‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 18 sur 304 · CHAPITRE Ier · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ier

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Il est naturel de réunir dans une même étude les corps étrangers du pharynx et de l'oesophage, parce qu’au point de vue de leur origine, de leurs symptômes, de la marche qu’ils suivent et des méthodes thérapeutiques ils offrent les plus grandes analogies. Comme l’étiologie générale a été suffisamment exposée dans le chapitre précédent, je me bornerai à énumérer j lesjdésions locales qui prédisposent à l’arrêt des corps étrangers.

loiflucnce des dispositions anatomiques et des lésions «ln pharynx

et de r œsophage. — En étudiant de près la disposition de la première partie du tube digestif, on ne tarde pas à s’apercevoir qu’elle prédispose à l’arrêt des corps étrangers. Ce canal musculo-membraneux, formé de deux cônes ajustés par leurs sommets, présente des rétrécissements normaux en trois points : l°au niveau du cartilage cricoïde; 2° au niveau de la première côte; 5° au niveau de l’orifice diaphragmatique. Ces rétrécissements exercent une influence si réelle que ce sont les lieux d’élection pour les corps. Si l’on pousse plus loin cette étude, on reconnaît que chacun de ces points ne prédispose pas à l’arrêt de la même manière. Ainsi, le rétrécissement cricoïde serait surtout peu favorable au passage des corps volumineux, arrondis, tandis qu’il n’opposerait aucun obstacle aux corps oblongs. Pour rendre ce fait plus saisissant

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