The Lancet , octobre
un violent accès d'asphyxie, le patient rend un fragment de dent molaire (racine et portion de couronne), et trois mois après, trois autres fragments semblables. La toux ealaihale persistait toujours : légers accès de pleurésie. Plus tard, exsudai du cote droit lies
A 1 a A __ iiÀnnnt 1 O »ÏV Q 1*J rl P lYlOllPIlt Uü t U l S 1 Cl U6 •
dat existait, surtout marqué uu ui»c«u *-o , , n.t
cés pas de cicatrices. Dilatation des bronches, devenues cornees et sans ep thebum. Un trouva un kyste vers le bile du poumon, et au centre un fragment de dent eucha tonne dans du tissu fibreux. (Stresser, Communication au Journal, méd. natte, ibb-
En résumé, tous les corps organiques peuvent et doivent a la longue subir une altération fort variable suivant leur texture. Dans un cas il s’agit d’un fragment de viande qui s’est putréfié ; dans un autre ce sont des débris verdâtres d’un épillet de graminée qui sont rejel.es par expectoration. Enfin, fort rarement, les corps étrangers abandonnes dans les bronches et la trachée se recouvrent d’une couche calcaire et orment des concrétions calculeuses. Aronssohn a recueilli quelques exemples 1 dans lesquels le corps étranger a été élimine plus tare sous la forme d’un calcul. 11 dit, en particulier, qu’un noyau de cerise, étant tombé dans la bronche droite, causa une bronchite ; qu’après un an de séjour, il fut rendu entoure d’une couche de phosphate de chaux d’une ligne d’épaisseur. Il n y a tien la qm puis 1 prendre quand on connaît la propriété de sécrétion calcaire que tous les conduits muqueux peuvent acquérir dans certaines conditions pa tologiques. D’ailleurs les faits de ce genre sont beaucoup plus rares qu’Aronssohn ne l’admet.
Tolérance .les bronches « do poumon pour les corps étrangers.
Quelques conditions sont indispensables pour que les corps etrangers qui se trouvent fixés dans les bronches soient tolérés. La première est qu ils n’obstruent pas complètement une des grosses ramifications bronchiques surtout à droite; ensuite ils seront d’autant mieux tolères que par composition ces corps résisteront à l’action des liquides bronchiques, que par leur forme ils se mouleront mieux dans les tuyaux aeuei . enfin qu’ils seront moins irréguliers. Malgré cela, on voi ^ coips
étrangers supportés pendant
tions ne se trouvent pas iealisces; ils soi
de véritables kystes. , ...
Au dire de Guyon*. les exemples de séjour prolonge sans lésion.
|. Thèse, Strasbourg, 1856, p. 27.
‘2. Dict , Encyclop., 2“ série, t. I, art. Larynx.
seraient excessivement rares, et il n’en aurait pn réunir que deux cas. L’un appartient à Mondière 1 et concerne un aliéné à l autopsie duquel on découvrit dans une bronche un os qui y séjournait depuis six ans sans causer aucun accident. L’autre est de Renault et provient également d’une autopsie dans laquelle on trouva dans le poumon un clou ignoré jusque-là. A ces faits on peut en ajouter beaucoup d'autres ; ainsi Royer- Collard 2 rencontra à l’autopsie d’un fou, dans les bronches et dans le larynx, des clous avalés plusieurs années auparavant, sans qu’ils aient produit le moindre accident pendant la vie. Gross parle d’un fragment d’os rejeté par la toux après six ans de séjour. Baldwyn a cité le fait d’une pièce de monnaie qui, pendant quatre mois et demi, signala si peu sa présence que le médecin ne crut pas à l’accident3.
Si par tolérance on n’admet que les cas d’indolence jusqu’à la mort, il est certain qu’ils sont fort rares; mais si l’on envisage également les cas dans lesquels le corps étranger reste pendant longtemps indolent avant de provoquer un réveil quelconque, la liste pourra s’accroître d’un grand nombre de faits. Rose, Heyfelder, ont cité des observations bien probantes qui démontrent la tolérance pendant de longues années ; dans un cas un sifflet de bois était resté onze ans. Dupuytren a vu une pièce de dix sols séjourner aussi pendant dix ans ; Heyfelder un fragment de pipe pendant douze ans ; Rose un fruit de hêtre pendant dix ans. D’autres auteurs parlent d’os, de pattes d’écrevisse, de louis d’or, de crayons, etc., supportés pendant des années sans causer d’accidents sérieux. Vient-on à jeter les yeux sur les tableaux réunis par les auteurs, celui de Bourdillat par exemple, on est frappé de voir que les corps étrangers les plus nombreux, les haricots, sont ceux qui séjournent le moins longtemps, tandis que les fragments d’os sembleraient avoir une Certaine prédisposition à la tolérance. Ainsi, sur plus de quarante cas d’enclavement de haricots, je n’en ai rencontré qu’un seul dans lequel un de ces corps ait séjourné pendant trois ans et demi.
L’époque à laquelle la tolérance s’établit est assez variable; elle est rarement primitive. Le plus souvent elle ne se produit que quand l’état spasmodique de tous les éléments contractiles des voies aériennes a disparu, et quand l’irritation première s’est un peu calmée. L’immunité relative des corps tubulés ou creux persiste-t-elle indéfiniment ? Je ne le pense pas; les observations ne sont pas suffisamment explicites à cet