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SUR LES CONSTRUCTIONS RURALES

1° FRMCE.

a. TRAITÉS GÉNÉRAUX.

La ferme. Prix remporté à la Société d'agriculture de Paris, le 28 décembre 1789, par Cointeraux. Paris, 1791, in -4», 14 pages et une planche.

— Le même ouvrage. 3e cdil., 1808, in-8°, 56 pages el 3 planches.

Cointereau (ou Cointeraux), qui obtint en 1789 le prix de la Société

BIBLIOGRAPHIE

royale d'agriculture de Paris (voir page 958), avait déjà remporté en 1787 le prix proposé en 1784 par l'Académie d'Amiens, dans ces termes : Quel est le- moyen le plus simple et le moins dispendieux de prévenir et d'éviter, dans la généralité d'Amiens, les incendies clans la campagne, et en même temps le plus analogue aux productions du sol, aux matières reconnues propres à la construction et à la nouvelle forme dont -les logements, granges et étables sont susceptibles?

Le mode de construction employé par Cointereau est le pisé, pour lequel il avait établi une école d'architecture d'abord à Lyon, puis à Vincennes, près Paris. — Voir page 784 et suivantes de notre travail.

Voici une note que Cointereau reproduit lui-même dans un de ses opuscules, d'après le Mercure de France de 1785 : elle peut servir d'indication sur son caractère :

« Nous naissons tous ou presque tous avec une passion dominante, avec un goût décidé pour un objet plutôt que pour un autre : la passion de l'architecte Cointereau a toujours été de bâtir avec économie; elle va chez lui jusqu'à la fureur. »

Cointereau a publié une multitude de brochures sur l'économie rurale; presque toutes traitent de la construction en pisé ou des pierres factices; il a fait paraître ces brochures tantôt isolément, tantôt groupées en volumes d'importance variable ; quelques-unes ont été réimprimées plusieurs fois, avec ou sans changements, et souvent l'auteur a modifié les titres qu'il leur attribuait, de sorte qu'il est presque impossible de collectionner ses travaux sans faire de nombreuses répétitions. Nous essayerons peut-être un jour d'en dresser la liste.

Voici les titres principaux des publications de Cointereau :

— Opuscules sur divers sujets d'économie rurale. Paris, 1789-1793, 5 parties in-4°. (La ferme; chauffage économique ; économie rurale ; bâtiments de pisé; erreurs de mon siècle sur l'agriculture.)

— École d'architecture rurale. 1790-1802, in-8% fig. (Pisé; manière d'éteindre les incendies; art de tapisser les appartements ; construction des maisons de campagne et des fabriques de soie; toits et planchers incombustibles.)

— Conférences (12) de 1807 à 1808. ln-8°, fig. (Pisé ; machine à solidifier la terre; toits incombustibles; plan et projet d'un domaine complet; béton pour les pièces d'eau.)

— Conférences (14) de 1808 à 1812. In-8", fig. (Clôture perpétuelle et fertilisante; méthode de fumer les terres; art de faire le feu; cheminées ; chauffage économique ; pétrin; murs de clôture, etc.)

Tous les travaux de Cointereau ont été résumés dans l'ouvrage suivant, publié en français à Vienne (en Autriche) :

— Cours d'architecture rurale pratique ou leçons par lesquelles on fait l'application de la manière anciennement pratiquée par les Romains de bâtir en pisé ou avec la terre seule toutes sortes de maisons et d'édifices , par une société d'artistes ; suivi du chauffage économique.

Vienne, Rud. Grœffer, 1792-1794, in-8», 79, 128, 94, 96 et 66 pages, et 24 et 3 planches gravées.

Cointereau est nommé dans la préface comme l'auteur de ce livre. Une traduction allemande y est annoncée. Nous en avons une en italien.

BIBLIOGRAPHIE

Architecture rurale. La Commission d'Instruction publique aux artistes. Taris, an II (1793), in-8% 10 pages.

(Extrait du registre des arrêtés du Comité de Salut public de la Convention nationale, 13 floréal an n.)

« Le Comité de Salut public appelle les Artistes de la République à con courir à l'amélioration du sort des habitants des campagnes, en proposant des moyens simples et économiques de construire des fermes et des

habitations plus commodes et plus salubres Les artistes joindront à

leurs mémoires des plans détaillés; le jury des arts jugera le concours, qui aura lieu pendant trois mois... »

Cet arrêté est signé des noms de Robespierre, Carnot, Prieur, Barrère, Couthon, Lindet, Billaud-Varennes et Collot-d'Herbois ; il est suivi d'un programme très-peu détaillé, mais contenant cependant quelques bonnes indications de dispositions; ce programme, signé Payan et Fourcades, commissaires, est très-curieux par des expressions emphatiques et déclamatoires telles qu'on en trouve dans presque tous les écrits de l'époque. — Le concours a été probablement inspiré par celui ouvert précédemment par la Société d'agriculture; il a été englouti dans le tourbillon révolutionnaire.

Rapport sur les moyens d'améliorer les habitations des cultivateurs du déparlement de la Haute-Loire, depuis les. environs de Clermont jusqu'au Puy, par Vaudoyer, architecte. Riom, an V (1797), in-8°.

On nous a indiqué ce travail que nous n'avons pu découvrir.

Projet d'un plan pour établir des fermes expérimentales, par sir John Sinclair. — Rapport à l'Institut sur le projet précédent, par Te-ssier, Cels et Cuvier. Paris, Beaudoin, an VIII (1799), in-4", 32 pages et 3 planches.

Sinclair traite plutôt de l'agriculture, que des bâtiments ruraux ; cependant il donne le plan d'un village et de maisons circulaires construites entièrement avec des pierres : elles semblent peu applicables, si ce n'est dans les localités où le bois manque et où la pierre est abondante. — Ce travail est imprimé dans le 1e' vol. des Mémoires des Savants étrangers de l'Institut en 1805.

Programme du prix proposé par la Société d'agriculture de la Seine, dans sa séance du 30 prairial an vu, sur l'Art de perfectionner les Constructions rurales et d'en déterminer le placement et la distribution. Paris, Mmc fluzard, in-8°, 4 pages.

(Extrait des Mémoires de la Société, tome I", pages 65 à 67.) — Idem — dans la séance du 20 messidor an vui, Paris, I\Imo f/uznrd, in-8°, 8 pages.

(M émob es de la Société, tome 11, pages 35 à 4L)

Voir l'historique de ce concours, pages 958 et 960, ci-après.

BIBLIOGRAPHIE

Mémoire sur les Constructions rurales, par le C. Garnier-Deschènes, membre de la Société d'agriculture du déparlement de la Seine. Paris, Mme Huzard, an IX (1800), in -8", (38 p.).

(Pages 368 à 406 des Mémoires de la Société, tome Ier, an ix.)

Bonnes et succinctes indications sur la disposition des bâtiments ruraux : « Avant que l'architecte donne son plan, dit l'auteur, il faut que celui qui le demande lui ait bien expliqué à quoi il dëstine le bâtiment qu'il veut édifier..., ce qui embrasse beaucoup de détails. »

Idée d'une distribution salubre des bâtiments d'une ferme, par Michel Fbomaoe, professeur à l'École vétérinaire d'Alfort. Paris, Meurant, an X (1801), in-8°, 16 pages.

On lit en tête : Extrait d'un Mémoire plus étendu. Je crois que ce Mémoire n'a jamais été publié (voir ci-après).

Assez bonnes indications -. l'auteur conseille de clore une cour carrée par des bâtiments, de rapprocher les constructions qui ont des usages analogues, de n'avoir pas de fumiers dans la cour, mais en dehors de l'enceinte des bâtiments ; de disposer les logements d'animaux de manière à ce qu'on puisse porter facilement les litières dans la fumière.

— Mémoire sur l'avantage et Jes moyens de disposer d'une manière salubre les bâtiments, les fumiers, les égouts et l'abreuvoir d'une ferme, par Fromage de Feugré. Paris, Ve Delaguelte, 1812, petit in-8°, 8 pages.

(Extrait de la Correspondance sur la conservation et l'amélioration des animaux domestiques, par Fromage. Paris, 1810-11, 4 vol. in-12.) — On lit aussi en tète : Extrait d'un Mémoire plus étendu. — C'est presque une reproduction de la brochure précédente, mais moins étendue. Suivant un passage de la Correspondance, M. Joly, architecte, aurait tracé un plan de ferme pour M. Fromage, d'après les indications de son Mémoire, et M. Durand l'aurait inséré dans ses Leçons d'architecture professées à l'École polytechnique.

— Moyen de faire cesser la morlalilé des chevaux dans une ferme du département de Seine-et-Marne, par Fromage de Feugré. Paris, M01" Huzard, an X (1802), in-4", 16 pages.

Quelques bonnes dispositions pour l'assainissement d'une écurie.

Tr.iilé des Constructions rurales, dans lequel on apprend la manière de construire, d'ordonner et de distribuer les habitations des champs, les chaumières, les logements pour les bestiaux, les granges, élables, écuries et autres bâtiments nécessaires à l'exploitation des terres et à une bassecour. Ouvrage publié par le Bureau d'agriculture de Londres et traduit

BIBLIOGRAPHIE

de l'anglais, avec des notes el des additions, par C. P. Lasteyrie. Paris,

Buisson, an X (1802), in-8°, 275 pages, avec allas in-4° de 4 pages et

33 planches gravées.

Cet ouvrage contient d'assez bonnes dispositions de bâtiments ruraux et de domaines, mais en trop petite quantité pour faciliter le choix d'un propriétaire; les habitations sont disposées suivant la méthode anglaise, M. de Lasteyrie n'ayant pas jugé à propos de modifier les plans dans la partie du travail dont il n'est que le traducteur. Dans un supplément dont il est l'auteur, il a donné la description d'un hangar à moutons, ne voulant pas renfermer les bêtes à laine dans une bergerie, suivant l'opinion primitive de Daubenton (voir page 154 de notre travail). M. de Lasteyrie y a joint un plan de porcherie que nous avons reproduit (voir page 189).

Mémoire sur l'Art de perfectionner les Constructions rurales, par

M. R. Penchaud, architecte, à Poitiers, an IX (1801).

Ce Mémoire, qui a obtenu en 1801 le 2e prix au concours ouvert par la Société d'agriculture de la Seine (l01' prix, M. de Perthuis, voir p. 959 ci-après), n'a pas été imprimé dans les Mémoires delà Société.

Mémoire sur l'Art de perfectionner les Constructions rurales, par M. de Perthuis, officier du génie. Mémoire qui a remporté (en 1801) le prix proposé par la Société du département de ta Seine. Paris, Mme Ifuzard, an XIII (1805), in-4°, 112 pages et 14 planches gravées.

Extrait des Mémoires de la Société d'agriculture. — Ce travail est imprimé in-8" dans le tome VII de ce recueil (pages 1 à 172). Augmenté et complété par l'auteur, il est devenu l'ouvrage suivant :

Traité d'Architecture rurale conlenanl les principes généraux de cet art, leur application aux différentes espèces d'établissements ruraux, les détails de construction et la distribution intérieure de chacun des bâtiments dont ils doivent être composés, divers travaux d'art, etc., par M. de Perthuis. Paris, Dêlerville, 1810, in-4», 268 pages et 26 planches gravées.

Cet ouvrage est le meilleur qui ait été fait jusqu'à ce jour sur les bâtiments ruraux. La clarté des définitions, la justesse des appréciations qu'on y remarque font regretter que l'auteur n'ait pas donné un plus grand nombre d'exemples de domaines; ceux qu'il a décrits affectent la forme rectangulaire et peuvent encore aujourd'hui être imités avec profit. — "Voir page 652 de notre travail.

De nombreux passages de l'ouvrage de M. Perthuis ont été empruntés par plusieurs écrivains : c'est un témoignage réel de la valeur et du mérite de son travail. Dans ces reproductions, son nom n'a pas toujours été indiqué,

BIBLIOGRAPHIE

Architecture rurale, théorique et pratique à l'usage des propriétaires et des ouvriers de la campagne (sans nom d'auteur, M. de Saint-Félix- Mauhemont). Toulouse, Douladoxire, 1820, in-8", xxxn et 360 pages et 11 planches gravées.

— Le même ouvrage, par A. J. M. de Saint-Félix-Mauremont. 2' édition augmentée. Toulouse, Douladoure, 1826, in-8", xuv et 396 pages et 1 1 planches gravées.

— Le même ouvrage, par A. J. M. de Saint-Félix, marquis de Mauremont, comte de Caurc. 3' édiiion considérablement augmentée. Toulouse, Douladoure, 1858, grand in-4", à 2 colonnes, xxiv et 360 pages et 56 planches lilhographiées.

Cette édition a pour introduction le volume suivant : Traité historique et descriptif, critique et raisonné des ordres d'architecture, ouvrage servant d'introduction développée à l'Architecture rurale, suivi d'une biographie des architectes et d'un vocabulaire, par A. J. M. de Saint-Félix, marquis de Maukemont, comte de Cajarc. Toulouse, Douladoure, 1845, grand in-4" à 2 col ., xvi, 116 et 80 pages et 32 planches lilhographiées.

L'ouvrage de M. de Saint-Félix de Mauremont et celui de M. de Perthuis sont les meilleurs traités qui existent en France sur les constructions rurales. Dans celui de M. de Saint-Félix, les détails d'exécution sont très-complets et les exemples de disposition sont donnés avec soin, mais en trop petit nombre; ils sont plus particulièrement applicables aux pays méridionaux qu'habite l'auteur. Il est regrettable que, malgré • les inconvénients qui résultent de l'emploi du système décimal pour les mesures, inconvénients qui n'en compensent pas les avantages, l'auteur ne se soit pas décidé à l'adopter seul pour sa troisième édition; c'est une gêne apportée dans la lecture d'un ouvrage écrit avec un véritable talent.

Programme d'un prix pour un Manuel propre à guider les habitants des campagnes et les ouvriers dans les Constructions rustiques, proposé par la Société royale et centrale d'agriculture dans sa séance du 27 mai 1821. Paris, Mme Huzard, in-8°, 4 pages.

(Extrait des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture.) La Société royale d'agriculture de Paris, dans sa séance du 28 novembre 1788, mit au concours pour l'année 1789 la question suivante -.Quels sonl les meilleurs moyens de garantir les habilalions de la campagne des accidents auxquels elles sont le plus souvent exposées, d'en rendre le séjour plus sûr, plus sain, plus commode, et la construction plus économique ? — « Les fonds de ce prix sont dus à la générosité d'un Membre de la Société animé d'un esprit philanthropique?... (Mémoires, automne

1788, page XIV.) » C'était M. le duc de Béthune-Charost : ce seigneur avait déjà fait les fonds d'un prix, sur le même sujet, que l'Académie d'Amiens proposa en 1784, et qui fut décerné en 1787 à Gointereau pour un plan de ferme (voir pages 953 et 954); 48 Mémoires avaient été envoyés au concours !

Le 28 décembre 1789, le prix, dont la valeur était de 300 livres, fut accordé par la Société d'agriculture à Cointereau, architecte, pour un projet de ferme (voyez ce nom) : une mention honorable fut donnée à M. Lendormy-Lancour, docteur-médecin à Montdidier.

— Les tentatives pour l'amélioration des bâtiments ruraux, faites par la Société d'agriculture, inspirèrent probablement l'idée du Concours ouvert sur ce sujet par la Convention nationale (voir page 955).

— Après la révolution, la Société, reconstituée sous le nom de Société d'agriculture du département de la Seine, inscrivit en tête de son premier programme de prix, proposé dans la séance du 30 prairial an vu (1799), deux prix, l'un de 1200 fr., l'autre de 500 fr., à décerner en l'an vin : Sur l'Arl de perfectionner les constructions rurales et d'en déterminer le placement et la distribution. (Mémoires, tome I", an ix (1800-1801), pages 65 à 67.)

La Société ne jugea pas digne de récompense les treize Mémoires envoyés au concours, et, le 20 messidor an vm (1800), elle prorogea les prix à l'année suivante (Mémoires, tome II, an ix ( 1800-1801 ), pages 35 à 41).

Le 30 fruct'dor an ix (1801), la Société choisit dans les huit projets qu'elle avait reçus ceux de MM. dePerthuis etPenchaud, et leur décerna le 1er et le 2* prix (Mémoires, t. III, pages 23 à 25).

— Depuis cette époque, la Société ne cessa de s'occuper des perfectionnements nécessaires aux constructions rurales. En 1808, elle appelle sur ce sujet l'attention des concurrents au prix qu'elle propose pour un exposé historique des améliorations agricoles opérées depuis cinquante années. En 1811, elle propose des médailles pour les cultivateurs qui établiront en grand des réservoirs artificiels afin de recueillir les eaux pluviales, etc.

— En 1821, la Société mit au concours le sujet détaillé dans le programme ci-dessus ; il diffère du problème de 1799, en ce que l'objet spécial de celui-ci est de déterminer la meilleure manière de construire dans les campagnes avec solidité, à bon marché et en maintenant la salubrité, les bâtiments servant à l'habitation des hommes, à la retraite des animaux et à la conservation des récoltes, se bornant toutefois à ceux dont font usage les familles villageoises vivant de leur travail (Mémoires, 1821, page 155); il semble donc avoir en vue les constructions à l'usage de la petite culture.

(Dans ce programme il s'e'st glissé plusieurs inexactitudes, relativement aux dates des concours de la Société : on a fixé à 1770, 1780 et 1781 les dates du concours de 1788 et du prix décerné en 1789; on attribue, en 1781, un accessit à Pênchaud, qui obtint le 2* prix en 1801 ; ce qu'on peut vérifier sur les indications que nous avons rapportées cidessus.)

"Voir ci-après (page 960) la fin de l'historique de ce concours.

BIBLIOGRAPHIE

Essai sur les Constructions rurales économiques, contenant leurs plans, coupes, élévation, détail et devis établis aux plus bas prix possibles, par M. le vicomte de Morel-Vindé, pair de France. Détails de construction et devis faits par A. L. Lusson, architecte. Paris, Mme Huzard, 1824, in-folio, vi et 32 pages et 36 planches lithographiées.

M. de Morel-Vindé a décrit dans son ouvrage divers bâtiments ruraux et un domaine qu'il a fait exécuter dans sa propriété de la Celle-Saint- Gloud, près Versailles (Seine-et-Oise); il y a détaillé divers projets de petits domaines dont les dispositions sont assez heureuses. 1? économie de la construction consiste principalement dans le groupement des locaux et dans l'emploi de bois en forme de colombages très-espacés. Nous avons reproduit comme exemple la bergerie, page 1G5, pl. 58, et une habitation, page G35, pl. 141.

Plan d'une petite ferme expérimentale, par Puvis. Bourg, impr. Bottier,

Maître Pierre ou le Savant de village. Entretiens sur l'art de bâtir à la campagne, par C. P. Brap.d, ingénieur civil. Paris et Strasbourg, Levrault, 1834, in-18, 100 pages et une planche.

Bon petit livre. Sous forme d'anecdote, l'auteur donne la description et les moyens de construction d'un petit domaine dont le plan est assez satisfaisant.

Rapport sur le Concours pour un Manuel pratique propre à guider les habitants de la campagne et les ouvriers dans les Constructions rustiques, par le vicomte Héricart de Thury. Paris, Mme Huzard, 1835, in-8°, 15 pages.

(Extrait des Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture.) Le programme publié en 1821 (voir page 958 ci-avant) restant sans réponse, le concours fut prorogé d'année en année, jusqu'en 1829. M. Royer, chevalier de Fontenay, envoya un Manuel des Constructions rustiques; il ne fut pas jugé digne du prix, en ce qu'il laissait plusieurs choses à désirer, particulièrement dans les indications relatives à la salubrité, mais la Société réserva les droits de l'auteur pour le concours de 1830. M. de Fontenay reproduisit alors de nouveau son travail sur lequel M. Héricart de Thury fit un rapport, dans la séance du 11 avril 1830 (Mémoires, 1330, page LI) : la Société décerna, comme encouragement, un exemplaire du Théâtre d'agriculture d'Olivier de Serres, à l'auteur du travail, en l'engageant à revoir son manuscrit.

Enfin, en 1835, M. de Fontenay fils, après avoir modifié le travail de son père, décédé nonagénaire, le représenta au concours, et la Société lui décerna la grande médaille d'or, sur le rapport de M. Héricart de Thury, indiqué ici (Mémoires, 1835, page 49). Le rapporteur s'y est trompe, en disant que la Société n'avait pas reçu de réponse à l'appel qu'elle avait fait en 1799; il a oublié MM. de Perthuis et Penchaud, couronnés en 1801.

BIBLIOGRAPHIE

Manuel pratique des Constructions rustiques, ou Guide pour les habitants des campagnes et les ouvriers dans les Constructions rurales, par de Fontenay. Ouvrage couronné par la Société d'agriculture du département de la Seine en 1835. Paris, Boret, 1836, in-18, 269 pages et 2 planches gravées.

L'auteur a beaucoup emprunté à ses prédécesseurs, principalement à M. de Perthuis-, il l'avoue, dans son introduction. On y lit :

« Nous devons le dire avec franchise, dans le travail que nous prenons la liberté de présenter maintenant au public, on trouvera comparativement très-peu de chose qui nous appartienne exclusivement; car la plupart du temps nous n'avons fait que suivre, pour ainsi dire, les différents auteurs que nous avons pu consulter, parce qu'ils nous ont paru si clairs et si précis, qu'en y substituant de notre propre fonds c'eût été priver notre ouvrage de tout le mérite que nous pouvions lui communiquer. »

Cet ouvrage a été traduit en Espagnol sous le litre : Novissimo manual practico de las Gonstructiones ruslicas, par M. de Fontenay. Madrid, 1858, in-12, xxiv et 534 pages, 2 planches gravées.

Fermes modèles, ou Architecture civile rurale et communale comprenant des modèles de grande, moyenne et petite exploitations, avec tous les bâtiments nécessaires à l'éducation comme à la multiplication des bestiaux, à la germination, à la culture, à la conservation des végétaux, comme aux besoins domestiques, etc., recueillis, dessinés et gravés par Roux aîné. Paris, Bance, 1843, in-folio, 23 pages, frontispice et 60 planches gravées au trait.

Dans les planches de cet ouvrage se trouvent : un plan modifié de la ferme de Rambouillet, celui de la ferme de M. de Nicolaï, à Montfort-sur- Huisne, celui d'un domaine de moyenne importance, quelques exemples d'églises, mairies, écoles, auberges, etc. Le texte est peu étendu et ne comprend aucun détail d'exécution.

Le même ouvrage a été publié avec le titre : Recueil de constructions rurales et communales, 1844. — Nous avons aussi vu l'annonce du même livre avec la rubrique : Bruxelles, 1847 (?).— Il y a encore des exemplaires portant : Paris, 1857.5

Essais sur les moyens d'améliorer les Constructions rurales pour le logo

ment des hommes et des animaux, par M. Dauphin, propriétaire a

Preuilly (Indre-et-Loire). Paris, Mmc V Bouchard- Huzard.

Est annoncé comme sous presse à la page 21 des Conseils aux bergers (d'après Daubcnlon), publiés par M. Dauphin en 1850, in-12, 72 pages et 9 pl. lith., et n'a pas été publié depuis.— Dans les Conseils, une planche montre la ferme de M. Dauphin, une autre donne le plan des bergeries avec deux parcs attenants, l'un au Midi pour mettre les moutons pendant l'hiver, l'autre au Nord, pour les y placer pendant l'été.

BIBLIOGRAPHIE

Architecture rurale. — Traité pratique de l'emplacement des bâtiments

ruraux, de leur forme, de leur agencement intérieur, etc., par

M. B. Chouvon, directeur de la ferme-école de Nolhac (Haute -Loire).

Le Puy, 1855, in-8°, 48 pages et 3 planches lilhographiées.

(Extrait des Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et commerce du Puy, Haute-Loire). — Les bonnes indications contenues dans ce travail font regretter que l'auteur n'ait pas cru devoir lui donner plus de développements : les dispositions de bâtiments sont particulièrement applicables aux climats méridionaux.

Traité des Constructions rurales et de leur disposition, ou des maisons d'habitation à l'usage des cultivateurs; des logements pour les animaux domestiques, écuries, étables, bergeries, porcheries, chenils, poulaillers, etc.; des abris pour les instruments, les récoltes et les produits agricoles, hangars, remises, fenils, granges, gerbiers, laiteries, celliers, glacières, boulangeries, cuisines, etc., fumières et latrines, etc. ; des constructions destinées à recueillir les eaux, étangs, viviers, mares, citernes, abreuvoirs, fontaines, puits, puisards, etc.; et de l'ensemble des bâtiments nécessaires à une exploitation rurale suivant son importance ; suivi de détails sur les matériaux, les modes d'exécution, terrasse, maçonnerie, charpente, couverture, menuiserie, serrurerie, peinture, vitrerie, etc.; sur les accessoires des domaines, clôtures, barrières, routes, ponts, etc.; sur les frais d'exécution, avec devis estimatif; et avec une bibliographie spéciale; par L. Bouchard, propriétaire, l'un des secrétaires de la Société impériale et centrale d'horticulture, membre de celle zoologique d'acclimatation, etc.; l'un des rédacteurs des Annales de l'agriculture française; capitaine au 20e Bon Gde Nale de la Seine. Paris, Mmc V» Bouchard-Huzard, 1858-1860, 3 parties en 2 tomes grand in-8°, avec figures (750) dans le texte et 150 planches.

Cet ouvnage se compose de 2 titres et faux-titres, 2 frontispices, 2 dédicaces, xvi et 888 pages de texte, 150 planches et 40 pages de table. Il a été publié en 3 livraisons. La pagination est suivie dans tout l'ouvrage; de. sorte qu'on peut le relier en un seul ou en 2 volumes avec planches intercalées; ou former un volume du texte et un autre des planches.

— Le même ouvrage. 2e tirage. Même composition. Ibid., 1861.

Ce tirage a été opéré sans aucune modification ni changement; il ne doit donc pas porter l'indication de nouvelle édition.

— Le même ouvrage, par L. Bouchard-Huzard, secrétaire-général de la Société impériale et centrale d'horticulture de France, etc., 2" édition revue et augmentée. Paris, M106 Ve Bouchard-Huzard, 1869-1870,

BIBLIOGRAPHIE

3 parties en 2 tomes, grand in-8°, avec figures (955) dans le texte et 186 planches.

"Voici la composition de cette seconde édition : 1056 pages (comprenant 3 faux-titres, 3 frontispices, 2 titres, 2 dédicaces), 186 planches, 34 pages de table méthodique et 6 pages de table alphabétique des matières.

— La première édition de notre travail a donné lieu aux publications suivantes :

Rapport sur le Traité des Constructions rurales de L. Bouchard, par M. de Raynal, premier avocat-général à la Cour de cassation, président de la Société du Berry. Paris, Chaix, 1858, 16 pages grand in-8°.

— 2e Rapport. Ibid., 1859, 4 pages grand in-8°.

— 3e Rapport. Ibid., 1860, 8 pages grand in-8°.

(Extraits du Compte rendu des travaux de la Société du Berry.)

Des considérations économiques de l'ordre le plus élevé sur les progrès agricoles et sur les améliorations que tout le monde peut effectuer dans ses domaines, développées dans le rapport de l'éminent magistrat (et en même temps habile agriculteur), précèdent l'analyse dont il a honoré notre travail. — "Voir pages 1050 et 1052.

Rapport fait à la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, au nom du comité d'agriculture, sur le Traité des Constructions rurales de L. Bouchard, par Hervé Mangon, ingénieur-professeur à l'École des ponts et chaussées. Paris, 1858, 2 pages in-8°.

(Extrait du Bulletin de la Société.) — Voir page 1052.

Bibliographie. — Ouvrages publiés jusqu'à ce jour sur les Constructions rurales et la disposition des Jardins, par L. Bouchard. Paris, Mme Ve Bouchard-Huzard, 1860, gr. in-8°, 56 pages.

— Le même ouvrage. 2* édition. Paris, ibid., 1870, grand in-8°, 106 pag.

(Extrait de notre Traité des Constructions rurales.) Architecture rurale. — Projet de construction d'une ferme-modèle. —

Mémoire, devis et plan présentés par M. Millet, architecte. Metz, impr.

Blanc, 1863, gr. in-8", 78 pages et 1 planche lithographiée.

Extrait des Mémoires de l'Académie de Metz, 1862-63. Cette Académie avait mis ce sujet au concours-, le travail de M. Millet s'applique à une ferme de 150 hectares; le devis qui l'accompagne s'élève à 136,000 ïr. Le plan est du reste bon.

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