‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 114 sur 304 · Journal Itebd. 1831, l. IV, p · texte numérisé non relu

Journal Itebd. 1831, l. IV, p

la trachée; c’est une curiosité qui n’a d’analogue que le cas de pénétration de la trachée par un fragment nécrosé du sternum cité par Bérard l.

Corps étrangers venus du poumon. — Suivant leur origine, les corps étrangers venus du poumon se divisent en deux catégories bien distinctes: 1° ceux qui se sont formés dans le poumon, 2° ceux qui, venus du dehors, entrent dans les voies aériennes après avoir séjourné plus ou moins longtemps dans l’épaisseur du parenchyme. Les premiers sont en général constitués par des concrétions crétacées, phosphatiques, et en partie organiques, qui peuvent prendre naissance dans toutes les portions de l’arbre respiratoire, mais de préférence dans le poumon et les bronches. Il résulte du travail de Leroy 2 sur ce sujet, que ces formations nouvelles, dont le volume n’excède jamais un gros pois, sont très rares et sont le plus souvent formées dans des cavernes chez des tuberculeux. Dans quelques circonstances exceptionnelles, ces pneumophytes qui n ont habituellement aucune texture présentent des traces d’organisation, des cellules osseuses irrégulières, disséminées dans la masse de la concrétion. Dans quelques rares exemples, des ganglions bronchiques auraient été le centre de production de ces masses et se seraient fait jour par des ulcérations dans les bronches. Ces généralités suffisent pour donner une idée de ces concrétions, qui ne constituent pas de Mais corps étrangers, mais plutôt des productions spéciales du parenchyme

pulmonaire.

La seconde catégorie est au contraire très intéressante, parce qu’elle a trait à tout un groupe de corps étrangers qui, introduits aans le poumon au moyen d’une plaie ou d’une altération de la paroi thoracique, constituent un des modes de terminaison les plus curieux, quelquefois les plus heureux du séjour des corps étrangers dans les plaies de poitrine. Il est inutile d’entrer dans le détail des laits, qui ne tiennent pas du merveilleux, comme on a été porté aie croire naguère. Depuis Fabrice de llilden, Tulpius, jusqu’à nos jours on a vu grand nombre d exemples d’issue de corps étrangers par la Irachée. Ce sont des fragments d’os, de vêtements, des balles (Délius), des fragments métalliques irréguliers, tels que les rouages d’une montre, des morceaux de verre. Le lecteur trouvera leur énumération et leur mode d’introduction suffisamment explicites au chapitre des plaies par armes à (eu.

1 Thèse Paiis, 1840. Des corporibun extraneis, u le.

2, I.eroy. Thèse, Paris, 1808.

r.so

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