Thèse de Strasbourg
PHARYNX ET ŒSOPHAGE
encore, je dirai qu’une fourchette franchira plus facilement la région du cricoïde qu’un noyau de fruit ou un fruit de petit volume; et ce fait est facile à comprendre, parce que la dilatation transversale est seule possible, tandis que l’écartement antéro-postérieur est très-limité. Les différences sont moins accusées pour les autres points.
Quant aux causes prédisposantes pathologiques, elles ont une importance réelle que le praticien ne doit pas méconnaître. Simon 1 a énuméré dans une dissertation inaugurale toutes les affections qui peuvent avoir une influence sérieuse, et le tableau qu il a dressé est, a peu de chose près, complet. Les altérations de la région ont pour conséquence de produire des obstacles accidentels ou pathologiques ayant leur origine :
1° Dans la bouche et le pharynx;
T En dehors de l’œsophage (abcès, adénites, tumeurs) ;
3° Dans la paroi du canal (abcès, dégénérescences, rétrécissements) ;
4° Dans l’intérieur du conduit (polypes, vacuoles, diverticulums).
! Affections de la liouclie et «lu pharynx. C’est Mil lait COnilU que
les altérations de la bouche, et surtout la perte des dents chez les vieillards, produisent des troubles sérieux dans la digestion par suite de la mastication délectueuse. De môme, la paralysie faciale apporte dans le lonctionnement des parties molles des troubles très-sérieux d où résulte une grande imperfection du bol alimentaire, et par suite une prédisposition a 1 arrêt des matières. J’ai déjà dit plus haut que toutes les affections du pharynx, congénitales, inflammatoires ou néoplasiques, avaient un retentissement très-rapide sur la déglutition et gênaient le passage des aliments. Dans quelques cas de spasmes nerveux, d’origine hystérique ou rabique, la déglutition devient même impossible. Cependant toutes ces alfections apportent plutôt de la difficulté dans la déglutition, sans arrêter complètement certains corps. 11 n’en est plus de même des suivantes.
-° Affections <ic voisinage. Toutes les affections du cou qui entraînent à leur suite du gonflement prédisposent à l’arrêt des corps étrangers dans l’œsophage. Quelquefois le larynx est projeté en avant par des masses ganglionnaires carotidiennes. En ce cas, la direction du conduit alimentaire change; de même, plus d’une fois les chirurgiens ont note la coïncidence du goitre avec un corps de l’œsophage. Cependant