‹ Traité des constructions rurales et de leur dispositionChapitre 42 sur 89 · A' OC · texte numérisé non relu

A' OC

Petits fers. — Les petits fers sont de quatre espèces principales : les appareils de suspension, ceux de fermeture, ceux de consolidation et ceux d'assemblage. On les emploie pour compléter les ouvrages de menuiserie.

\° Les appareils de suspension sont d'abord les pentures A et A'

(fig. 932) qui peuvent o s o -i être droites ou coudées, Fig. 932. qu'on fixe avec des vis

ou avec des clous spéciaux, et dont l'oeil s'engage dans le panneton de gonds unis à pointe G ou à scellement B (fig. 931), ou de gonds à repos, aussi à pointe G' ou à scellement B' (fig. 931). On fait d'autres gonds qui se fixent à patte, d'autres à écrou, d'autres à vis. Les pentures servent pour la plupart des portes employées dans les bâtiments ruraux, principalement pour celles qui sont larges et, par conséquent, pesantes.

Viennent ensuite les pommelles, espèces de pentures que l'on pose en hauteur au lieu de les mettre en travers : on distingue les pommelles à T simples A, celles doubles B (fig. 933); les pommelles à S simples G ou doubles D (fig. 934), les pommelles à queue d'hironde simples E ou doubles F (fig. 93o); d'autres sont à équerre

F. F Fig. 935.

Fig. 936.

simple ou double. Les pommelles sont adaptées aux portes intérieures, aux portes légères des habitations, aux portes vitrées, etc.

Les fiches (fig. 936), disposées pour deux côtés F ou F', sont garnies d'ailerons qui pénètrent dans le bois comme un tenon. Les fiches servent à la» suspension des croisées.

Tous ces appareils se séparent en deux parties ; les suivants sont attachés d'une manière invariable. Ce sont les charnières formées de deux pièces jointes par une broche; elles reçoivent diverses formes,

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savoir : les charnières carrées A (fig. 937) et celles à pans , servant ■gsr^j c<^~p^ n H P n Pour 'es Portes à chambranle ;

les briquets (fig. 938] ou charnières à un nœud ou coq B, Fig. 937. Fig. 938. Fig. 939. Fig. 910. ou à deux nœuds B', ne pouvant s'ouvrir que d'un seul côté, pour les trappes et les placards; les couplets (fig. 939) ou charnières portant plus de longueur que de hauteur, soit à pans C, soit à goujons D, pour des portes légères; enfin les charnières d pivots ou à équerre et à tète carrée, composées de deux parties; l'une, qu'on nomme partie double, porte une tète ou moufle en son milieu, dans laquelle s'ajuste l'autre partie que l'on appelle simple; les deux modèles E et E' (fig. 940) servent pour les portes d'armoires.

— Un autre appareil de suspension est le pivot bas et haut : celui du haut est ordinairement à équerre renforcée (fig. 941);

celui du bas, aussi à équerre , tourne dans Fig. 942. Fig. 941. une crapaudine placée sur le sol (fig. 942). 11 sert pour les portes battantes et pour celles qui sont pesantes, comme les portes cochères, les portes de granges, les barrières, etc.

2° Appareils de fermeture. — Les appareils en fer destinés à tenir fermés des portes ou des meubles varient suivant qu'on veut interdire ou abandonner la libre disposition de l'ouverture : les tfns jouent sans le secours d'aucun autre instrument, les autres ne peuvent fonctionner qu'à l'aide d'un outil spécial et mobile qu'on appelle clef.

— Les appareils sans clef ne servent qu'à retenir les portes; le plus simple est le crochet (fig. 943) ; c'est un petit mor- -3k j à— ceai] fer courbé par un bout, et de l'autre tenu par Fig. 943. un piton ou par une vis ; sa tète s'engage dans un piton vissé sur une planche ou scellé dans la maçonnerie ; on fait des crochets ronds pour les portes, les volets, -les persiennes. les armoires, et d'autres plats soit à pans, soit à bascule, qui ne servent guère que pour les armoires et les placards.

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Vient ensuite le verrou (verrouil), composé d'une barre glissant î; dans des cramponnets tenus par une plaque dite targette; on en construit de plusieurs sortes, qu'on fait mouvoir avec un bouton ou avec une bascule, ou avec un ressort.

Les verrous ordinaires sont horizontaux : il en est d'autres qui servent pour les portes doubles, pour les portes de placards, et qu'on appelle verrous longs (fig. 944 et 945); l'un se place en haut et l'autre en bas de la même porte. On fait aujourd'hui des verrous dont la barre tourne de manière que le bouton entre dans des entailles pratiquées sur les cramponnets, et maintienne sûrement la fermeture; ces verrous A conviennent bien pour des pièces d'habitation. Toutes les

Fi". 944

°' sortes de verrous s'attachent avec des vis à bois et non avec ?

des clous. Suivant la place qu'occupe le verrou, son extrémité doit être reçue, au moment de la fermeture, dans une gâche attachée de la même manière que le verrou, ou dans une entaille recouverte par une plaque de tôle, ou dans une gâche encloisonnée, ou enfin dans un fort crampon. FiS.945. Les verrous d'écurie ou d'étable (fig. 946) sont ordinairement formés par une barre de fer ronde, longue de 0"',20 à 0m,25, glis- . sant dans deux lacets et armée d'une poignée retom-

Q bante.

Fig. 946. Le loquet (ou clanche) est une sorte de verrou à bascule (fig. 747) ; mais il a sur les autres l'avantage de pouvoir être ouvert du côté de la porte opposé à celui où il est placé lorsqu'on y ajoute un bouton tournant ou une

Fig. 947. plaque à poignée et" à poucier; il est très- utilisé à la campagne pour les portes de logements d'animaux, et pour toutes les portes intérieures des habitations : nous avons indiqué plusieurs manières de le placer.

Le loqueteau est une sorte de verrou à ressort qu'on fait mouvoir à l'aide d'une corde ; il est droit (fig. 948) ou coudé (fig.949), suivant la position où il doit être placé. Fig. 948. Fig. 949. Son usage est la fermeture des volets, persiennes

Fig. 953.

et armoires; il se place dans les endroits où l'on ne peut atteindre avec la main.

Les tourniquets (fig, 950, A et B) dont il existe beaucoup de mo-

j « dèles, avec tige à pointe

C^j ^ t» a 5) b ou tige à scellement, les

Fig. 952. Fig. 951. Fig. 790. arrêts simples à aiguille

(fig. 951) ou à bascule (fig. 952), les arrêts à poignée servent à retenir ouverts les volets et les persiennes ; les appareils à levier valent mieux que ceux à ressort.

La bascule ou fléau, pièce de fer plat tournant sur une goupille, pour s'engager dans deux agrafes, sert à fermer des portes doubles (fig. 953).

— Pour les fenêtres, on emploie, comme moyen de fermeture, des espagnolettes ou longues barres de fer rond, qu'une poignée fait tourner verticalement dans des lacets ; elles sont terminées par des crochets qui s'engagent dans des mentonnets placés en haut et bas sur les dormants ; c'est le meilleur mode de fermeture pour les croisées doubles. — Les crémones, variété des précédentes, mais qui, faites en fer plat, glissent verticalement pour s'engager dans des crampons, commencent à être employées pour le même usage.

— Les appareils de fermeture, présentant une garantie plus grande que les précédents instruments, constituent les serrures : on ne peut les faire jouer qu'avec une clef portative et ajustée spécialement à l'appareil auquel elle est destinée. Les serrures varient beaucoup de forme et de disposition : on les distingue principalement selon que le morceau de fer servant à tenir les parties fermées ou pêne s'allonge plus ou moins, en raison des mouvements ou tours donnés à la clef.

La serrure à demi-tour ou bec-de-cane a le pêne taillé en chanfrein et maintenu par un ressort; on l'utilise pour les armoires et pour les cabinets; en tirant ou en poussant la porte, on la ferme. On fait des becs-de-cane dans lesquels on substitue à la clef un boulon

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simple ou double ; ils remplacent les loquets à bouton pour des portes de communication.

La serrure à un tour est peu utilisée, si ce n'est pour les armoires; elle ne se ferme pas quand on la tire ; son pêne est dormant.

La serrure à un tour et demi lui est préférée, parce qu'elle se ferme d'elle-même ; tantôt le péne chanfreiné est maintenu par un ressort et un tour de clef le pousse au dehors, tantôt il y a deux pônes, l'un dormant et droit, l'autre à ressort et à chanfrein.

La serrure ù deux tours et celle à deux tours et demi ne diffèrent des précédentes que par la longueur dont le péne peut s'allonger par un ou deux tours de clef.

Enfin il existe d'autres serrures dites à combinaisons, ou à secret, ou de sûreté, généralement trop compliquées pour les constructions rurales, à cause des réparations que les ouvriers de la campagne souvent ne savent pas effectuer.

Toutes ces serrures peuvent être garnies ou non garnies de boutons simples ou doubles , indépendamment de la clef. Quant à celle-ci, elle est introduite soit d'un seul côté, soit des deux côtés, ce qui est préférable pour les portes d'appartement.

Lorsque la clef est forée, alors la serrure porte une ou deux broches pour la recevoir : on l'appelle serrure à broche; lorsque la clef est pleine, la serrure porte un trou seulement pour en recevoir la tête terminée en bouton : on l'appelle serrure bénarde.

— Les serrures sont accompagnées d'une gâche pour recevoir le pêne ; cette gâche s'attache sur la partie fixe qui reçoit le battant de l'ouverture, soit avec des vis, soit à scellement. Les gâches sont ouvertes ou encloisonnées; on les pose à fleur ou en saillie des murs : les gâches les plus solides portent deux pattes percées de trous pour recevoir des vis qui servent à les fixer sur un chambranle en bois, ou deux pattes à queue de carpe qu'on scelle dans l'embrasure en maçonnerie.

— Le cadenas est encore un genre de serrure différent des autres en ce qu'il n'est pas fixé à la menuiserie; on l'introduit dans deux

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anneaux ou pitons à vis dont les yeux se correspondent. Les cadenas ne sont employés que pour des portes de magasins, de caves et de quelques armoires ; il ne faut pas les adapter à des ouvertures d'usage fréquent.

— On fait, pour les bâtiments ruraux, des serrures en bois et en fer appelées spau ; quelques-unes sont bonnes, mais généralement elles durent peu.

— Presque tous les appareils de fermeture sont complétés par l'addition d'un bouton, d'un anneau, d'un crochet ou d'une poignée, appliqués sur les panneaux mobiles et servant à tirer à soi ou à pousser les portes.

3° Appareils de consolidation. — Ce sont toutes les plates-bandes en tôle ou en fer plat que l'on attache sur les bois et principalement les équerres simples (fig. 954) et les équerres doubles

(fig. 955); les équerres à T, simples ou doubles; des brides poulies serrures, pour les tuyaux.

4° Appareils d'assemblage.— Ceux-ci sont assez connus pour que leur description n'ait pas d'utilité; ce sont les vis, les clous à tête, à crochet, etc., les pointes, les broches, les pattes, les petits boulons à écrou ou à clavette, etc. On les trouve tout fabriqués chez les commerçants en quincaillerie; ils sont classés généralement par numéros correspondant à leurs dimensions principales.

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