‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 142 sur 304 · Œuvres , t. Il · texte numérisé non relu

Œuvres , t. Il

térisme laryngien qu’en cas d’absolue nécessite, si on ne pouvait faire l’examen laryngoscopique et si l’intensité des symptômes indiquait une intervention immédiate. Cette opération sera toujours inférieure à la trachéotomie. Depuis quinze ans, l’emploi du laryngoscope a permis de reconnaîlre la présence de nombreux corps étrangers laryngiens, et il

n’est pas d’année où cepréeieuxmoyend’exploration ne fournisse quelque

brillant succès. 11 serait hors de propos de décrire ici ce procédé d’exploration, qu’on trouvera dans les ouvrages spéciaux. Il a servi a reconnaître des fragments d’os depuis longtemps enclavés, des arêtes, des

épingles, une sangsue, etc. .

L’emploi du laryngoscope présente presque toujours de sérieuses diili-

cultés, car l’introduction de l’instrument provoque d’autant plus facilement des vomissements que la région est déjà irritée par la présence d’un corps étranger. Un chirurgien américain, Tool, dit avoir remarque qu’après chaque vomissement il y a quelques secondes de répit, pendant lesquelles la gorge du malade présente une insensibilité tout à fait remarquable, une tolérance complète.

2° Diagnostic des corps étrangers dans la trachée. --Les corps etrangers de la trachée sont fixes, ou ils sont mobiles. Les premiers sont souvent très difficiles à diagnostiquer, parce qu’ils ne manifestent pas leur présence. Il faut en excepter toutefois les corps étrangers volumineux et lixes comme les poissons de Rcmy, de Gauthier, les fragments de viande de M. Perrin, qui déterminent immédiatement des symptômes graves, presque foudroyants. Le médecin arrive rarement assez tôt pour intervenir et le diagnostic ne pourrait être, en dehors des commémoratifs, que rétrospectif. Quand le corps étranger vient du dehors, existence d’une plaie (grain de plomb, aiguille, tentative de smc.de, etc.) met souvent sur la voie. Tout le monde sait que ce lut une petite piquie insignifiante au niveau d’une légère blessure de la peau du cou, q« Lamartinière sur la voie du diagnostic exact dans un cas ou un entant avait une épingle enfoncée de dehors en dedans dans la trachee. Il me, sa sur cette petite piqûre et put retirer facilement 1 épingle. Ordinairement il n’y a pas de saillie, tandis qu’elle est assez fréquente dans le cas de corps étranger de l’œsophage. Enfin, le laryngoscope peut encore rendre des services entre des mains exercées dans le cas de corps fixes de la trachée. Mont/. Schmidt parvint à l’aide du laryngoscope seul a decouyT\T dans la trachée et à saisir avec une pince par les voies naturelles un

fragment d’os qui s y était logé .

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