‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 135 sur 304 · Mémoires de V Acad, royale de chirurgie · texte numérisé non relu

Mémoires de V Acad, royale de chirurgie

sentiel des corps étrangers des voies aériennes, on n’a rencontré cet accident qu un nombre de lois assez restreint. Tantôt il a apparu dès le début, comme dans le l'ait de bonis, tantôt au contraire il n’est survenu que beaucoup plus tard quelquefois même six mois après l’accident.

D’ailleurs, il ne se présente pas dans tous les cas avec les mêmes caractères, et il n’est pas impossible que son faible degré d’étendue, joint à la difficulté de l’observation, ne soit, la raison pour laquelle on ne le constate pas plus souvent. En effet, lorsqu’il est limité aux poumons, c’est-à-dire quand il n’est pas très intense, comme dans le cas de Lescure1, il est assez difficile à constater au milieu des symptômes bronchiques concomitants, et peut-être cette respiration supplémentaire, citée par Jobert, n’est-elle qu’une interprétation personnelle de l’existence de cet emphysème. C’est ce que de nouvelles observations pourront éclaircir. Quoi qu’il en soit, les faits de propagation au rnédiastin et au tissu cellulaire du cou sont très rares. On ne connaît guère que les faits de Roché 2. En Angleterre et à l’étranger il existe quelques cas analogues. L’apparition de l’emphysème est un symptôme fâcheux qui aggrave sensiblement le pronostic; dans tous les cas connus ou à peu près, la mort est survenue au bout de peu de temps.

2° i»e la bronchite. — De tous les accidents pulmonaires, la bronchite et la trachéite sont les plus fréquents, mais elles n’atteignent pas toujours un degré d’intensité très marqué, et elles ne se développent pas à la même période. Quand la bronchite apparaît au début ou peu de jours après la fixation du corps étranger, elle peut être très localisée et se traduit par une toux fréquente, une expectoration muqueuse aérée, des râles sibilants, d abord localisés en un point bien précis quijjpeuvent, si 1 affection ne rétrocédé pas, envahir tout un côté du poumon ou même les deux poumons. Il n’est pas rare de la voir affecter une forme intermittente et reparaître à plusieurs reprises pendant le cours du séjour, comme dans le fait suivant.

Observation. Noyau de prune dans les voies aériennes pendant six mois. Bronchites, trachéotomie. Guérison. — Un enfant de six ans garde un noyau de prune dans la trachée pendant si\ mois. Il avait eu dans l’intervalle quelques accès de bronchite et c’est pour celte maladie qu’il était entré à l’infirmerie. L’entant persistait, à dire que le noyau (prunde I ami s) était resté dans sa poitrine. A l’infirmerie on le trouva affecté d’une bronchi e capillaire aiguë; la percussion est normale des deux côtés. L'air entre également dans les poumons et il n'y avait rien de particulier à noter si ce n’est la toux qui

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