‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 111 sur 304 · Dicl. éncyclop art. Larynx, p · texte numérisé non relu

Dicl. éncyclop art. Larynx, p

proxystique, accompagnée de cornage. Le laryngoscope ne permit de reconnaître aucune lésion, ni la présence du corps étranger qui siégeait dans le ventricule du larynx. » (British med. Journal , 1875.)

Le poumon lui-même ou les organes voisins peuvent devenir une source de corps étrangers; ainsi on a vu un ganglion bronchique détaché causer des accidents1.

Delasiauve a attiré l’attention sur la fréquence de l’introduction des corps étrangers dans les voies aériennes chez les épileptiques; c’est surtout pendant les accès que ces accidents seraient fréquents ; dans un cas qui s’accompagna de symptômes assez légers pour qu’on pût d’abord croire à une laryngo-trachéite, le malade eut une quinte de toux et rendit un fragment de tuyau de pipe aspiré au moment d’un accès et méconnu. Une autre fois, un épileptique avala un noyau d’abricot; il en résulta de la gêne plutôt que de la douleur; trois mois après il le rendit spontanément. Enfin, dans un troisième cas, on crut à un œdème aigu des poumons, et il y eut des accidents très sérieux. Trois semaines se passèrent ainsi sans soulagement; dans une quinte de toux un moule de bouton, percé d’un trou à son centre, fut rejeté trois mois après. Dans tous ces cas le diagnostic était très difficile, parce que le malade n’avait pas conscience de ses actes au moment de l’accident.

Les causes déterminantes sont fort variées, mais elles agissent presque toutes d’une façon identique, et les corps étrangers pénètrent alors dans le larynx par le même mécanisme. Dans tous les cas, c’est à la faveur d’une forte inspiration, tantôt volontaire, tantôt intempestive, assez souvent inconsciente et réflexe, que cette introduction s’effectue. Voici quelques exemples de pénétration par aspiration au moyen d’une forte inspiration faite par la bouche, dans lesquels l’air sert de véhicule au corps étranger, qui pénètre ainsi directement dans le larynx et le plus souvent dans la trachée et les bronches.

Observation. Anche de sifflet avalée. Mort. — «Un enfant de neuf ans jouant avec un sifflet, cherche à produire des sons en aspirant fortement l’air à travers son instrument 1 anche du sifflet se détache, et est immédiatement entraînée dans les voies aériennes * on la retrouve à l’autopsie à la partie supérieure de la bronche gauche. (Aronsohn Th de Strasbourg , 1856.)

f Alllcurs c’est un enfant qui, se plaçant à quelque distance du bord d’une table, aspire un pépin de melon. Haughton2 dut trachéotomie!-

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