‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 169 sur 304 · Moniteur dos Hôpitaux, t. IV, p · texte numérisé non relu

Moniteur dos Hôpitaux, t. IV, p

CORPS ÉTRANGERS DE l.’URÈTRE DE L'HOMME.

louchei, (iranjux, Philips, Bourdon, etc., Il serait oiseux de narrer es discussions auxquelles celte (picslion de la migration des corps ctiangcis dans 1 urètre a donné lieu. Elles ont eu pour point de départ une assertion de Giviale S ingénieuse mais contredite souvent par la pratique : il avait émis l’opinion que les corps étrangers introduits par le méat urinaire cheminaient vers la vessie, tandis que ceux qui de la

vessie passaient dans le canal progressaient, comme l’urine vers 1 extérieur. ’

Bientôt Ségalas vint Battre en brèche la théorie de Civiale qu’il considéré comme une erreur, appuyant son dire sur un grand nombre de faits qui prouvent que dans toutes les parties du canal il existe deux courants centripète et centrifuge, et que le corps étranger ne suit l’un ou l’autre que par suite de circonstances toutes particulières qui tiennent à ses propriétés physiques, à l'intégrité do la fonction urinaire, à l’état de turgescence variable des parties, etc. Enfin, il admettait que les manœuvres cxercees par les malades dans le but d’essayer d’extraire le corps étranger avaient presque toujours pour résultat de l’enfoncer davantage. Jusque la, je ne vois qu’une simple constatation des faits, mais aucune explication satisfaisante, car on 11e saurait admettre que toute la puissance d’aspiration que possède le canal siège presque exclusivement dans la portion membraneuse. Pourquoi dans cette hypothèse les corps étrangers de la verge sont-ils avalés par le canal?

Avant la discussion de 1800 à l’Académie entre Civiale et Ségalas Denucée avait déjà émis quelques idées sur le mécanisme de cette progression. L’opinion de ce célèbre praticien si compétent dans la question est intéressante à connaître. Pour lui, la progression centripète des corps etiangers dans 1 uretre s’explique par une loi physiologique générale, qui lait que tous les canaux excréteurs, après l’acte d’émission, jouissent d une sorte de retrait, de mouvement antipéristaltique excité par les ermercs parties de la matière excrétée, et qui tend à les ramener violemment vers leurs réservoirs. Je ne pense pas qu’on puisse accorder un credu bien grand a celle manière de voir, parce qu’elle repose sur un ad inexact. L’urme et le sperme ne provoquent jamais, au moment de leur émission, un mouvement anti-péristaltique qui les ramène dans les Vésicules ou la vessie. Les dernières contractions périnéales et celles du muscle de Wilson n’ont d’autre effet que d’expulser la dernière portion sous la forme d’un jet saccadé, remplacé chez l’homme âgé dont e muscle est fatigué par un écoulement goutte à goutte qui continue

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