pretissischc, Med. Zeilung. Frankel
CORl'S ÉTRANGERS UES VOIES RESPIRATOIRES.
alors la guérison se lait très vite presque immédiatement; ou bien il a compromis pendant son séjour une partie de l’organe, lésé les fonctions, et alors la guérison n’est pas générale; on voit dans ce cas, malgré 1 expulsion, la continuation des accidents qui peuvent devenir mortels.
De la migration. — Ce terme général comprend un assez bon nombre de cas auxquels on a encore donné la dénomination d’expulsion par les parois thoraciques, dans lesquels le corps étranger subit des déplacements insensibles qui ne sont pas fatalement de nature inflammatoire et dont 1 histoire est loin d’être complète. Ce n’est pas à dire que les faits de ce genre manquent dans la science ; ils présentent la particulanté fort curieuse de n avoir presque été observés que pour des épis ou épillets de froment, de graminées, etc. Sur 567 cas, Bourdillat en a îeuni 12, et sur le nombre il n y a qu’une aiguille et un os, mais il y en a un plus grand nombre dans la science, car déjà en 1812 Desgranges en avait publié 16 exemples h
Cette question si simple en apparence soulève un des problèmes les plus diliiciles de la pathologie, controversé depuis des siècles. Déjà Ilévin, si compétent pour tout ce qui regarde les corps étrangers de ces régions, admettait que tous ces épis qui cheminent ainsi vers la paroi thoracique, après avoir voyagé dans la poitrine, venaient de l’œsophage et non des voies respiratoires. Louis, d’abord sceptique, admit ensuite qu’ils venaient du poumon. Desgranges en 1812 a écrit plusieurs mémoires pour démontrer la vérité de ce fait.
\ igla a adopté la manière de voir d’IIévin, et l\f. Guyon pense que si quelques faits sont contestables, il en est d’autres où les corps sont certainement venus des voies aériennes, et il s’appuie sur la rapidité avec laquelle l’abcès s’est formé, sur son siège ordinaire à la partie antérieure ou latérale du thorax et sur la concomitance, dans quelques cas, d accidents inflammatoires pulmonaires. Malheureusement l'anatomie pathologique n’a jamais tranché la question, de sorte qu’on ne peut raisonner que par induction, et, après mur examen d’un grand nombre de ces faits, je pense que les p.us nombreux viennent de l'oesophage, le petit nombre des voies aériennes. Très peu d’auteurs, en par- . des ^constances et des accidents qui accompagnent l’introduction de ces cp, s, ont mention de symptômes de suffocation graves, humé-
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