‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 153 sur 304 · The Lancet, 1X · texte numérisé non relu

The Lancet, 1X

résultats pour faciliter l’expulsion de haricots, de cailloux, de noyaux, etc. Dans le meme ordre d’idées, il faudrait ranger le vomissement, qui donna un beau succès entre les mains de Benoît et sur son propre fils. Ce chirurgien fit avec une lancette la trachéotomie sur son enfant, qui avait avalé une petite embouchure de trompette. Après l’opération, il introduisit par la bouche son doigt dans les voies aériennes et s’efforça d’arracher le corps étranger, qu on sentait parlaitement. benoît ne put réussir dans ses tentatives ; il se décida à titiller la luette, et provoqua des efforts de vomissement pendant lesquels le corps étianger métallique fut expulsé. 11 plaça trois points de suture et la guérison lut obtenue en trois jours.

Tandis que les petites manœuvres précédentes n’agissent qu indirectement., d’autres s’adressent au corps étranger et sont livrées au hasard ou précises. 11 est recommandé, quand l’issue du corps étranger ne suit pas immédiatement ou de près la trachéotomie, d’aller à sa recherche en introduisant dans le larynx, dans la trachée et même dans les bronches une sonde mousse, qui a pu assez souvent rencontrer le corps étiangei et le repousser dans le pharynx, ou dans la trachée; le lait suivant en

est un exemple.

Observation. Frayaient de carotte dans le larynx. Trachéotomie; expulsion dans le pharynx. — Un chirurgien fait la trachéotomie pour un fragment de carotte qui était tombé dans la glotte, il introduisit par la plaie une pince à pansement jusqu’au corps étranger, renversa la tête en arrière, et réussit à pousser le morceau de carotte dans le pharynx d’ou il pénétra directement dans l’œsophage, et fut avale. (Gazette mal. de Paris, 1840, p. 234.)

Pour être complet, je dois encore citer une autre manœuvre qui a donné de bons résultats entre les mains de Bertain.

Observation: Trachéotomie pour un haricot. Aspiration inira-iracliéale au moyen d'une canule. Expulsion. Mort. — Une enfant avait avale un haricot, qui . detci mina promptement des Accidents de suffocation tels qu’on dut faire 1 operation de la tracheolonfie le corps étranger, quoique mobile, ne fut pas expulsé et on pouvait le voir dans ses mouvements à travers la plaie trachéale. Le chirurgien introduisit ■ alon ï une canule dans la plaie et fit par cet instrument une vive aspiration. La feve fut bientôt chassee par une expiration énergique, mais l’enfant n’en mourut pas moins a quelques jouis de là. (Gazette médicale de Paris. 1844 p, 208.)

De l’extraction des corps étrangers par la plaie. L cxtiaclion

à la suite de la trachéotomie est une méthode de traitement, surtout employée à l’étranger, qui mérite d’etre prise en considération et nul doute qu’elle ne continue à rendre de plus grands services. A peine a-t-elle été employée depuis un demi-siècle, d’une façon courante, qu elle eomph

de nombreux succès. Ainsi elle esl notée 17 t'ois sur les 80 cas de trachéotomie de Bourdillat, dont 14 lois primitivement, 5 lois plus lard et 50 fois sur les 167 trachéotomies de Durham. Elle s’applique surtout aux corps situés au-dessous de la plaie, mais également à ceux du larynx.

Fig-, 33. — Pinces à fausses membranes de Collin.

Annandale réussit à extraire par cette voie, au moyen de pinces courbes, une arête de hareng fichée dans la glotte, qui faisait saillie dans le pharynx, mais <pie son crochet retenait comme un hameçon. Il fallut avec un doigt plongé dans le pharynx faire saillir le corps étranger. Malgré cette extraction heureuse, le malade mourut épuisé le lendemain l.

Jusqu’ici cette méthode a été un peu aveugle; mais elle sera beau-

Fig. 34. — Pince de S. Grosspoiu* l'extraction des corps étrangers de la trachée.

coup facilitée par les perfectionnements des procédés d’éclairage et par ceux de l’appareil instrumental encore à imaginer ; il est resté primitif enlre les mains des chirurgiens qui ont dû agir immédiatement. On s’est servi, en général, pour faire l’extraction, de pinces et de crochets; ces derniers sont surtout utiles quand on peut facilement arriver sur le corps étranger, qui n’est pas situé très profondément. Ainsi, ils sont préférables pour les retirer quand ils sont enclavés près de la plaie trachéale, soit en haut soit en bas; mais tandis que les pinces nécessaires après l'opération de la laryngotomie sont courtes et ne diffèrent pas de celles qui sont employées dans les pansements, celles qui seront mises en usage pour aller dans la trachée ou dans les bronches doivent être très longues, à faible écartement des branches et

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