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cliée qui fut reconnu au moyen d’un spéculum spécial longtemps après son introduction et extrait à l’aide de pinces. Cette heureuse idée pourra rendre de grands services.
Des soins consécutifs. Pansements. — Pour mettre de l’ordre dans l’exposé de la marche ordinaire des phénomènes, j’ai placé ce qui regarde l’expulsion et l’extraction avant le pansement. Tout dépend en effet du résultat immédiat dans le choix des soins consécutifs, et ils varieront beaucoup suivant que l’expulsion ou l’extraction aura fait disparaître la cause des accidents.
Dans l’hypothèse de l’issue rapide du corps étranger, que convient-
il de faire? Faut-il, comme le conseillent les uns. abandonner le malade et se borner à panser simplement la plaie du cou? Faut-il, comme le veulent d’autres, Dupuytren, Bourdillat, placer une canule ou des dilatateurs et maintenir momentanément la plaie béante? Après avoir pese les diverses raisons émises par ces auteurs, je pense qu’il ne faut pas être exclusif, et se laisser guider en cela par les symptômes. Si, pendant l’opération, du sang est tombé dans la trachée et si cet écoulement persiste, on doit introduire une canule à trachéotomie de gros calibre, car c’est le meilleur moyen d’amener l’hémostase complète. Elle agit en régularisant la respiration, et en comprimant de dedans en dehors les
Fig. 58. — Canule à trachéotomie double.
oiilices dos petits vaisseaux divisés. Mais le séjour de la canule ne peut pas être prolongé outre mesure et ne doit pas dépasser quelques minutes. Bourdillat propose encore de remplacer la canule par des pinces dilatatrices. Dans un cas d’hémorrhagie, Robert fit la ligature en masse du corps thyroïde de chaque côté de la section. En dehors de ces considérations, il faudra, s’il n’y a pas d’écoulement sanguin, rapprocher les lèvres de la plaie, préférer la réunion secondaire à la suture, et se tenir prêt en cas d’accident à introduire de nouveau la canule. Ordinairement la guérison ne se fait pas attendre.
Que si le coips étranger na pas été expulsé, la conduite n’est plus la même, car il ne faut pas fermer la plaie trachéale parce que les accidents asphyxiques peuvent reparaître d’un instant à l’autre, surtout parce que l’expulsion serait gênée ou empêchée. On a l’habitude de placer en pareil cas une canule dans la plaie; cette précaution est quelquefois insuffisante; en effet le corps étranger ne s’engagera que difficilement et son engagement, s’il a lieu, peut reproduire les accidents primitifs et compromettre la vie. Dans une observation de Marjolin citée par Bourdillat 1 le corps étranger, un morceau de verre de 0,025, qui n’avait pu être retiré après la trachéotomie, s’était engagé dans la canule interne et détermina des accidents asphyxiques qui ne disparurent qu’après l’ablation de l’instrument. A ce fait on en oppose un de Tatum 2 dans lequel on voit le corps étranger, un petit caillou, rejeté a travers la canule à trachéotomie; mais ce n’est là qu’une heureuse exception. Aussi, à l’introduction d’une canule à demeure, qui aux inconvénients précédents joint encore celui d’irriter la trachée, doit-on préférer les pinces dilatatrices et encore mieux les crochets et les fils qui maintiennent la plaie béante, au moins pendant quelques jours. Quelques chirurgiens ont donné le conseil, mis en pratique par Mitchell Ilenry, de traverser les bords de la solution trachéale par deux fils d’argent et de les réunir à la nuque. Maslieurat-Lagémard