‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 176 sur 304 · De Calcido, p · texte numérisé non relu

De Calcido, p

C0Ui>S ÉTRANGERS DE L’URÈTRE J)E L'HOMME. 527

page 407!)11’ ^ ^ — Guenson. (Gaz. des hôpitaux, septembre 1848,

Cos faits, auxquels ou pourrait ajouter un petit nombre d’autres, ont pci nus de faire analyse de ces concrétions, et on a trouvé qu’elles elaient composées de phosphate de chaux, de phosphate amm niacomagnesien, de carbonate de chaux et d’urate d’ammoniaque hennis nnportant travail de Bourd.llat «, la composition chimique des calculs de uretre a ete 1 objet d analyses spéciales, et cet auteur a reconnu que la moitié seulement de ces concrétions contenaient du phosphate. L’autre moitié se composait d’oxalates, durâtes de chaux et d'an, nioniaque Pleine toujours I incrustation s’est effectuée autour de corps métal-

A",den,S provoqués séj„m. dcs

'T**”' “ Qu0iq"e fort en intensité, les accidents inflam-

matoires existent toujours, à un degré quelconque. Le plus léger consiste dans une irritation aiguë d’abord, puis ensuite chronique de la muqueuse uretrale qui s’enflamme et suppure. Deux éléments participent a cette inflammation : d’une part, la muqueuse proprement dite et

devient T r f ! CS 6t S'anduleS du cana1’ dont I« sécrétion s’altère, devient ti es îetide et souvent purulente.

dents lù ,fli°Ur f- COTPS étrailgCr persistc’ maISré Apparition des accicn s inflammatoires primitifs, ce qui est très rare, ces désordres peu-

cvenir beaucoup plus graves et plus étendus. Insensiblement mflam, nation du canal se transmet à la vessie, d’où naît une es- • a'gue d abord, qu, passe bientôt à l’état chronique. En raison a® 1 PerS‘staDce de ccs symptômes, l’état général s’altère et l’amam-isement survient promptement. 11 n’est pas jusqu’aux reins qui ne puisent, dans quelques cas, devenir le siège d’altérations secondaires que les ,• 6 reSar ,nt comme la conséquence de la propagation de l’inflamma- " V(iSICalc’ ct £I"e Je rattacherais volontiers à l’irritation d’origine e exe qui produit le changement dans la composition de l’urine Je ne lais que signaler en passant cette éventualité, assez rare d’ailleurs

Z:r:'ï J aUlai l 0CCaSi0U dC reyeair cn parlant dcs corPs étrangers

L’mllammation peut encore localement aboutir à d’autres désordres , V0U,,!“«e même du «M’Es étranger. Je ne mentionne qu’eu pas- 3 P°sslblllle dc ' orchite ; le tissu cellulaire voisin subit ordi-

Boutdillat. Thèse de Paris, 18(39.

nairement une infiltration ; il s’épaissit, se durcit et devient le point de départ de foyers de ramollissement, qui ne sont d’abord pas en communication avec le canal de Purètre, mais qui peuvent l’ètre plus tard par suite d’une ulcération ultérieure. Ces abcès ont d’autant plus de chances de se former que le corps étranger pointu a pu une ou plusieurs fois traverser la muqueuse par une de ses extrémités et introduire dans ce tissu cellulaire péri-urétral éminemment inflammable un principe délétère qui a pour conséquence la formation de l’abcès.

Quelquefois, comme dans le cas suivant, l’abcès occupe la fosse iscliiorectale :

Observation. — Épingle dans l'urètre. Abcès du creux ischio-reclal. — « Un enfant de IG ans avait une épingle dans Purètre. Il ne s’en plaignit que 18 mois après, époque à laquelle se forma un abcès du creux ischio-rectal, qui fut ouvert. L exploration de cette cavité avec le doigt ne fit rien découvrir. En introduisant le doigt dans le rectum, le chirurgien sentit à travers la paroi antérieure la pointe du corps étranger, et on pouvait même la faire remuer. Un examen plus attentif du périnée amena la découverte d’une tumeur sur le milieu de cette région. On fit une incision sur elle, et l’épingle incrustée de matière calculeuse, fut retirée par cette ouverture. — Guérison rapide. » ( Medical limes and gazette, 18G0, t. I, page 471) Stubbs.

Ces abcès une fois formés n’ont pas de tendance à la guérison tant que le corps étranger reste dans le canal, et ici, comme dans toute 1 économie, en pareille circonstance, ils se transforment en fistules périnéales ou scrotales, par où s’écoule du pus, et assez souvent un mélange nauséabond de pus, d’urine et de sécrétions urétrales.

Je me hâte d’ajouter que tous ces accidents sont assez rarement observés, et cela se comprend aisément, parce que les malades et les médecins ne laissent pas un corps étranger dont l’extraction est loin d être au-dessus des ressources de l’art, produire des désordres graves de nature à compromettre la fonction et quelquefois même la vie, avant de débarrasser le canal.

En terminant, il reste à mentionner la possibilité d un accident survenu quelquefois, conséquence du traumatisme du canal par un corps étranger arrête et irrégulier qui aurait lacéié la muqueuse. C’est l’infiltration d’une certaine quantité d’urine qui, dans les cas les plus légers, aboutit à la formation d’un phlegmon gangréneux, tandis que, dans les cas aigus, elle prend rapidement le type infectieux et, eu se généralisant de proche en proche, devient presque toujours mortelle.

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