Gaz. méd. 1851, p
corps étranger, appuyé par une de ses extrémités contre la paroi vésicale. Ce redresseur ingénieux n’est pas d’une manœuvre très facile, et le reproche le plus sérieux qu’on puisse lui faire est de ne pas être pratique.
Redresseur de Robert et Collin. — Le principe de l’instrument est presque entièrement dans la disposition des becs. L’ensemble a conservé la forme d’un brise-pierre ordinaire ; mais sur le manche se trouve une vis de pression destinée à fixer les branches à volonté. J’emprunte à Reliquet1 la description des mors de l’instrument : « Le mors femelle assez large, offrant une face postérieure, un dos rectangulaire, présente d’un côté un bord saillant empiétant, sur la tige, très élevé au niveau du talon et allant en diminuant de plus en plus jusqu’à l’extrémité du bec où il n’est plus en saillie. La crête droite et lisse de ce bord est très inclinée sur la direction de la tige de l’instrument. L’autre bord du mors femelle, échancré, a une saillie brusque tout près de l’extrémité du mors. Le mors mâle, plus étroit que la femelle, a un dos rectangulaire comme lui. D’un côté, celui qui correspond au bord incliné du bec femelle présenté une véritable surface triangulaire, dont la base est en bas et le sommet en haut. Le bord libre de cette face latérale, quand on rapproche les deux mors, glisse le long de la face interne du bord incliné du bec femelle, poussant devant lui le corps étranger placé entre les mors jusqu’à l’extrémité du bec de l’instrument. De l’autre côté, le mors mâle ne présente aucune saillie. Aussi ce côté, en se rapprochant du bord femelle échancré, quand il arrive à la face interne de la saillie qui est à l’extrémité du bec femelle, limite en avant une ouverture rectangulaire qui est complétée en arrière par le bord du talon du
mors femelle. »
Quand le corps étranger est saisi, il est basculé suivant les plans inclinés du porte-à-faux, d’une part chassé vers l’extrémité du bec, de l’autre saisi dans l’échancrure formée par la réunion des deux mors. En attirant l’instrument après avoir basculé vers le col vésical, on s’assure s’il est bien dans l’axe. S’il n’y est pas, c’est qu’il est saisi à une trop grande distance d’une de scs extrémités, et l’on s’en rapproche soit en glissant les mors sur le corps étranger appuyé contre la paroi, soit par la méthode de Caudemont.
Basculeur de Mathieu. — Ce basculcur diffère sensiblement des précédents. Il est constitué par une canule terminée en gouttière à son ex-