quelquefois écarter les murs et rompre le cintre ; elles ont encore l'avantage de pouvoir servir de toiture lorsqu'on les recouvre d'une chape en ciment de 0m,02 à 0m,03 d'épaisseur.

— Les briques à double crochet, inventées par M. le capitaine du génie Olivier (1), présentent sur les briques plates l'avantage de mieux se liaisonner entre elles ; on leur donnera la préférence dans les localités où l'on pourra s'en procurer ; on les maçonne, comme les autres, en plâtre ou en ciment. Avec ce système on peut établir des voûtes épaisses de 0m,08 et d'autres de 0m,12, portant 10 à 12 mètres d'ouverture.

— Enfin on fait des voûtes avec des poteries hourdées en mortier quelconque, pourvu qu'il soit de bonne qualité, et on leur donne jusqu'à 3 mètres d'ouverture. Ces poteries sont des espèces de troncs de cône, analogues à des pots à fleurs dont le haut serait bouché comme le bas ; elles sont creuses pour plus de légèreté, et ont environ 0m,15 de hauteur.

On pourrait y substituer des tuyaux de drainage ayant la même longueur.

— Depuis quelque temps on applique à la confection des planchers des systèmes de voûtes analogues à ceux que nous venons d'indiquer, mais en les faisant reposer sur des poutres ou des solives soit en fer, soit en bois. La figure 836 montre le profil d'un

Fig. 837. Fig. 836.

arceau en poterie tubulaire ayant 1m,80 de portée (2 mètres, mesure prise au milieu des solives) : il s'appuie sur des-poutrelles auxquelles on a rapporté de chaque côté des lambourdes sciées en chanlattes pour recevoir les premiers voussoirs. La figure 837 représente un

(1) Voir Annales des ponts et chaussées, année 1837.

MODES D'EXÉCUTION

arceau de même largeur, mais en briques posées sur champ : il est appuyé sur des poutres à double T en fonte; celles-ci ont une hauteur de 0m,45. Le T inférieur a 0m,16 de large et 0»,05 d'épaisseur, celui d'en haut a 0m,11 de large et 0m,03 d'épaisseur; la longueur de la portée des poutres est de 4 à 5 mètres.

La figure 838 montre un arceau de même largeur, mais établi en

Fig. 839. Fig. 838. Fig. 840.

briques à plat sur trois rangs appuyés sur des solives en fer dont la portée n'est que de 2m,50 à 3 mètres; leur hauteur est de 0m,20 et leur largeur à la base de 0m,08 à 0m,10. Enfin les fig. 839 et 840 indiquent les profils d'arceaux reposant sur des poutrelles en bois avec lambourdes ordinaires ; ces voûtes en briques à plat n'ont que 0m,75 de largeur.

— Quelle que soit la portée des voûtes plates, il sera prudent de les consolider par des tirants en fer avec harpons reliant entre eux les deux côtés où elles s'appuient.

Baies des portes et des fenêtres. — Les ouvertures qu'on laisse dans les murs de face pour y pratiquer des portes ou des fenêtres comprennent, dans l'épaisseur du mur, trois parties : un tableau du côté extérieur, une feuillure pour recevoir la croisée ou la porte, et une embrasure- destinée à faciliter -l'accès du jour à -l'intérieur. Le tableau n'a ordinairement que 0m,1 5 à 0m,20 en largeur. L'embrasure d'une fenêtre doit être prolongée jusqu'au niveau du sol.

Les baies d'ouvertures sont encadrées par un appui horizontal pour une fenêtre, ou par un seuil pour une porte, par deux jambages de chaque côté et par un linteau ou une plate-bande pardessus.

L'appui est le plus souvent une pierre plate, dure ou schisteuse, un peu inclinée à l'extérieur; on emploie aussi les briques sur champ. Il ne doit point être inséré sous les jambages, ce qui le ferait casser ; on ne le pose souvent qu'après l'achèvement de la construc-

MODES D'EXÉCUTION

tion; dans le cas contraire, on le protège contre les chocs par une planche placée provisoirement dessus.

Le seuil remplace l'appui pour une porte ; les mêmes précautions doivent être prises pour la pose. La pierre très-dure est seule utilisable pour un seuil.

Les jambages sont montés bien verticalement, soit en pierres de taille, soit en moellons, soit en briques; dans ce dernier cas, il est bon d'y insérer deux pierres de chaque côté pour les scellements des gonds, qui tiennent mal dans la brique. Dans les maçonneries en bauge ou en pisé, les jambages sont faits soit en pierre ou en briques, soit en bois.

Les linteaux surmontent les jambages et couvrent la baie ; nous parlerons plus loin de ceux en charpente. Pour les ouvertures qui n'ont pas plus d'un mètre de largeur, on emploie des linteaux formés par une pierre de taille d'un seul morceau qu'on a soin de décharger par une petite voûte établie au-dessus, qui reporte le poids du mur sur les jambages ou les chambranles en maçonnerie.

A défaut de pierre ou pour de plus grandes baies, on construit des plates-bandes en moellons taillés en voussoirs (fig. 841), ou en briques formant une petite voûte (fig. 842), ou enfin en moellons

taillés droits (fig. 843) : ceux-ci doivent être posés avec le plus grand soin, et souvent on les fortifie par un ou deux linteaux en fer encastrés dans la pierre en dessous; on les allège aussi par une petite voûte en dessus.

Les plates-bandes n'ont ordinairement que l'épaisseur du tableau; on place, par derrière, des arrière-voussures en charpente.

— Quand on met des volets ou des persiennes à l'extérieur, on creuse parfois une feuillure dans l'encadrement de la baie.

— Dans les murs de refend, les baies sont souvent laissées droites, c'est-à-dire qu'il n'y a plus ni trumeau ni embrasure, ou plutôt que

Fig. 842.

Fig. 843.

Fig. 841.

MODES D'EXÉCUTION

ces deux parties se confondent ensemble; la feuillure est presque

toujours supprimée.

— Les dimensions à donner aux baies ont été indiquées dans les

diverses parties de notre travail; mais, en outre des nécessités du

passage qu'elles présentent, leur hauteur doit toujours être proportionnée à leur largeur; ce rapport varie de 1 1 /2 à 2 1/2 pour 1 . Une #

disposition assez convenable pour les fenêtres est celle d'une hauteur

égale à une fois 1 /2 la largeur.

Les intervalles entre les baies ou trumeaux doivent être égaux en

largeur aux baies, sinon plus larges, pour la solidité comme pour l'élégance des constructions.

Les vides des ouvertures doivent se correspondre entre eux de bas en haut dans tous les murs de face ou de refend; il faut éviter les porte-à-faux : on y pare bien par le moyen d'arceaux de décharge, mais l'aspect général, n'est pas satisfaisant et la solidité est toujours moindre. L'espacement régulier et la disposition symétrique des ouvertures sont aussi à recommander.

Cheminées. — Les cheminées destinées au chauffage de nos habitations réclament la plus grande attention dans leur établissement, à cause du danger qu'elles présentent dans le cas où la suie, qui s'y amasse, viendrait à s'enflammer; il est nécessaire d'éloigner leurs parois d'au moins 0m,15 de tout corps combustible, des bois employés dans les planchers et dans les combles.

Les cheminées se composent de deux parties : de l'àtre ou foyer et du tuyau.

— Les tuyaux s'établissent généralement le long des murs de refend ou des pignons, de manière à réserver les murs de façade pour les ouvertures destinées à introduire l'air et la lumière. Ils s'appuient sur ces murs ou sont incrustés dans leur épaisseur. Dans le premier cas, on les construit en forme de coffre rectangulaire, avec des carreaux de plâtre ou avec des moellons minces, ou avec des briques posées sur champ, de manière que l'épaisseur des parois soit au moins de 0m,08. Si on veut loger les tuyaux dans

MODES D'EXÉCUTION

l'épaisseur des murs, ce qui a toujours pour effet d'affaiblir leur résistance, on se contente souvent de fermer le devant avec des briques, mais il est préférable de construire tout le pourtour avec ces mêmes matériaux, à cause du peu d'épaisseur qui reste au mur derrière le tuyau.

Les dimensions à leur donner ne sont point indifférentes : trop larges, il peut s'établir, dans leur intérieur, des courants d'air ascendants et d'autres descendants, dont le résultat est de faire fumer la cheminée ou d'apporter du froid dans la pièce qu'elle doit échauffer; trop petits, ils ne peuvent être ramonés ou réparés facilement. Les dimensions que l'expérience a consacrées sont de 0m,28 à 0m,30 de profondeur sur 0m,60 de large.

Ces tuyaux peuvent être inclinés ou déviés de la ligne droite, quand les nécessités de la charpente le demandent ou quand ils viennent à rencontrer ceux d'un étage supérieur. On ne doit pas superposer les coffres de cheminées comme on le faisait autrefois; il est préférable de les placer les uns à côté des autres.

Le passage de cheminées a dû être prévu dans la disposition de la charpente par l'établissement de chevêtres, ainsi que nous le dirons en traitant de cette partie des constructions. Les tuyaux non adossés sur des murs sont maintenus par des barres en fer.

Si on ne peut loger facilement, dans l'épaisseur des murs, des coffres de cheminées de dimensions égales à celles que nous avons indiquées, il faut avoir recours aux tuyaux circulaires ou méplats en fonte ou en poterie.

Les premiers, dont il existe des modèles ayant 0m,22, 0m,24, ou 0"',28 de diamètre, sont d'un prix assez élevé.

Les seconds s'établissent de plusieurs manières; ils ont l'avantage de faire corps avec la construction. Tantôt ce sont des briques dont un côté est concave, qui viennent se réunir de manière à former un cylindre; tantôt ce sont des poteries circulaires de 0m,1 6 à 0m,60 de hauteur, dont le diamètre varie également, avec une épaisseur de 0m,0l 5; tantôt ce sont des tubes à peu près cylindriques, dont l'extérieur est cannelé, afin de faire plus aisément prise avec

MODES D'EXÉCUTION

le mortier et dont le nom rappelle celui de l'architecte qui les a inventés, M. Gourlier ; tantôt enfin, en élevant un mur, on ménage un vide dans son intérieur à l'aide d'un mandrin qu'on hausse au fur et à mesure de la construction. Tous ces appareils économisent la place; mais on ne peut visiter leur intérieur, et pour les ramoner il faut faire usage d'une corde à l'extrémité de laquelle on attache un hérisson ou brosse en fer; à défaut, on se sert de fagots de bois de bouleau. L'établissement du dernier système de tuyaux est peu coûteux, mais son usage est assez médiocre; nous le recommanderons toutefois pour les cheminées d'appel ou d'aération.

Il y a nécessité de prolonger les tuyaux de cheminées au-dessus des combles, au moins à 1 mètre : on protège l'intérieur de la cheminée contre la pluie par des appareils de diverses formes, le plus souvent en rétrécissant l'ouverture supérieure et en la surmontant par un chapeau en briques, par une mitre en poterie, par un tuyau en tôle avec calotte, etc.

— Le foyer ou âtre est logé dans un vide laissé dans la maçonnerie, et s'étend au devant du mur. L'àtre proprement dit, ou l'aire à feu, est établi en briques sur champ placées sur une petite fondation, si la cheminée est au rez-de-chaussée; il repose sur la trémie, espace réservé entre la charpente et les murs, et y est soutenu par des barres de fer portant sur les chevètres, lorsque la cheminée est à un étage supérieur. De chaque côté, on monte les jambages, et pardessus on intalle un manteau appuyé par des tringles en fer, et sur lequel porte une tablette ; la maçonnerie en plâtre est celle qui convient le mieux pour cette construction, qu'on revêt par un chambranle en pierre ou en marbre. Au fond de la cheminée, on place une plaque ou contre-cœur en fonte. Toutes ces parties sont éloignées à 0m,25 de toute espèce de bois; quand la pièce est planchéiée, on place devant la cheminée une dalle ou foyer en pierre large de 0m,40 à 0m,60 et encastrée dans le bois.

Nous avons indiqué (page 4 1 2, fig. 521) une disposition très-convenable pour les cheminées de cuisine rurales et une autre pour l'installation de bouches de chaleur (page 413, fig. 522).

MODES D'EXÉCUTION

Pour les cheminées d'appartement, il faut recommander la disposition circulaire ou celle à pans coupés dans l'intérieur de l'être, le revêtement des parois en faïence et l'établissement d'un rideau Fig. 844. entôle pour régler la combustion. Voici les dimensions ordinaires : profondeur totale, 0m,50 ; profondeur à partir du rideau, 0m,30; largeur entre les jambages, lm; largeur du rideau, 0m,55 ; hauteur du rideau, 0m,60 ; hauteur de la tablette, 0m,90 à 1m au-dessus du sol. Les fig. 844 et 845 représentent en coupe et en plan la disposition d'nne cheminée avec rideau, celui-ci se relève en e, et ses contre-poids retombent en i de chaque côté des jambages ; f est le Fig. 845. foyer en marbre ou en pierre placé sur le sol devant la cheminée. La plaque est un peu en avant pour accélérer le tirage; l'intervalle v restant par derrière peut être rempli en matériaux mauvais conducteurs du calorique, ou laissé vide pour la circulation de l'air d'une ventouse qui s'y échauffe avant de pénétrer dans la pièce.

— Il nous reste à indiquer les causes qui font fumer les cheminées, et les remèdes à employer pour y parer. Franklin aénuméré les neuf circonstances suivantes :

1° Les cheminées fument lorsqu'il n'arrive pas assez d'air pour remplacer celui qui sort par le tuyau; il faut agrandir les ouvertures et en créer d'autres, principalement des ventouses à air chaud.

2° La trop grande embouchure des cheminées dans les chambres les fait fumer; il faut la diminuer par le haut et par les côtés.

3° Le tuyau étant trop court, le tirage est trop faible, et la fumée ne sort pas. On prolonge le tuyau par des conduits en tôle, etc.

4° Lorsque plusieurs cheminées se contre-balancent les unes les autres, et que l'une d'elles a une supériorité de tirage sur les cheminées voisines, celles-ci fument. Il faut établir à chacune des ventouses assez grandes pour remplacer l'air qui s'échappe.

5° Quand le tuyau est dominé par un édifice plus haut ou par une éminence du côté où souffle le vent, celui-ci refoule la fumée dans

MODES D'EXÉCUTION

la cheminée ; il faut employer des tournants ou gueules-de-loup (fig. 596, page 475).'

6° Dans le cas inverse, c'est-à-dire celui où l'éminence est placée au delà de la cheminée et forme une digue contre le cours du vent, l'air se précipite violemment sur le tuyau et refoule la fumée. Il faut, généralement, exhausser le tuyau en l'étayant par des barres de fer.

7° La situation peu favorable d'une porte fait encore fumer la cheminée; par exemple, quand la porte et la cheminée sont du même côté de la chambre, si la porte, étant dans le coin, s'ouvre du côté du mur, il faut, ou mettre un paravent entre la cheminée et la porte, ou changer les gonds de celle-ci, de manière qu'elle ouvre dans un autre sens et qu'elle dirige l'air le long du mur.

8° Une chambre où l'on ne fait pas habituellement du feu se trouve remplie par la fumée qu'elle reçoit au sommet du tuyau et qui descend dans la chambre; le remède est de fermer le tuyau par une trappe à bascule.

9° Enfin, quand le tuyau est court et que son orifice supérieur est large, certains vents, en passant rapidement au-dessus, s'engouffrent dedans et rabattent la fumée. Il faut rétrécir le haut de la cheminée de manière à ce qu'il n'ait que 0m,25 de côté en carré.

L'établissement d'un rideau devant le foyer, celui de tuyaux en tôle ou en fonte au-dessus des souches de cheminée, celui de gueulesde-loup à girouette et à entonnoir analogues à celle de la fig. 596 (page 475), ou d'autres à moulinet et à hélice, celui de tubes à T, parent à presque tous les inconvénients qui viennent d'être énumérés.

Entablements. — Les bâtiments d'habitation reçoivent pour couronnement un entablement en forme de corniche, les autres n'en ont pas besoin ; cependant cet ornement a l'avantage de clore les combles, et quelquefois d'empêcher la communication de l'incendie par des flammèches qui s'introduiraient sous les chevrons.

On fait les entablements en pierres, en briques et même en bois; les modèles les plus simples conviennent aux bâtiments ruraux. Le

MODES D'EXÉCUTION

rapport de la hauteur des corniches à celle des constructions est de 1/12, 1/14, 1/15, 1/18.

Les règlements de voirie, d'accord avec les conditions de solidité, exigent que les pierres d'entablement aient au moins autant de portée sur les murs qu'elles ont de saillie sur les parements extérieurs de ces murs. On consolide les corniches en moellons à l'aide de barres de fer en double queue de carpe ou en T à chaque extrémité; on les place de distance en distance dans l'épaisseur de l'entablement et transversalement à sa direction.

Enduits. — Quand la maçonnerie est dressée, il faut recouvrir les joints entre les pierres avec un mortier qui les protège contre les infiltrations de l'eau, et en même temps donne au travail un aspect plus satisfaisant. Il y a deux sortes d'enduits, suivant qu'ils couvrent les pierres ou les laissent apparentes.

1° Les enduits partiels ou à pierres découvertes, ou jointoiements, s'appliquent seulement dans les vides qui se trouvent entre les pierres de taille, ou entre les moellons quand ceux-ci ont leurs parements unis, ou entre les briques; on commence par dégrader les joints, on les arrose pour les rendre un peu humides, et on y applique une couche de mortier un peu plus gras que celui qui a servi à la maçonnerie : ces jointoiements doivent être faits en boudin saillant et non creux, au moyen d'un outil appelé tire-joints : c'est une tige en fer de 0m,25 de long sur 0m,005 de large, recourbée et garnie d'un manche en bois; on frotte la partie arrondie de l'outil sur le mortier jusqu'à ce que le joint soit noirci. Les jointoiements sont souvent plus solides que les enduits pleins; il serait à désirer que l'on utilisât des mortiers hydrauliques, même des ciments, pour les parois extérieures des bâtiments. On unit avec soin le mortier pour prévenir le fendillement.

2° Les enduits pleins ou à pierres couvertes, que l'on appelle aussi crépis, sont constitués par des couches continues de mortier que l'on applique en même temps sur les moellons et sur les parties qui les réunissent; ces enduits sont lisses ou fouettés.

MODES D'EXÉCUTION

Les enduits lisses sont composés d'un crépi proprement dit recouvert par un enduit. On commence par couvrir les murs avec une couche de mortier grossier, puis avec une seconde de mortier plus fin que l'on aplanit à la truelle, puis avec une troisième et même une quatrième couche très-minces, que l'on lisse avec le plus grand soin, surtout quand on emploie le mortier de chaux. L'épaisseur du crépi ne doit pas dépasser 0m,015, et celle de l'enduit 0m, 002 à 0m,003. Dans quelques parties faibles des constructions, on applique quelquefois des couches d'enduit plus épaisses, que l'on appelle renformis : ils servent à couvrir des défauts d'exécution; mais ils sont peu solides, surtout à l'extérieur.

Les enduits fouettés et mouchetés sont des crépis qui doivent rester apparents; ils ne diffèrent des premiers qu'en ce qu'on ne lisse pas les couches au fur et à mesure qu'on les applique ; on se contente de les tenir à peu près de même épaisseur. On jette parfois les dernières couches avec un balai, de sorte qu'elles s'appliquent sous forme de gouttelettes. Ces crépis sont souvent plus durables que les enduits lisses.

— Les enduits doivent être faits en matériaux hydrauliques partout où on redoute l'humidité, et en chaux grasse à l'extérieur et sur toutes les maçonneries dites économiques. A l'intérieur, la chaux est seule applicable dans les parties basses, le plâtre restant utilisé pour les enduits des étages supérieurs, soit simplement comme enduit, soit comme stuc, plâtre aluné, etc.

On fait encore quelques enduits en bitume, en glu marine, dans les parties où pénètre l'humidité.

Plafonds. — Les plafonds sont des revêtements horizontaux qu'on applique sous les planchers en charpente pour les rendre plus impénétrables aux modifications de température, aux émanations gazeuses, etc. ; on en couvre aussi le dessous des chevrons dans les combles. Quand les pièces de bois ne sont pas bien de niveau entre elles, on y remédie par des fourrures ou planches placées sur champ et fixées sur les solives qui présentent des flaçhes ou grands vides.

MODES D'EXÉCUTION

La principale manière de faire les plafonds consiste à clouer sous les solives ou sous les chevrons un lattis presque jointif (la latte en chêne est la meilleure, on l'espace à 0m,01), puis à appliquer dessous plusieurs couches successives d'enduit peu épais, que l'on lisse avec soin.

Le plâtre forme les plafonds les plus adhérents; mais, comme on ne peut s'en procurer partout, on y substitue tantôt un mortier composé de parties égales de chaux et de plâtre, tantôt du blanc en bourre (page 752), tantôt même du mortier de chaux et de ter^e argileuse, mais ce dernier est peu résistant.

— Une autre manière de faire les plafonds consiste à enfoncer des clous sur les solives dans l'intérieur des entrevous, à y fixer des lattes éloignées de 0m,05 à 0m,08 et à y faire adhérer du mortier que l'on enduit ensuite par-dessous. Ce procédé, dit à augets, exige l'emploi du plâtre, on ne peut guère l'appliquer que lorsqu'on fait le plafond avant de le recouvrir : on garnit le dessous avec des planches et on coule le plâtre par-dessus et entre les solives, en l'appuyant sur le bois avec une truelle ; on enlève ensuite les planches, et on termine le plafond à la manière ordinaire. Quand le plafond est recouvert, il est beaucoup plus difficile de faire tenir le mortier formant les augets.

Les plafonds avec augets plats ou cintrés sont plus solides que ceux faits sous lattis jointif et empêchent mieux la transmission des sons; mais ils sont plus lourds et leur établissement exige beaucoup plus de plâtre.

Pavages et carrelages. — Les revêtements horizontaux destinés à supporter le passage de l'homme, des animaux et des instruments, établis en matériaux résistants, sont continus ou discontinus ; ils consistent en pavages de natures diverses et en carrelages en terre cuite placés soit sur le sol , soit sur des planchers.

— Quand on veut recouvrir le sol, il faut d'abord le rendre résistant et y établir une aire qu'on nivelle avec soin. On commence par battre le terrain, puis on y dépose une couche de sable ou de béton

MODES D'EXÉCUTION

grossier; souvent on y ajoute une couche de béton ordinaire, ou un lit de tuileaux et de mortier de chaux aérienne. L'ensemble de ces couches doit avoir de 0m,\b à 0m,20 d'épaisseur. On achève la préparation de l'aire en la dressant horizontalement ou avec les pentes qu'elle doit comporter.

Quand on veut recouvrir des planchers hauts, il faut établir un bardage sur les solives. Nous avons indiqué la manière de disposer Jes bardages en terre (page 795) qui sont les plus utilisés dans les constructions rurales, quoique très-lourds. Dans les endroits où se trouve le plâtre, on remplace la terre par du mortier de plâtre dont on recouvre des bardeaux avec une épaisseur de 0m,03 à 0m,04; à cause de l'augmentation du volume du plâtre, il faut partager l'aire en parties de \ mètre carré environ par des tranchées de 0m,01 à 0ra,02; on arrive au même résultat en mélangeant au plâtre de la poussière, de la musique ou terre sèche criblée au panier. On substitue très-bien au bardeau (barrelet) des tuiles faites exprès, ou même des tuiles ordinaires, ou des tuyaux en poterie; on les appuie sur les solives et on les recouvre d'une couche de mortier.

— Les revêtements continus ne s'appliquent guère que sur le sol; ce sont ou des bitumes ou des ciments (voir ces mots) que l'on superpose à une couche de sable ou de cailloutis (macadamisage) épaisse de 0m,03 à 0m,05, ou des bétonnages épais de 0m,05 à 0m,10. Nous avons déjà parlé des applications de ce mode de pavage; nous allons encore indiquer son mode d'emploi dans les étables. — On forme du mortier avec 50 parties de chaux hydraulique et I 00 de sable; quand il est bien brassé, on y ajoute 1 00 parties de gravier et on mêle bien le tout. Le sol de l'étable a dû être modelé suivant les pentes qu'on veut y établir, puis foulé au pilon; on y applique alors le béton en couche de 0m,1 0 ; on l'égalise, et, avant qu'il soit sec, on trace en différents sens, à l'aide d'une baguette en fer qu'on y enfonce, des rainures creuses de 0"',01 environ, qui ont pour effet d'empêcher les animaux de glisser.

On a encore employé, pour des revêtements horizontaux, un lit de béton de 0m,06 recouvert par une couche épaisse de 0m,03 de

MODES D'EXÉCUTION

goudron ordinaire mêlé avec du sable, ce mélange ayant été opéré en jetant du sable chauffé dans le goudron bouillant.

— Les revêtements discontinus employés dans les constructions rurales sont les pavés et les dalles, qui ne peuvent être placés qu'au rez-de-chaussée, et les terres cuites qu'on utilise aussi dans les étages supérieurs.

Les pavés en grès ou en granit se divisent en plusieurs sortes : les gros pavés, dont les dimensions sont 0m,22 en tous sens; les pavés bâtards, qui ont 0m,1 3 de haut et 0m,19 X 0m,19 en surface; et les petits pavés, dont la grosseur varie : ils sont d'autant plus solides qu'ils ont plus de hauteur; leur surface est piquée ou unie. On les pose sur des formes de sable épaisses de 0m,08 à 0m,1 6 ; tantôt on les joint seulement avec du sable, tantôt avec du mortier, du ciment ou du bitume; ces derniers matériaux sont employés pour les parties où les eaux coulent, comme les ruisseaux. Le pavage en rangées obliques par rapport à l'axe de direction des voies où on l'emploie est plus résistant que celui posé droit. Un encaissement en gros pavés doit limiter les parties remplies en pavés de petit modèle.

Les dalles en pierre dure sont posées de la même manière que les pavés, on les réunit ordinairement avec du ciment; quand leur surface est piquée, on est moins exposé à glisser dessus.

Les carreaux en terre cuite reçoivent différentes formes, carrées, hexagonales, octogonales, etc. Leur épaisseur varie de 0m,015 à 0m,025. Dans les rez-de-chaussée, on les place, soit sur une couche de béton, soit sur une couche de 0m,25à 0m,30 en mâchefer, en cailloutis, etc. ; dans les étages supérieurs, on les pose sur le bardage (page 811) recouvert de poussière. Le scellement se fait à l'aide de mortier de chaux, ou de plâtre ; quand on emploie celui-ci, 'il faut y ajouter de la suie pour qu'il ne prenne pas trop vite. Les carreaux scellés avec du mortier de terre, qu'on emploie parfois dans les aires des combles, sont généralement peu adhérents ; on ne doit les utiliser que dans des endroits où la circulation n'est pas fréquente. Pour opérer un carrelage, on commence par établir une

MODES D'EXÉCUTION

première ligne horizontale et bien de niveau , puis une seconde ligne en croix avec la première; on installe des repères pour le niveau et on remplit les parties intermédiaires.

La brique fournit des pavages très-solides qu'on dispose comme les carreaux, mais plus généralement à bâtons rompus. Elle est trop lourde pour les étages supérieurs ; on la met à plat dans les rez-dechaussée, en choisissant le plus souvent la brique simple, épaisse de 0m,27 et rarement celle de 0m,54 , dite double. Dans les passages d'écuries, on emploie quelquefois la brique* sur champ ; le pavage alors a 0m,11 d'épaisseur. La bonne brique double suffirait souvent. (Voir Écuries, É tables, etc., 1re partie, chap. 2.)

On fait des carreaux en faïence ou en porcelaine pour recouvrir les fourneaux de cuisine et daller les cheminées d'appartement ; on ne peut guère les sceller qu'avec du plâtre.

On emploie encore des carreaux de marbre et de liais qu'on scelle avec un mortier composé de 1/3 plâtre, 1/3 chaux et 1/3 sable. Ces pavages sont chers, et ne s'appliquent qu'au rez-de-chaussée ; ailleurs l'emploi du bois est préférable et souvent moins coûteux.

. La charpenterie, ou l'art de travailler les bois en pièces équarries, s'occupe d'abord de l'exploitation des bois, dont nous avons parlé précédemment. Dans ses applications au bâtiment, outre les travaux nécessaires parfois dans les fondations dont il a été question (page 775), la charpenterie comprend trois sortes de constructions :

1° L'établissement de parois verticales, ou pans de bois, colombages et cloisons ; 2° celui de parois horizontales ou planchers ; 3° celui de supports pour les couvertures ou combles des toits. Il faut y ajouter des ouvrages dont la durée est provisoire et sert à l'établissement d'autres constructions, tels que les étayements, les cintres pour les voûtes et même les échafaudages. Quant aux grandes portes, aux barrières, aux escaliers, on les classe généralement dans les travaux de grosse menuiserie.

MODES D'EXÉCUTION

Les diverses parties de l'art du charpentier ont donné lieu à des études très-nombreuses : tout constructeur doit les consulter, s'il veut utiliser habilement ses bois, de manière à profiter de leur force de résistance tout entière et à réaliser la plus grande économie possible. Le cadre de notre travail ne nous permet que l'indication de quelques applications les plus usuelles dans les constructions rurales.

Pans de bois. — Les constructions en pans de bois, dont nous avons donné plusieurs exemples, sont quelquefois distinguées en pans de bois proprement dits lorsque les bois utilisés sont équarris et en colombages lorsque les bois sont employés ronds ; ils s'établissent, du reste, de la même façon. La combustibilité des bois, leur pourriture, l'augmentation de prix qu'ils acquièrent tous les jours, tendent à la suppression des constructions de ce genre : ce n'est que dans les pays très-boisés et pour des parties hautes de bâtiment que l'emploi peut en être économique.

Les pans de bois ne doivent, dans tous les cas, être établis qu'au moins à 0m,75 et même 1 mètre au-dessus du sol, pour éviter les infiltrations de l'humidité ; ils sont soutenus par une maçonnerie solide et épaisse de Qm,50 dans les fondements et de 0m,30 au-dessus. Quand le pan de bois est encadré dans des poteaux corniers ou d'angle, des assises en pierre de taille sont nécessaires pour supporter ceux-ci; elles doivent être en roche dure, autant que possible, et former parpaing élevé à 0m,60 au-dessus du sol. On place horizontalement sur les murs de soubassement des sablières ou pièces de bois ordinairement méplates, auxquelles des poteaux deremplissage verticaux sont assemblés à tenons et à mortaises et solidement chevillés : ceux-ci sont écartés à 0m,20 environ l'un de l'autre ; ils supportent à leur tour une autre sablière destinée à recevoir le bout des solives du plancher dont l'assise est égale à l'épaisseur du pan ; cette sablière porte aussi les poteaux de l'étage supérieur, quand il y en a un. Des poteaux plus forts que ceux de remplissage limitent les ouvertures ; ils sont désignés par les noms

MODES D'EXÉCUTION

de poteaux d'huisserie ; celui du dessus s'appelle linteau; les remplissages au-dessus des baies se nomment potelets; on rapporte ordinairement dans l'embrasure, une lame de bois pour former feuillure et recevoir le battement des portes et des fenêtres. La fig. 846 montre la disposition d'un pan de bois simple en-

Fig. 846. Fig. 847.

castré entre deux murs ou deux pignons en maçonnerie ; la fig. 847 indique une disposition analogue, mais insérée entre des poteaux corniers en bois; elle ne diffère de l'autre que par l'addition de bras qui relient les poteaux à la sablière supérieure.

Pour donner plus de solidité au bâti, on y insère des pièces de bois obliques, qu'on appelle écharpes, décharges ou guettes, sur lesquelles on assemblé des potelets taillés obliquement par un bout

Fig. 848. Fig. 849.

et nommés fournisses. Ce mode permet l'utilisation de pièces plus courtes pour les bois de remplissage. Les fig. 848 et 849 en montrent la disposition dans chacun des deux cas que nous avons spécifiés ci-dessus.

Enfin les pans de bois se font encore en croix de Saint- André, procédé très-solide et même économique par la quantité de bois nécessaire; les deux pièces sont assemblées à mi-bois dans l'endroit

MODES D'EXÉCUTION

©ù elles se croisent (voir pl. 102, page 293) : une disposition plus simple encore a été indiquée dans la pl. 68 (page 176).

— Quand le pan de bois supporte une poutre, il faut que celle-ci soit solidement soutenue : doublage de la sablière sous le bout de la poutre, placement de poteaux plus forts et debout, réunion de deux décharges qui s'unissent en dessous, disposition de deux décharges au-dessus soutenant un tirant de charpente et un étrier en fer qui embrasse la poutre, sont les moyens employés pour renforcer les pans de bois.

— Quand il y a un second étage, les solives sont appuyées sur la sablière supérieure du rez-de-chaussée, et la sablière basse du pan de bois suivant est établie au-dessus des solives, de sorte que les extrémités de celles-ci sont serrées entre deux pièces horizontales.

Les poteaux corniers montent ordinairement de fond dans toute la hauteur du bâtiment, s'il comporte deux étages, ce qui assure plus de solidité. Lorsque le bâtiment est plus élevé, à défaut de bois assez longs, on ente deux pièces l'une sur l'autre par le système d'assemblage dit à trait de Jupiter, qui est composé d'entailles à redans ; on relie, en outre, les pièces par des boulons à écrous et par des liens en fer.

— L'épaisseur des parois en charpente est plus faible que celle de la maçonnerie. Les pieds corniers ont ordinairement de 0m,25 à 0"',30 d'équarrissage ; les poteaux intermédiaires formant les baies ont de 0m,15 à 0m,20, comme les décharges; les potelets de remplissage de 0m,10 à 0m,15 et à 0m,20; enfin les sablières 0m,20 à 0m,30. Rondelet voulait que toutes ces pièces eussent 0m,16 d'épaisseur et 0m,22 de large.

— Les cloisons en charpente ne diffèrent des pans de bois ordinaires que par leur épaisseur, qui est moindre; les plus grosses pièces de bois ne dépassent pas 0m,15 et les poteaux de remplissage et autres 0m,10 au plus. Les cloisons hautes reposent sur des sablières, qui sont souvent recouvertes par le carrelage et qu'on place en travers des solives, lorsque cela est possible; dans le cas contraire, une solive un peu forte est nécessaire sous la cloison

MODES D'EXÉCUTION

et on l'étrésillonne, en outre, avec celles qui sont le plus près.

— Toutes les parois en pans de bois sont remplies en briques cuites ou crues, en bauge, en mortier de plâtre, matières maintenues entre des lattes clouées sur les bois de chaque côté ; on recouvre le tout d'un enduit. Quelquefois on supprime le lattis et on remplit l'intervalle entre les bois en laissant ceux-ci apparents ; il faut alors fixer des clous ou rappointis sur les côtés des pièces de bois, pour que les remplissages y adhèrent ; mais il se produit presque toujours des gerces ou fentes : ce mode de construction est donc moins bon que le précédent.

Afin que les cloisons soient plus légères, on se contente parfois de latter sur les poteaux et d'y appliquer un enduit analogue à celui employé pour les plafonds : ces cloisons ont le grand inconvénient d'offrir des retraites aux souris et aux insectes : il vaut mieux les faire moins épaisses et les hourder en plein.

— On augmente la force de stabilité des pans de bois en les scellant aux planchers et aux murs qui leur sont attenants, par des liens, des tirants et des harpons en fer.

Poitrails et linteaux. — Les baies d'ouvertures, même dans les constructions en pierre, sont souvent surmontées par des parties de charpente qu'on appelle linteaux et poitrails.

Les linteaux sont des appareils formés de deux ou trois grosses solives mises à côté les unes des autres et dont la longueur est supérieure de 0m,50 à la largeur de la baie; leur hauteur doit être proportionnée à la charge qu'ils supportent ; elle est généralement de 0m,20 à 0m,40. L'épaisseur des pièces réunies est à peu près égale à celle de la paroi qui les supporte ; on laisse de chaque côté une retraite de 0m,03 qui est remplie par un lattis et un enduit. Celles des pièces qui sont à l'intérieur doivent être surélevées de 0m,10 sur les autres, pour former l'embrasure de la baie.

Quand la partie antérieure de la baie est établie en maçonnerie et forme ce qu'on appelle une plate-bande , on dispose par derrière et en surélévation de 0m,10 une pièce de bois appelée contre-linteau ou arrière-voussure, qui ne diffère du linteau que par son épaisseur.

MODES D'EXÉCUTION

Lorsque la baie dépasse 2 mètres d'ouverture, le linteau est appelé poitrail; c'est ordinairement une poutre ou deux poutres assemblées avec des boulons. On emploie même des poutres dites armées (voir plus loin), lorsque la portée est très-grande. Les poitrails doivent avoir autant d'épaisseur que les murs qu'ils supportent, avoir de 0m,30 à 0m,50 en hauteur, être appuyés à chaque bout de 0m,30 et reposer sur des points d'appui en pierre, dont l'assise comporte toute l'épaisseur du mur sur 0m,50 de long au moins.

Pour alléger la charge d'un poitrail dans un pan de bois, on établit au-dessus deux décharges arc-boutant un renfort ; dans un mur, on construit une espèce de voûte en moellons ou en briques.

On fortifie aussi un poitrail en le renforçant en dessous par un madrier contre-butté de chaque côté par des écharpes (voirfig. 394, pl. 92, page 254).

Planchers. — Les planchers sont des appareils en charpente supportant les aires horizontales des étages supérieurs dans les constructions ; ils sont composés de trois manières principales : 1° en solives seules; 2° en poutres et solives ; 3° en poutrelles et solives assemblées. Dans l'établissement des uns ou des autres, on doit veiller à ce que les extrémités de toute pièce de bois portant sur un appui soient pleines et parfaitement équarries.

Planchers en solives. — Les planchers les plus simples sont formés par des solives parallèles et portées sur des appuis verticaux, tels que les murs, les pans de bois ou même les cloisons ; elles y sont enfoncées à 0m,15au moins. Elles doivent être engagées solidement dans les parois qui les support ent; quand elles sontlibres, leur solidité est presque moitié moindre que quand leurs extrémités sont bien fixées dans les murs.

On recommande, à cet effet, de ne pas sceller les pièces de charpente dans la maçonnerie avec de la chaux qui altère le bois : on peut les enduire d'une chape en plâtre, ou même les serrer à sec entre des pierres.

Les solives dites de brin, c'est-à-dire d'un arbre ou branche

MODES D'EXÉCUTION

en entier, sont plus fortes que celles qu'on obtient par le sciage.

On sait que la force de résistance des pièces de bois varie avec leurs dimensions et principalement avec leur épaisseur; cette résistance est en raison directe de leur largeur, en raison du carré de leur épaisseur et en raison inverse de leur longueur. Par conséquent, il y a grand avantage à débiter les solives plus larges sur un côté que sur l'autre et à les placer sur champ dans le sens de leur plus grande épaisseur. Rondelet a dit que les solives d'un plancher doivent avoir pour hauteur 1/24 de la portée , une largeur 4/4 moindre ; on pose aujourd'hui souvent des solives dont la largeur est à peine égale à la moitié de l'épaisseur.

Les solives pourraient être placées à côté les unes des autres; mais, comme il en faudrait trop, on les écarte entre elles à une distance plus ou moins grande, réduite quelquefois à la largeur de la solive, de manière à ce que le plancher présente autant de vide que de plein. Dans la plupart des constructions rurales on espace les solives depuis 0m,25 à 0m,30, même à 0",40 et plus, suivant l'un des modes employés pour le remplissage des vides dont nous avons parlé.

— On assemble quelquefois les extrémités des solives sur des pièces de bois encastrées à moitié dans les murs, qu'on nomme lambourdes ; celles-ci sont plus épaisses que les solives et doubles en largeur; pour s'opposer au déversement de la lambourde, on la maintient par des corbeaux en pierre ou en fer scellés dans la muraille. Il faut éviter l'emploi de ces lambourdes, à moins de circonstances particulières, comme la nécessité d'utiliser des solives qui sont trop courtes pour avoir une portée suffisante dans les murs.

— On consolide beaucoup les planchers en étrésillonnant les solives, c'est-à-dire en les appuyant les unes contre les autres par des morceaux de bois qu'on fait entrer de force entre elles. Les liernes, ou pièces de bois entaillées vis-à-vis chaque solive, et qu'on insère transversalement à leur direction, donnent le même résultat, mais sont plus coûteuses. Des madriers placés sur les solives et chevillés avec elles sont préférables.

Nous parlerons ci-après des chevôtres et des linçoirs.

MODES D'EXÉCUTION

Planchers en poutres et solives. — Ils diffèrent des précédents ence que les extrémités des solives, ou l'une de leurs extrémités, sont reçues "par des poutres ou grosses pièces de bois ; on les emploie lorsque les portées des solives seraient trop grandes pour être solides, au delà de 4 à 5 mètres, par exemple. Une ou plusieurs poutres supportent les planchers suivant leur surface : on espace ordinairement les poutres depuis 3 jusqu'à 4 mètres.

Les conditions rapportées ci-dessus pour la résistance des solives s'appliquent aux poutres : cependant on apprécie communément l'équarrissage qui leur convient à 4/18 de leur portée.

Les poutres doivent être solidement scellées dans les murs : elles traverseront toute leur épaisseur autant que possible : dans le cas contraire, elles y pénétreront d'au moins 0m,25, et alors il est utile de placer sous le bout de la poutre un corbeau ou console en pierre de taille, ou même en bois, qui traverse ce mur et y soit solidement fixé. Quand la construction est établie en matériaux peu résistants, on place suivant la direction du mur un morceau de bois qui reçoit la poutre et répartit la charge sur une plus grande longueur.

Si la poutre est placée au-dessus d'une baie d'ouverture, ce qu'il faut éviter autant que possible, le linteau de la baie doit toujours être ou voûté en maçonnerie à plein cintre, ou recouvert par une pièce de bois d'épaisseur égale à celle de la poutre.

On augmente la solidité des planchers et, en même temps, celle du bâtiment, en armant les poutres d'ancres et de harpons en fer qui traversent les murs, dont l'écartement est ainsi prévenu: nous en avons indiqué la disposition (page 271, fig. 410 et 414.)

— Quand on a besoin de supporter un plancher très-lourd, on emploie des poutres armées ; celles-ci sont composées de plusieurs pièces liées entre elles de manière à former un solide qui offre une grande résistance.

Les armatures donnant cette disposition sont, en général, placées de manière que le bois soit pressé ou tiré suivant sa longueur, sens dans lequel la résistance du bois est la plus grande.

Des diverses combinaisons adoptées à cet effet, l'une des meilleures

MODES D'EXÉCUTION

est l'emploi de deux arbalétriers (fig. 850) placés entre deux poutres méplates et posées sur champ, auxquelles un embrèvement les

Fig. 850. Fig. 851.

réunit : le parallélisme entre les deux pièces est maintenu par de tasseaux dans les parties où les arbalétriers ne portent pas ; des boulons à écrous serrent les deux poutres entre elles et contre les arbalétriers.

La poutre armée, dont le profil est représenté dans la fig. 851 , ne diffère de la précédente qu'en ce qu'une partie des arbalétriers est remplacée par une pièce horizontale, afin d'éviter un trop grand exhaussement au milieu de la poutre ; des étriers en fer relient les diverses parties de cette armature.

— Dans la plupart des constructions rurales, les solives sont posées sur les poutres, et on peut les y fixer par une cheville ou par un clou. Pour diminuer l'épaisseur des planchers, on entaille quelquefois la poutre de tout ou de partie de la hauteur des solives, et on encastre celles-ci dans chacune des encoches ainsi préparées ; on doit rejeter l'assemblage à mi-bois entre la poutre et la solive, qui diminue trop la solidité de celle-ci. Il est préférable d'attacher de chaque côté de la poutre, avec des boulons et des étriers en fer, une lambourde qui supporte les solives, ains que l'indique la fig. 852 ; celles-ci n'ont pas besoin d'être tout à fait aussi longues que dans l'autre cas, et les poutres sont fortifiées par l'addition des lambourdes. On peut encore soutenir chaque

FiS- 852- solive par un étrier en fer attaché sur la

poutre; mais la dilatation du fer le fait quelquefois céder peu à peu, et les solives baissent ; d'ailleurs ce système est coûteux et doit être réservé pour les pièces isolées.

— Quand, dans la disposition du plancher, l'extrémité des solive

se trouve vis-à-vis un âtre de cheminée, ou un tuyau, ou un passage d'escalier, ou même une baie d'ouverture, on ne peut les appuyer sur les murs à ces endroits. Alors on place sur les côtés de ces obstacles, et à la distance que comporte un espacement régulier entre les pièces du plancher, deux solives plus fortes que les autres de 0m,05, qu'on appelle solives d'enchevêtrure ; elles supportent, à environ I mètre du mur, les deux extrémités d'une pièce de bois qui leur est perpendiculaire et qu'on nomme chevétre ; parfois, lorsque l'obstacle est dans un angle du bâtiment, on n'installe qu'une solive, et l'autre extrémité du chevétre porte dans le mur (fig. 853) ; d'autres fois on place, en avant du vide à observer et à la distance de 1 mètre environ, une seule solive d'enchevêtrure parallèle au mur et supportant l'un des bouts de deux chevètres dont l'autre extrémité porte sur le mur. Sur les chevètres on assemble des solives plus courtes que les autres et qu'on appelle solives boiteuses. Toutes ces pièces se relient ensemble soit à tenons et à mortaises avec chevillage en fer, soit avec des étriers : il faut recourir à ceux-ci quand les chevètres ont une grande portée.

Les chevètres ne doivent pas avoir plus de 2m,50 de long (mesure prise dans œuvre) lorsqu'ils sont assemblés entre deux solives, ni plus de 3 mètres lorsqu'une de leurs extrémités est scellée dans le mur. Les solives d'enchevêtrure sont engagées dans les murs en moellons à 0m,25 au moins, et à 0m,15 dans ceux en briques.

Les poutres peuvent remplacer les murs et supporter l'extrémité d'un chevétre à l'aide d'un étrier en fer.

Les linçoirs sont des espèces de chevètres établis le long des murs, vis-à-vis des ouvertures, un peu en contre- bas des planchers, attachés avec des étriers aux solives d'enchevêtrure, soutenues par des corbeaux et recevant des solives de remplissage soit boiteuses, soit de toute portée. Ils remplacent utilement les lambourdes scellées dans les murs; mais l'emploi des uns et des autres doit être évité autant que possible.

Le meilleur mode d'assemblage entre les linçoirs et les solives est un encastrement en forme de queue-d'aronde. On coupe souvent en

biseau la face extérieure des linçoirs pour qu'ils puissent recevoir un profil de corniche à l'étage inférieur, ou au moins ne pas faire une saillie trop prononcée.

Les fig. 853 et 854 montrent des planchers avec solives et poutres,

Fig. 853. Fig. 854.

où sont établis des chevètres. Dans la fig. 853, on voit en A un chevêtre porté par deux solives ; dans l'intervalle est un vide appelé trémie, servant à l'établissement d'un foyer en maçonnerie soutenu par deux ou trois barres de fer ; en B est un chevétre porté par une solive et par la muraille, laissant passer un tuyau de cheminée ; en G est un petit linçoir vis-à-vis un tuyau renfermé dans l'épaisseur du mur. Dans la fig. 854 on voit, en D et D', deux linçoirs vis-à-vis deux ouvertures ; en E un chevétre pour âtre ; et F et F' deux chevètres à saillie inégale pour tuyaux de cheminée; enfin en G deux soliveaux pour limiter le plancher auprès d'un obstacle lorsque celui-ci n'est pas placé au bout des solives, mais à côté de leur direction.

Planchers d'assemblage. — Ces planchers sont employés lorsqu'on n'a pas de pièces de bois assez longues ou assez fortes pour traverser d'un mur à l'autre et pour suppporter dans leur milieu un poids considérable. Ils se composent généralement de poutrelles et de solives : celles-ci sont assemblées près des points d'appui des poutrelles, assez résistantes en ces endroits, et qui ne le seraient pas plus loin, en vertu du principe de force des bois qui s'exerce en raison inverse de leur longueur.

Les dispositions de ces planchers varient beaucoup ; on les arrange suivant la place et les bois à utiliser : il faut éviter d'affaiblir les pièces principales par des mortaises trop multipliées ou

trop rapprochées ; il est souvent préférable d'employer des étriers en fer au lieu d'entailles et de tenons, et il est toujours bon de soulager les assemblages par des supports de ce genre.

La fig. 855 montre un plancher où deux longues poutrelles transversales au bâtiment reçoivent des chevêtres qui en portent eux-

Fig- 855. Fig. 856.

mêmes d'autres, sur lesquels sont fixées des solives de remplissage.

La fig. 856 montre un système analogue, mais dans lequel la largeur du bâtiment a imposé l'obligation de mettre obliquement quatre poutrelles qui reçoivent le surplus du plancher.

— Nous avons parlé précédemment (page 800) des planchers avec solives en fonte et hourdage en maçonnerie.

Combles. — On appelle comble la charpente qui est destinée à recevoir et soutenir la couverture d'un bâtiment. (Par extension, on a donné le nom de comble à l'espace compris entre la couverture et le plancher qui la sépare de l'étage au-dessous.) Les combles proprement dits se composent 1° de pièces de bois horizontales dont la plus élevée est nommée faîte, faîtier ou faîtage; les plus basses, portées par les murs, sont appelées plates-formes ou sablières, et les pièces intermédiaires sont désignées, selon les pays, par les noms de pannes ou de filières ; 2° de pièces de bois plus ou moins inclinées portées par les précédentes, perpendiculaires à leur direction, et qu'on appelle chevrons ; ceux-ci soutiennent le revêtement formant la toiture, soit directement, soit plus généralement par l'intermédiaire de lattes ou de voliges, suivant le mode de couverture.

MODES D'EXÉCUTION

Le comble est porté par des pignons en maçonnerie, ou, à défaut, par des fermes en charpente ; il est disposé ordinairement à une, deux ou plusieurs pentes, et composé de surfaces planes ou de surfaces courbes ou cintrées : nous ne nous occuperons ici que des combles à égouts plans et nous indiquerons la forme à préférer en parlant de la Couverture.

Combles sur pignons. — Lorsque l'intervalle entre les murs d'appui latéraux ne dépasse pas 4 ou 5 mètres, le comble se compose d'un faîte et de pannes appuyées par leurs deux extrémités sur le prolongement de la maçonnerie en pointe qu'on appelle pignon; ces pièces supportent les chevrons dont le bout est appuyé sur les sablières portées par les murs de face. Si la longueur de la pente ne dépasse pas 2m,50, les pannes sont généralement inutiles.

— Quand le toit est à un seul égout ou en appentis, soit isolé, soit appuyé sur d'autres bâtiments, le comble sur pignons est composé d'un faîtage, d'une ou plusieurs pannes, suivant la longueur des chevrons, et d'une sablière.

Quand le toit est à deux égouts, le comble comprend un faîtage, et de chaque côté un nombre égal de pannes et une sablière sur les murs de façade.

— Le faîtage doit toujours être en bois de chêne et d'une seule pièce ; il peut être consolidé par des arcs-boutants scellés en écharpe dans les pignons.

Le faîtage est encastré dans une pierre qu'on place, à cet effet, sur l'extrémité du pignon ; nous faisons percer dans chaque faîtage un trou qui reçoit une cheville en fer afin de maintenir l'écartement des pignons : si le faîtage dépasse le pignon, la cheville est en dehors ; s'il ne le dépasse pas, la cheville entre dans un trou percé dans la pierre et correspondant à celui du faîtage. Sur les pignons en pans de bois, le faîtage est soutenu par un poteau vertical ou par les prolongements des pièces inclinées.

Les pannes ou filières, qui ne sont, en réalité, que des sortes de solives, doivent être méplates et posées sur champ comme celles-ci : on emploie pour elles toutes sortes de bois.

Les filières sont encastrées dans la maçonnerie des pignons et accotées par des pierres posées sur champ ; elles peuvent être armées de chevilles en fer, comme les faîtages ; mais cette précaution est moins utile. Sur les pans de bois, les filières sont arrêtées par des chantignoles ou tasseaux attachés par embrèvement sur les côtés inclinés du pignon en charpente.

Quant aux sablières, comme elles sont supportées parles murs de longs pans, on les compose avec plusieurs parties méplates et assemblées à queue-d'aronde, de manière à ce qu'elles ne forment qu'un ensemble dans leur longueur. On doit employer des bois durs pour les sablières, à cause de leur contact avec la muraille. Les plates-formes diffèrent des sablières en ce qu'elles reçoivent les pieds des chevrons dans des pas taillés par embrèvement, tandis que les sablières les supportent sur un de leurs côtés dont on a enlevé l'arête ; les premières servent plus spécialement pour les égouts retroussés, les secondes pour les égouts pendants ; les unes et les autres sont encastrées dans le mur, au-dessus de la corniche quand il s'en trouve une. On double parfois les plates-formes, c'est-à-dire qu'on en met deux à côté l'une de l'autre, en les séparant par un intervalle plus ou moins grand .dont l'écartement est maintenu par des entre toises ; c'est quand on ajoute des coyaux à la couverture. Ceux-ci sont de petits chevrons qu'on place au bas des autres pour prolonger le toit et rejeter les eaux plus au dehors ; ils ne s'emploient que lorsque les combles ont beaucoup de pente : dans ce cas, les chevrons s'appuient sur la plate-forme intérieure, dans des pas, et les coyaux portent sur l'autre plate-forme, dont un des angles est abattu.

Enfin les chevrons, espèces de solives généralement minces, de 0m,06 àOm,10 d'équarrissage, sont placés, sur le faîtage et sur les pannes, dans le sens de la pente du toit; ils sont espacés de 0m,25 à 0m,60, suivant le mode de couverture adopté.

Ils sont chevillés sur le faîte et sur les pannes, ou simplement arrêtés sur le faîte par une grosse cheville : leur pied repose sur les plates-formes ou s'appuie sur les sablières, ainsi qu'il a été dit : on peut les former de plusieurs bouts, pourvu que chacun d'eux soit

MODES D'EXÉCUTION

aussi grand que l'écartement desdeuxpiècessurlesquellesils'appuie.

Quand l'inclinaison du toit est de 45 degrés, la longueur du chevron est, d'après une appréciation empiriqne, égale aux trois quarts de la largeur du bâtiment.

Combles sur fermes. — Les combles sur fermes ne diffèrent des précédents que par le remplacement des pignons par les fermes en charpente supportant les pannes et les faîtages. Les diverses pièces se réunissent au-dessus des fermes, les pannes par superposition simple, les plates-formes par assemblage à queue-d'aronde, les faîtages soit à mi-bois, soit en sifflet et de manière à ce que le tenon du poinçon de la ferme s'engage dans les deux parties de faîtage. Nous recommanderons encore le placement de chevilles en fer sur les bouts du faîtage aux deux extrémités du bâtiment pour maintenir l'écartement des pignons.

L'intervalle entre deux fermes ou entre une ferme et un pignon forme une travée ; la largeur de chaque travée varie entre 3 et 5 mètres.

Demi-fermes. — Quand les toits sont à une seule pente, le comble est soutenu par des demi-fermes : ce que nous dirons ci-après des fermes s'applique aux demi-fermes ; cependant il faut parer avec plus de soin encore au glissement latéral qui tend à s'exercer avec plus de force dans un appentis que lorsque le toit est à deux pentes, parce que, dans ce dernier cas, la charge est équilibrée sur le faîtage. Aussi faut-il recommander une forme analogue à celle représentée dans la fig. 857 ; elle est composée d'un arbalé-

Fig. 857. Fig. 858.

trier et d'un entrait scellés dans la muraille à laquelle est adossé l'appentis, d'une contre-fiche et d'un poinçon contre-butté aussi

solidement que possible. C'est toujours une faute que la suppression du poinçon dans un appentis ; cependant on adopte encore parfois la disposition indiquée dans la fig. 858 ; l'arbalétrier et l'entrait sont rattachés au mur le plus haut par une espèce de jambe de force et par un lien.

L'emploi des crampons, des harpes et des ancres en fer est aussi fort utile pour retenir les demi-fermes. Quand deux appentis sont adossés à un même mur, on doit les relier ensemble par l'un de ces appareils en fer.

Fermes. — Les fermes sont des assemblages de pièces de bois destinés à remplacer les pignons des murs de refend. Leur disposition varie, principalement en raison de l'écartement des murs de façade et du poids de la couverture employée pour le bâtiment.

La ferme la plus simple consiste en un triangle formé par deux pièces inclinées, qu'on nomme arbalétriers, reliées par un tirant ou entrait ; les arbalétriers supportent le faîte et les filières. Mais on augmente généralement cet assemblage : la ferme comprend alors (fig. 859) deux arbalétriers a a, un tirant b et un poinçon ou

Fig. 859. Fig. 860.

aiguille c sur lequel s'emmanche le faîtage d, et deux contre-fiches ou arcs-boutants e e qui soutiennent les arbalétriers vis-à-vis les chantignoles ff retenant les filières. Une bonne précaution consiste à relier le poinçon au tirant par un lien en fer qui embrasse ce dernier, et empêche la rupture du tenon, lorsque le tirant vient à fléchir et à se courber sous son propre poids ; une autre garantie de solidité, mais moins nécessaire, est donnée par des liens en fer réu-

MODES D'EXÉCUTION

nissant les extrémités des arbalétriers avec celles de l'entrait. On peut se dispenser des contre-fiches lorsque le toit est peu incliné, comme pour les couvertures en zinc (voirfig. 337, pl. 77, pag. 197).

Quand on met deux rangs de filières (fig. 860), on relie les arbalétriers au tirant par deux petites pièces g g, qu'on nomme jambe t tes.

Lorsque la portée augmente, ou qu'à cause des dimensions des filières on en pose trois rangs (fig. 861), on double les arcs-boutants, c'est-à-dire qu'on en met encore deux autres, de manière que chaque filière soit, soutenue directement. On remplace parfois (fig. 862) ces

contre-fiches inclinées par d'autres horizontales, qu'on appelle improprement entraits, quoiqu'elles n'en jouent pas le rôle, tant qu'il y a un poinçon dans toute la hauteur de la ferme (voir encore pl. 26, fig. 112, pag. 105).

Pour accroître la force de l'arbalétrier, on le double en établissant un sous-arbalétrier solidement contre-butté par des pièces de bois sur le poinçon et sur le tirant (fig. 863). Dans les petites por-

tées, au lieu du poinçon, on met deux portions de sous-arbalétrier buttant contre une traverse jouant le rôle de faux-entrait (fig. 864). Quand on peut soutenir Je milieu du tirant par un pilier corres-

Fig. 861.

Fig. 862.

Fig. 863.

Fig. 864.

MODES D'EXÉCUTION

pondanl au poinçon, la force de la ferme est beaucoup augmentée (voir fig. 159, pl. 35, page 128).

— Un système de ferme, consistant en faîtage et en filières soutenus par des bois debout, a été indiqué dans la fig. 249, pl. 58 (page 165).

— Pour donner plus de place dans les combles des bâtiments, on supprime une partie du poinçon, et on le remplace par un second enlrait[entraitfauxouretroussé) (fig. 865). Laferme se composealors ainsi : a a, arbalétriers; b, tirant; c, entrait retroussé; d, poinçon

Fig. 865. Fig. 866.

(e, faîte) ; f f, jambettes ; i i, chantignoles soutenant les filières. On utilise presque toujours comme tirant la poutre qui supporte le plancher.

Quand on veut ménager plus de place encore dans les combles de bâtiment, on emploie un système de ferme dit à blochet et à jambes de force. On élève les murs au-dessus du tirant (fig. 866) et on emmanche à chaque bout de celui-ci une pièce de bois reliée à l'arbalétrier et à une pièce horizontale qui reçoit l'extrémité de l'arbalétrier. La ferme est alors ainsi composée : a a, arbalétriers; b, tirant; c, faux- entrait; d, poinçon (e, faîte) ; ii, chantignoles; k k, jambes de force; II, blochets; mm, aisseliers. Ces derniers ont pour mission de soutenir l'entrait retroussé (dans les fermes ordinaires on les remplace tantôt, par des jambettes, et tantôt on emploie les uns et les autres, ainsi que des contre-fiches sur le poinçon).

On trouve quelquefois des pièces courbes dont l'emploi, comme arbalétriers, peut dispenser de l'addition des jambes de force. Le

MODES D'EXÉCUTION

même arbre refendu fournit deux pièces dont les courbures se trouvent parfaitement symétriques, quand elles sont vis-à-vis l'une de l'autre.

On remplace souvent le bas du poinçon et les aisseliers par deux piliers droits soutenant les arbalétriers aux deux extrémités de l'entrait retroussé. Nous en donnons ci-contre deux exemples dans les fig. 867 et 868, l'une pour une petite largeur de construction, l'autre pour une plus grande portée ; dans celui-ci, des jambes de

Fig. 867. Fig. 868.

force augmentent la solidité de l'assemblage (voir encore fig. 167, pl. 38, p. 130, et fig. 212, pl. 53, p. 149). Cette disposition est trèsbonne surtout quand le tirant est soutenu en dessous par un ou deux poteaux.

La fig. 869 montre une autre disposition du même genre, mais

Fig. 869.

d'une grande étendue, quoique d'une composition très-simple. Sa

MODES D'EXÉCUTION

portée est de 15 mètres (1) ; l'intervalle entre deux fermes n'est que de 4 mètres, et il n'y a d'autre lien que le faîtage et les filières : dans l'origine, ces fermes supportaient un toit en ardoise, on y a substitué sans inconvénient une couverture en grandes tuiles.

Un autre exemple est représenté dans la fig. 870; il se compose d'un plus grand nombre de pièces de charpente que le précédent (2).

Sa portée est aussi d'une grande dimension (12 mètres ). L'entrait étant placé à 1m,30 au-dessous du larmier de la couverture du haut du mur d'appui, on a dû ajouter des jambes de force, avec blochet et lien, pour le réunir à l'arbalétrier; les deux poteaux soutenant le faux-entrait sont armés de jambettes ou liens, dont l'emploi dans l'exemple précédent avait été rendu inutile par des liens en fer adaptés au poinçon et au bas des poteaux. Cette forme exige des bois de trop grande force pour qu'on puisse la recommander aujourd'hui ; les systèmes, avec moises, que nous allons décrire sont préférables.

— Lorsque dans une ferme à entrait retroussé (fig. 866) le tirant ne doit pas supporter un plancher, on peut le remplacer par un tirant

Fig. 870.

(1) Bâtiment du marché à la volaille, dit la Vallée , à Paris, sur l'emplacement du couvent des Grands-Augustins, quai de ce nom; une partie a été détruite en 1869, lors du transfèrement du marché aux Halles centrales. Le reste est affecté à la compagnie des Omnibus de Paris.

(2) Nous avons vu cette charpente dans une ancienne construction monacale remontant au xvn* siècle, et destinée à recouvrir un dépôt de grains.

MODES D'EXÉCUTION

en fer dont les extrémités embrassent les bouts des arbalétriers par

(fig. 871). Il faut soutenir le tirant en fer au milieu et le rattacher au poinçon, pour prévenir sa rupture.

La suppression absolue du tirant est toujours vicieuse, quand même on relie les arbalétriers entre eux par des pièces diagonales ; des poussées considérables s'exercent alors sur les murs latéraux.

— Des liens, qu'on nomme aussi aisseliers, s'appliquent sur le poinçon pour soulager le faîtage.

— L'addition de moises ou de pièces moisées permet de modifier la disposition des charpentes, d'augmenter leurs forces et, par suite, d'établir des fermes de grandes dimensions. On appelle moises deux pièces de bois entaillées à mi-bois ou à quart-bois, embrassant entre elles une ou plusieurs autres pièces, et reliées l'une à l'autre par des boulons ou par des étriers en fer.

Les moisages s'appliquent à toutes les parties des combles, et principalement aux tirants, aux faux-entraits, aux jambes de force. La réunion des arbalétriers et des tirants par des jambes de force moisées est aujourd'hui très-employée : nous en avons indiqué plusieurs exemples.

La forme la plus simple, pour une très-petite portée, consiste à réunir les deux arbalétriers par deux pièces moisées formant entrait, et deux autres composant un faux-entrait (voir pl. 72, fig. 311, p. 190). La composition inverse pourrait être utilisée, c'est-à-dire que des pièces moisées formant arbalétriers réuniraient l'entrait et le faux-entrait.

Les fig. 872 et 873 représentent deux fermes, dans lesquelles l'entrait, les arbalétriers et le poinçon, assemblés à mortaises et

une mâchoire et un boulon, ou par un sabot en fonte. On fait encore porter les arbalétriers

Fig. 871.

| sur une espèce de pe- H tit blochet, auquel s'attache le tirant en fer

m MODES D'EXÉCUTION.

tenons, sont consolidés par des moises en place de faux-entrait et

Fig. 872. Fig. 873.

de jambettos; ces deux fermes ne diffèrent' entre elles que par la disposition des jambettos.

Dans les fermes représentées par les fig. 874 et 875, la portée est un peu plus grande que dans les précédentes, elle est d'environ

Fig. 874. Fig. 875.

7 mètres; le comble est surbaissé et ne peut guère être utilisé pour former des greniers, si ce n'est pour le dépôt de quelques fourrages ; les deux arbalétriers et l'entrait sont réunis par un poinçon formé de deux moises. L'assemblage est consolidé par des jambes de force moisées et prolongées en dessous jusqu'à la rencontre de corbeaux formant points d'appui sur la muraille, ce qui fortifie l'entrait ; cet assemblage est encore augmenté dans la ferme, fig. 875, par deux liens moisés.

MODES .D'EXECUTION

Pour de grandes portées, celles, par exemple, de 42 mètres, on

peut adopter les deux dispositions différentes indiquées dans les fig. 876 et 877.

La ferme, fig. 876, se compose d'un entrait, puis d'un poinçon et de deux jambettes Flg' 87G' droites posant sur l'en-

trait, et lui étant reliées par des étriers en fer. Les arbalétriers sont formés de deux moiscs embrassant ces différentes pièces. Dans la ferme, fig. 877, l'entrait et les arbalétriers, formés cbacun

d'une seule pièce, sont reliés par un poinçon et des jambettes à moises et réunissant ces pièces principales.

L'assemblage est fortifié par des liens en fer aux extrémités de FlS- 877- la poutre servant d'en,

trait. On trouvera des exemples de charpente analogue dans la pl. 59, fig. 252, p. 166, et dans la pl. 109, fig. 458, p. 309. En voici encore deux applications pour de très- grandes portées,

Fig. 878.

de 15 mètres par exemple ; dans la fig. 878, il n'y a que des moises, reliant les arbalétrieis et l'entrait.

836 MODES D'EXÉCUTION

Dans la fig. 879, outre un poinçon moisé, on a établi une doublure de l'arbalétrier et deux supports de l'entrait.

Fig. 879.

Lorsque, pour donner plus de hauteur dans les greniers, l'entrait est placé en contre-bas de la hauteur des murs, et qu'il est relié aux arbalétriers à l'aide d'un blochet et de jambes de force, les moises sont applicables encore pour consolider l'assemblage : les fermes représentées dans les fig. 880 et 881 en montrent deux exemples.

Dans la ferme fig. 880, des moises embrassent le bas de l'arbalétrier, le blochet et la jambe de force à leur point de réunion, et l'entrait. Dans la ferme fig. 881, il n'y a que deux petites moises pour joindre l'entrait avec les jambes de force ; mais le faux-entrait est doublé, pour ainsi dire, par un autre placé en dessous, formé de deux moises et relié lui-même aux arbalétriers par des liens moisés.

Enfin les moises ont donné le moyen de supprimer le tirant, ou plutôt de le remplacer par deux autres sortes de tirants remontés et

MODES D'EXÉCUTION

croisés l'un sur l'autre, ce qui laisse plus d'emplacement sous la charpente. On établit ainsi ce qu'on appelle une croix de Saint- André. La fig. 882 montre cette forme assez simple pour laquelle il

est nécessaire d'avoir des jambes de force s'appuyant soit sur des corbeaux scellés dans la muraille, soit sur des poteaux prolongés jusqu'au niveau du sol.

La fig. 883 indique une ferme analogue, mais dans laquelle les différentes pièces sont reliées par des liens moisés pour donner plus de force à l'ensemble, et supporter un toit couvert en matériaux

plus lourds. On a déjà pu voir dans notre travail une porcherie et deux hangars dont la charpente est établie en croix de Saint-André, pl. 72, fig. 314,

page 190; planche 87, fig. 377, p. 247; et pl. 104, fig. 446, p. 298.

On peut même substituer au tirant un entrait retroussé (fig. 374, pl. 89, p. 247), disposition peu recommandable et ne pouvant être imitée que pour une petite portée.

— Une disposition rustique et en même temps remarquable pour l'assemblage des pièces est celle des combles de la bergerie de Grignon (fig. 273, pl. 66, page 174), dont la largeur est très-

MODES D'EXÉCUTION

Fie.

grande : les diverses parties ne sont pas moisées, mais seulement encastrées et boulonnées les unes sur les autres.

— Lorsque l'on manque de pièces de bois assez longues pour former des arbalétriers, on emploie l'un des systèmes de ferme suivants. La fig. 884 montre une ferme appliquée à un comble surbaissé.

La partie supérieure est formée d'un poinçon, de deux contre-fiches , de deux arbalétriers assez courts, et d'un entrait moins long que la largeur du bâtiment et qu'on peut appeler entrait supérieur : celui-ci s'appuie sur deux jambes de force qui en reportent le poids sur un entrait inférieur , généralement sur la poutre destinée à supporter le plancher. Des blochets sont assemblés dans ces jambes de force, soit à tenon, soit à queue-d'aronde, et se relient à mi-bois avec les sablières qui reçoivent les bouts des chevrons. Des moises relient ensemble les

blochets, les jambes de force et l'entrait inférieur.

La figure 885 montre une disposition analogue, mais pour un 'comble incliné à 45 degrés comportantquatre cours de pannes. Le dessus de l'entrait supérieur correspond à une hauteur a b, égale au 6e du quart de la circonférence décrite avec un rayon o s égal à la demidistance des murs mesurés à l'extérieur. On eût pu lui donner la hauteur a b\ égale au tiers de cette circonférence, on eût eu alors

Pie. 885.

MODES D'EXÉCUTION

besoin de jambes de force plus longues, mais l'entrait inférieur eût été plus court.

Des fermes de ce genre sont généralement appuyées sur le faite par de longs aisseliers qui les relient les unes avec les autres.

— D'autres fermes sont encore en usage, spécialement celles dites à la Mansard, ou combles brisés ; nous croyons ces systèmes de ferme peu applicables aux constructions rurales. Leur établissement s'opère d'une manière analogue à celui des fermes que nous venons de décrire (fig. 884 et 885), mais la pente du toit est formée de deux parties. On trace une circonférence avec un rayon o a ou os égal à la moitié de la largeur du bâtiment à couvrir; on la divise en quatre ou cinq parties égales, on prend l'une d'elles a b, et en traçant en b une parallèle à oa, on aura le haut de l'entrait supérieur. Dans la fig. 886, on a pris 1/5e de la circonférence, et 1/4 dans la fig. 887, où le comble se trouve un peu plus élevé.

Fig. 886. Fig. 887.

On fait aussi des fermes en arcades avec des planches rapportées et clouées les unes sur les autres, suivant le procédé dû à Philibert Delorme ou avec des madriers courbes assemblés à côté les uns des autres suivant la méthode du colonel Emy : les ouvrages spéciaux doivent être consultés pour leur mode d'établissement. Un exemple de hangar avec charpente à la Philibert Delorme a été donné à la page 251, fig. 389.

— Le tableau ci-après indique les dimensions des pièces qui composent les formes principales de fermes que nous venons de décrire; il est extrait du Cours de construction de l'École de Metz..

MODES D'EXÉCUTION

Page 1