‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 181 sur 304 · Gau, Med. 1861, p · texte numérisé non relu

Gau, Med. 1861, p

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Cet exemple instructif montre à la fois l’embarras du chirurgien dans des cas qu, semblent très simples en apparence, et les damœrs qu!

!t',U dc a de la muïueuse urétrale. Il faut encore men-

tionner comme procédé exceptionnel celui dont s’est servi Desauit d i s

un cas ou une épingle : de 0 centimètres était fichée dans le canal

Ce chirurgien appuya fortement un doigt sur la partie inférieure de

uretre ou répondait la pointe, et la fixa dans cette position. Les pinces

furent de nouveau introduites et poussées assez avant pour saisir le corns

étranger a un pouce de sa pointe. En tirant sur l’épingle, celle-ci te

recourba en forme d’anse, et, en ramenant à lui, ,1 en lit ï’extraction par

le méat. Cette conduite ne devra être imitée qu’autant que le corps

Dans ces dernières années, on a proposé d’extraire certains corps etrangers d une préhension difficile avec des lithotriteurs ou desinstru ments spéciaux, après les avoir poussés dans la vessie

Ileliquct conseille et met en pratique cette manœuvre spéciale. If est d! belle de porter un jugement sur cette manière de faire qui, très natii relie pour les calculs, l’est bien moins pour les corp,Va„“c uielie. Meme pour les fragments de sonde qui se prêtent assez bien à ce passage dans la vessie, il est difficile de les retirer à l’aide des litho- II cuis. Lnhe les manœuvres nécessaires pour aller à la recherche du corps e, ranger, très souvent longues et pénibles, les dégâts occasionnés

f . ° 1>JSSage d 11,10 S0lule rcP1*ée- *ns l’urètre, et les daimers d’une boutonnière, je pense qu'on peut hésiter; le praticien donnera le plus souvent la prefcrence à cette dernière. Je ne doute pas qu’entre les mains c specia istes très habitués au maniement du Iithotriteur, celte extracon neS0lt qu lm jeu ; mais eu est-il de même d’un adroit médecin

1 1 mer T T ?CCaS'°'1 tlC bTOyer ‘!CS 00 l0>ds, encore moins d'.pl ut ! i !nstrumcnls extracteurs ? En résumé, ce procédé, ingénient , doit être considéré comme une ressource à laquelle on pourrait -counr après l’échec des autres et pour éviter une opération £££

ethode. Extraction par les voies artificielles. — JI es! des cas

tiomΰlüi,S; al°l,S r, les.m0>'cns d’extraction étaient Peu perfec- ’ CCU° raethode (le D'aitement, la plus employée, était presque la

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THAITÉ des corps ÈTRAXCEI1S EX CHIRERCIE.

rè"le. Aujourd’hui, le chirurgien ne doit y recourir que si le corps étranger ne peut pas changer de place ; si sa forme, son volume, ses aspérités rendent son extraction par le méat impossible. Or quels sont les corps étrangers qui se trouvent dans cette situation? Ce sont précisément les épingles, les épingles à cheveux, les épis ou des corps très longs et rigides, abandonnés depuis longtemps dans le canal et qui se sont recouverts d’incrustations. Tandis qu’au début ils auraient pu être extraits, alors qu’ils sont devenus le centre d’un calcul, leur volume devient hors de proportion avec les dimensions de 1 urètre. L indication de 1 opération apparaît encore pour les corps étrangers qui siègent en paitie dans le canal de l’urètre et en partie dans la vessie, et qui ne sont pas susceptibles d’être retirés avec des pinces. Cette méthode comprend deux procédés : l’un, l’extraction par ponction; l’autre, l’opération delà

boutonnière.

1° Extraction ycir ponction. Procédé Süe-Dieffenbach. C est à dessein que j’ai associé .les noms de Süe et Dieffenbach parce que ce procédé, connu sous le nom du chirurgien allemand, appartient en réalité au chirurgien d’Orléans, de même que le procédé S. Cooper a été mis

en pratique et vulgarisé par Boinet.

Pour extraire les corps étrangers par ponction, Süe et Diffenbach opéraient de la façon suivante; il s’agissait d’une épingle qui s était déjà avancée jusque dans la région membraneuse. «L’embonpoint du malade ne permettant pas de palper l’aiguille à travers les téguments, on le npl dans la position de la taille et on put sentir 1 extrémité mousse de 1 aiguille vers l’anus. Avec la main gauche, Dieffenbach fit un pli au périnée, et avec l’index droit introduit dans le rectum, il poussa 1 aiguille a travers les téguments. La pointe de celle-ci étant venue à paraître au dehors,

il fut facile de la retirer avec des pinces. »

flotta de Lisieux réussit à faire l’extraction d’une aiguille de 5 centimètres qui était arrêtée au périnée. 11 arma l’extrémite du doigt indicateur d’un dé à coudre en acier, puis il l’introduisit dans le rectum, et refoulant les parties molles d’arrière en avant et de haut en bas, il eut la satisfaction de voir l’extrémité de l’aiguille sortir a travers la peau. C’était la pointe qui se présentait. Un aide la saisit avec une pince et t’amena au dehors. Elle mesurait 58 millimètres. Le malade guérit très

rapidement1.

Quand le corps étranger siège dans la verge, l’opération est encore

t 1 'A iiftéc médicale de Caen., n 1, dec. IX /N.

I,lus, si,ml,le- A?rès avoir ,ixù avoc lcs doigts l’épingle ou l’aiguille, on coude la verge a angle droit sur la pointe et ou fait ainsi la ponction

Pour les aiguilles et les épingles sans tète on à petite tète, l’opération est des plus simples, et elle n’est pas moderne. De tout temps, la simple ponction a ete mise en pratique : ainsi Deschamps, en 1775, avait employé la transi, x, on pour extraire une aiguille •. Mais, en dehors de ces cas la transi, xion n est plus applicable; il faut cependant faire une execution pour les épingles à cheveux, qui sont susceptibles d’être extraites par le procédé de Dieffenhach. Elle a été en particulier appliquée par boule de Bordeaux , pour retirer une épingle double qui notait qu’à 4 “'■'"métrés. En coudant fortement la verge, il lit sortir par pression les deux pointes à travers la peau et attira complètement les deux branches au dehors; ensuite il redressa h, courbure et sectionna l’une des branches au ras de la peau. Dès lors l’extraction fut facile et la guérison se ht en quelques jours. D’autres chirurgiens n’ont même pas eu besoin de sectionner l’une des branches, et, en redressant la courbure ils ont pu facilement extraire le corps étranger. En somme, on fait ainsi une double transfixion, et quelquefois elle est produite naturellement comme dans ce cas déjà cité de Ségalas, où les deux pointes d’une épi, mie a Cheveux avaient traversé le gland d’un officier. Pour le périnée il f ml opérer comme l’a fait Dieffenhach, en prenant point d’appui sur la partie postérieure du corps par le rectum. Mais il ne faut pas oublier que si la pointe du corps étranger n’est pas très aiguë, la pression exercée sur le canal par 1 autre extrémité sera suffisante pour provoquer des acci-

Ordinairement, la piqûre qui suit la transfixion simple guérit spontanément sans aucun accident et sans qu’il soit nécessaire de prendre de grandes précautions autres que le repos. L’urine reprend son cours • à peine In miction est, -elle douloureuse.

2“ Opération de la boutonnière. — Toutes les fois que le corps élran ger „ est pas pointu, ou que, étant aigu, une de ses extrémités 'est mousse, il faut s’adresser à l’opération de la boutonnière.

Celte opération consiste dans une incision qui intéresse le canal de uretee et qu, permet de donner issue au corps étranger. Tous les auteurs -ont d accord pour donner a cette incision la forme d’un cône de façon que I ouverture du canal soit aussi minime que possible, pour’éviter les

’ Traité clc l'opération de, la taille.

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