‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 137 sur 304 · Boston, mecl. Journal , 28 septembre · texte numérisé non relu

Boston, mecl. Journal , 28 septembre

quand elle fut sa:sie peu de temps après, d'une toux douloureuse avec beaucoup de dil— ficulté de parler; elle se plaignait de sentir toujours un picotement dans le gosier, et mourut en moins de tro s jours. Ou trouva le brin de padle dans l’intérieur de la première sub livision des bronches, qui se distribue à l’intérieur du lobe gauche du poumon, situé transversalement comme une barre et de manière à piquer par ces deux pointes le* parois internes. Le poumon était enflammé. (Hist. de l'acad. de, s sciences , ann. 1758.)

Si la pneumonie franche est assez rare, les exemples de pleuropneumonie le sont un peu moins et témoignent de l’intensité de l’irritation produite. Ainsi on a vu une anche de silflet. fixée dans la bronche gauche déterminer une pleuro-pneumonie au huitième jour. Trois jours après la mort survint et à l’autopsie on trouva le poumon gauche à l’état d’hépatisation grise.

Observation. Pleuro-pneumonie à la suite d'un corps étranger. Guérison. Dans un autre fait cité par Bourdillat la pie jro-pneumonie d-'bule au 4e jour; crachats mêlés de sang et de pus ; toux rauque, voix voilée, respiration courte et bruyante qui se renouvelle 56 fois par minute, pouls à 150, visage cyanosé. Subictérisme; prostration; matité à droite dans les deux tiers inférieurs avec diminution de* vibrations. A l’auscultation on entend à gauche des râles muqueux et sibilants. Bru t ronflant, grelottement qu’on i ntend également à droite, mais à un moindre degré. On fit la trachéotomie et la guérison eut lieu. (Gazette médicale, 1868.)

Observation. Manche d'ombrelle dans la bronche gauche. Mort. — Un petit fragment de manche d’ombrelle logé dans la bronche gauche en ob-truait complètement le calibre. Survint une pneumonie qui se termina par gangrène, par pleurésie purulente, et mort. A l’autopsie on trouva le corps étranger méconnu qui avait ulcéré la bronche au point obstrué.

Tout récemment encore un malade est mort à 1 Hôtel-Dieu dans le service du professeur Itichet d’une pneumonie double déterminée par le séjour d’une petite éponge au niveau de 1 éperon de la trachée pendant

cinq jours.

A ces observations on pourrait encore en ajouter quelques autres développées dans le cours de la maladie et qui n ont pas eu toujours une issue funeste, bien que cette complication soit tiès g t a \ < .

La transformation de la pneumonie en abcès du poumon est beaucoup moins rare que les accidents précédents; j ai déjà eu 1 occasion en pailant des corps étrangers migrateurs d en citer quelques exemples. Oïdinairement ce travail se fait lentement et quand la collection a atteint un

volume suffisant, elle s’ouvre soit dans les bronches, soit dans la plèvre , soit au dehors, soit même dans le côlon. Je rapporterai quelques exemples de ces diverses terminaisons. Dans le suivant, l’ouverture se

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