Boyalmed. and Surg. Society
Fig-. 35. — Canule à trachéotomie.
dant quinze jours avec tous les symptômes ordinaires. Le malade le sentit descendre dans le poumon gauche, où il détermina des accidents inflammatoires graves. On lui lit la trachéotomie après anesthésie. Le traitement par la position et la percussion du thorax ayant échoué, on introduisit un crochet mousse en lil d’argent convenablement recourbé dans la trachée. Après deux essais on parvint à ramener le corps étranger entouré de mucus et de pus. ( Lancet , 1 8 7 ( » . )
A ces faits il faut ajouter toute la série de ceux qui ont été rapportés par House, Hulke, Clément, Lucas, Burrow,
West, etc., la plupart réunis dans la Revue des sciences médicales , 1878, et qui sont des exemples d’extraction de fragments de canules à trachéotomie, tombés par accident ou par usure dans les bronches. Sauf dans un cas, ce sont les crochets qui ont permis de les retirer, presque toujours assez longtemps après leur chute dans la trachée. Ainsi, dans le fait de Clément Lucas la canule en argent avait pu séjourner pendant sept semaines avant l’extraction. Comme tous ces exemples ont entre eux une certaine analogie, je me bornerai à en rappeler un qui pourra servir de type. 11 a été publié par Hulke.
Observation. — Canule a trachéotomie tombée dans la bronche droite. — (Hulke, The Lancet , 1876). — Une femme opérée de trachéotomie pour une affection du larynx* depuis une semaine, fut victime d’un accident singulier. Pendant qu’on replaçait, après l’avoir nettoyée, la canule interne, l’externe glissa à travers la plaie et tomba profondément dans le poumon. On fit quelques essais pour saisir la canule avec des pinces longues et étroites : mais toutes ces manœuvres échouèrent. Toute intervention fut différée; on appliqua la plus large canule de Trousseau que la malade trouva beaucoup moins gênante que celle de Durham : elle respirait tranquillement et n’éprouvait qu’une douleur à la partie inféreure droite du sternum. Les jours suivants, la toux devint beaucoup plus grave ainsi qu’une douleur dans le côté gauche. Fièvre ; l’extraction immédiate parut être le seul moyen de la tirer d’affaire. Après l’anésthésie, on enleva la canule de Trousseau et un long morceau de (il d’argent fut poussé à travers la plaie au fond de la trachée. On prit la précaution de courber un des bouts du lil en forme de crochet mousse d’un huitième de pouce de long et on le recourlna à un pouce et demi de manière à lui faire faire un angle semblable à celui que la bronche fait avec la trachée. L’autre extrémité du lil métallique élait engagée dans un montant qui permettait d’exercer des tractions dans l’axe même de la trachée. On sentit distinctement la canule, et, après avoir glissé le crochet d’après la longueur connue du corps étranger, on le retira lentement, et d’après la résistance qu’on éprouvait on pensa que le tube était accroché et qu’on le rencontrait. Quand il fut près delà plaie trachéale, le crochet dérapa, mais on l'ut facilement saisir la canule avec une pince et la retirer. On replaça la canule de Trousseau et la guérison se lit régulièrement.
En terminant, je rappellerai le beau succès obtenu par Voltolini, cilé au chapitre du Diagnostic , dans un cas de corps étranger fixe de la tra-