Gaz. médicale de Paris. 1872, p
violentes de la déglutition restèrent les mêmes. Cinq jours après, Œrtel, découvrit, au laryngoscope, à gauche de l’épiglotte un tubercule blancgros comme une lentille et qui était recouvert de sang et de pus. Quelques jours plus tard, quand la malade put supporter le cathétérisme, on trouva que ce tubercule était dur et immobile. On essaya de le retirer avec une pince, mais elle glissa. Œrtel enleva avec des éponges et des pinceaux le mucus accumulé dans la profondeur, et il découvrit deux tubercules semblables à droite, et tout près du larynx à la hauteur des deux cartilages aryténoïdiens, une masse
brun rouge, mince, inégale, qui embrassait tout le larynx. A l’aide d’une pince s’ouvrant d’avant en arrière il fut facile de sortir cette masse et de l’enlever sans employer de force. Le corps étranger était un dentier de caoutcbouc(long. de 42 millim., large de 25 millim. et haut de 15 millim.). Les molaires étaient les trois tubercules que 1 on avait vus des deux côtés de l’épiglotte. ( Schmidt s Jahrbücher , 1868, t. CXXXV11I, p. 252.)
Comment s’expliquer ensuite le peu défaveur dont jouit en France 1 extraction à l’aide du laryngoscope? Récemment Krishaber R après avoir reconnu à l’aide du miroir laryngien un corps étranger du larynx, se garda bieu d’employer l’instrument pour pratiquer l’extraction, parce qu’il admet qu’il y a pour certains corps inconvénient grave à opérer assis, car ils pourraient tomber entre les lèvres de la glotte. Aussi fait-il 1 extraction dans ces cas sans s éclairer, comme dans le fait suivant :
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,rt 32, l'ince à levier mobile poulies corps étrangers des voies aériennes*
Observation. Plaque de cuivre dans le larynx reconnue au laryngoscope. Extraction
éclair cuit — Une fillette de 9 ans avait en jouant, dans un accès de rire, asm d une petite plaquette de cuivre qu’elle tenait à la touche. Immédiatement elle fut
n îe de toux et d’une douleur assez vive qu’elle reportait da.is la reg, on laryngienne. La pn.e de loi. . , i ;es respiratoires était indubitable. On avait fait
présence du corps etranger dans 1 • * ^ jc ïis Penfanl 0 heures après ; la resadmmislrer un vomitif qui était reste s , ïoix était éteinte, une petite
piration n’était pas bru, nto, m» « 1 .1 * mais a „. av.ait pas de
0 Le nro, rcracnt dit. J’examinai l’enfant au laryngoscope et je constatai mimedialc- 5S d’un corps métallique brillant dans la cavité du larynx au niveau des Ldes vocales. C était une plaquette dont la pareille in était presentee pr to^renU, un de ces petits ornements de cuivre dont se trouver, mûmes certaine, étoiles alge rien nos. La plaquette avait la forme et les dimensions d une pièce de 50 centimes, mais
1. Annales des maladies de V oreille et du larynx , 10 mai 1878.
C01U>S ÉTKANGEHS DES VOIES KESI'IIUTOIRES.
beaucoup plus légère. Je lis coucher l’enfant sur le ventre, en travers sur un lit, de açon ace que la tète dépassât le bord du lit, la face tournée vers le sol, je m’agenouil-
, devant lenfant’ dc rindex de la main gauche je pénétrai jusqu’au vestibule du larynx en renversant 1 épiglotte en avant et en l’aplatissant contre la base de la langue. Je frayai ainsi un passage libre à une pince laryngée très mince, que j’introduisis de la main droite et je pus saisir la pièce de cuivre et l’extraire. Guérison immédiate.
Donc, a côté de l’extraction au laryngoscope, il faut placer l’extraction sans éclairage ; on ne peut y arriver qu’à la condition que le diagnostic soit fait avec soin au moyen tic cette exploration. Assurément c est une méthode utile, mais je 11e la crois pas sans inconvénient et il me semble que l’introduction du doigt dans le ventricule du larynx présente des dangers, entre autres celui d’exposer à l’introduction tans la glotte; de sorte que la « sécurité pour ainsi dire infaillible » dont parle Krishaber pourrait bien être préjudiciable aux malades.
§ 2. - Expulsion et extraction par les voies artificielles. Trachéotomie et laryngotomie.
Dans le but de favoriser l’expulsion et l’extraction des corps étrangers, le chirurgien a ouvert des passages artificiels à la partie antérosuperieure des voies aériennes où le conduit se trouve superficiel, accessible sans de trop grands dangers à l’action des instruments. On a encore etc amené à pratiquer celle section dc la trachée pour apporter un remede rapide aux accidents asphyxiques graves déterminés par la pi-csencc des corps étrangers. En parlant des indications particulières de ces operations, je reviendrai sur ce point. Les deux opérations pratiquées sur les voies respiratoires, sont : la laryngotomie et la trachéolomie, a laquelle les anciens donnaient à tort le nom dc bronchotomie. L emp 0, de cette dernière est beaucoup plus général que l’autre et répond a des indications beaucoup plus variées. Cependant, à mesure que le diagnostic deviendra plus précis, on fera plus souvent la laryngotomie qui n a pas etc pratiquée 1111 grand nombre de fois.
1° i.arj„B„(„lllic. pai. laryngotomie on entend l’ouverture des mes aeriennes entre l’os hyoïde et le premier anneau dc la trachée operation est directe quand clic intéresse lecartilage thyroïde seul ou en meme temps que d’autres parties; an contraire elle JinLZ ZZ
e thyroïde n est pas sectionne et que l'ouverture porte sur les membranes voisines ou sur Je cricoïdc. Il est inulilo fin m i • • . 3 es
variétés que comprennent ces deux nTm f T ™ 68 nombreuses
dimensions de l’ineisinn l r • 0 Pcs » el les sont fondées sur les umieuMons ue i incision, leur direehnn i . .
î/onlale ou verticale, et ont été
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4(jü TRAITÉ DES CORPS ÉTRANGERS EN CHIRURGIE.
exposées avec soin par Planchon* dans son travail inaugural ; j’y renvoie le lecteur. Sur quinze cas de laryngotomie, onze lois on a pratiqué la laryngotomie directe et quatre fois seulement l’indirecte, mais il est plus que probable que bon nombre de ces dernières n’ont pas été indiquées.
En effet, cette laryngotomie indirecte est toujours une opération secondaire qui est faite après la trachéotomie pour donner du jour et permettre l’action des instruments.
Quel que soit le procédé employé, la laryngotomie a pour but de donner accès au chirurgien dans l’intérieur du larynx alin d’en extraire un corps étranger qui s’y trouve fixé ; si on veut étendre davantage ses indications, elle n’a plus la même utilité et parmi les opérations qui ont été faites, il y en a plusieurs dans lesquelles elle n’eut jamais du 1 etre.
A la rigueur, cette ouverture faite au larynx peut permettre E expulsion, mais c’est une éventualité rare, incertaine et en pareil cas il vaudrait
mieux faire la trachéotomie. . .
L’operation ne présente en elle-même aucune difficulté. On fixe le larynx et on tend les téguments de la main gauche pendant que le bistouri incise longitudinalement les parties superficielles jusqu’au cartilage thyroïde; la règle est de n’attaquer le thyroïde qu’apres s etre assuré que tout écoulement de sang a été arrêté ; à ce moment le chirur- „ien incise le thyroïde sur la ligne médiane, et on le coupe par petits coups successifs, sans pénétrer immédiatement dans la cavité du larynx. Après la division du thyroïde on rencontre les muscles et la muqueuse qui sont divisés de la même façon. Autrefois les chirurgiens conseillaient de ponctionner la membrane crieo-thyroïdienne et d’inciser de lias en haut ou sur la sonde cannelée, mais ce procédé expéditil a inconvénient de provoquer la suffocation, les mouvements convulsifs du larynx. La section n’intéresse pas toujours la ligne médiane, ce qui peut avoir de lâcheuses conséquences au point de vue de la phonation. En écartant les deux ailes du cartilage thyroïde, le chirurgien a un jour suivant qui lui permet d’explorer le larynx et jusqu à un certain point les
premiers anneaux de la trachée.
Pellctan qui le premier a pratiqué la laryngotomie repoussa dans pharynx un fragement de tendon de veau qui obstruait le larynx.
forme cylindrique, long d’un pouce et gros comme le petit doi6 . I